Aux chefs de famille qui ont laissé tomber de leurs mains
le sceptre de l'autorité et aux enfants qui secouent le joug paternel,
l'Eglise montre saint Joseph, le modèle des pères de
famille, et Jésus toujours soumis à ses ordres. Voilà le type de
la vie familiale.
A cette génération avide de luxe et de plaisirs, ne travaillant
que pour jouir, l'Eglise donne aussi pour modèle saint
Joseph, l'homme juste, chaste, désintéressé, laborieux, pauvre,
modeste dans son obscur atelier. Lui, le Fils des rois, l'Epoux
de la Reine des Anges, le Père nourricier du Sauveur, il se cache,
il reste dans l'ombre d'une vie obscure, il vit de la foi, de la
crainte de Dieu, détaché des biens périssables et ne respirant
que du côté du ciel.
Aux pauvres ouvriers l'Eglise montre saint Joseph, ouvrier
lui-même, artisan laborieux qui n'a connu d'autre secret que
celui d'une vie intérieure, humble, toute dévouée au service
de Dieu, en compagnie de Jésus et de Marie.
Ouvriers, voilà votre modèle, imitez-le ; voilà votre protecteur,
invoquez-le. On veut vous faire croire que le travail
est une malédiction ; saint Joseph vous montrera que le travail
est la première loi de notre monde, que le bonheur ne consiste
pas dans l'élévation, ni dans la richesse, ni dans la jouissance,
mais dans la modération des désirs, dans l'accomplissement
du devoir, dans la paix de l'âme, dans l'espérance des récompenses
éternelles, juste et surabondante compensation des
misères de cette vie chrétiennement supportées.
A SUIVRE...