Catéchisme de persévérance de Mgr Gaume
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Catéchisme de persévérance de Mgr Gaume
DISCOURS PRÉLIMINAIRE
I.Si quelqu’un venait vous dire : Entre vos parents et vous il n’existe aucun lien, aucun rapport ; les auteurs de vos jours ne vous doivent ni soins, ni secours, ni conseils, ni moyens d’existence ; et vous, vous ne leur devez ni amour, ni reconnaissance, ni respect, ni soumission, ce langage inouï vous scandaliserait, et vous le repousseriez avec horreur. Vous auriez raison, car l’homme qui oserait se le permettre serait un fou ou un méchant.
Entre un père et son fils, entre une mère et sa fille, il existe donc des rapports et des liens aussi doux que sacrés. Ces rapports sont naturels et immuables, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas d’invention humaine, et qu’ils ne peuvent pas plus cesser que vos parents ne peuvent cesser d’être vos parents, et vous leurs enfants.
Dites-moi, maintenant, n’est-il pas vrai que Dieu est notre Créateur et notre Père, et nous ses créatures et ses enfants ? Entre Dieu et nous, il existe donc des liens et des rapports bien plus doux et bien plus sacrés que ceux qui unissent les parents et les enfants ; car Dieu est notre Créateur et notre fin dernière, ce que ne sont pas les 4 auteurs de nos jours. Ces rapports sont également nécessaires ou naturels, c’est-à-dire qu’étant fondés sur la nature de Dieu et sur la nature de l’homme, ils n’ont pas pu être inventés. Ils sont immuables, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas plus cesser que Dieu ne peut cesser d’être notre Créateur et notre Père, et nous ses créatures et ses enfants.
Or, il faut que vous sachiez que ces rapports doux, sacrés, naturels, nécessaires et immuables, constituent la Religion. Car, suivant la belle définition de saint Augustin, la Religion est le lien qui unit l’homme à Dieu1. Vous conclurez de là que l’étude de la Religion doit être le premier de vos soins, et sa pratique le plus sacré de vos devoirs : votre bonheur en ce monde et dans l’autre est à ce prix.
Enfants, c’est pour vous aider à bien connaître cette sainte et sublime société qui vous unit à Dieu, que nous vous offrons l’Abrégé du Catéchisme de Persévérance. Si vous voulez en tirer un véritable profit, apprenez, avant tout, à en connaître l’ordre et le plan : il se divise en quatre parties.
II.La première comprend toute l’histoire de la Religion depuis l’origine du monde jusqu’à la venue du Messie. Pour connaître la Religion dans son majestueux ensemble, il faut, dit saint Augustin, partir de ces paroles : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre, et arriver jusqu’aux temps actuels de l’Église2. En effet, la Religion véritable que vous avez le bonheur de professer remonte, sans interruption, jusqu’à la création de l’univers.
Après avoir ouvert devant vous les deux grandes sources de la vérité, l’Écriture et la Tradition, l’Abrégé du Catéchisme vous fait d’abord étudier Dieu et l’homme. C’est ainsi que, pour connaître une famille, on commence par faire connaissance avec les parents et avec les enfants ; on passe ensuite aux rapports qui les unissent. Nous élevant jusque dans le ciel, nous contemplons Dieu en lui-même ; puis, descendant sur la terre, nous l’envisageons dans ses œuvres, où ses perfections adorables se réfléchissent comme dans un miroir. Tout nous prêche son existence, son unité, sa puissance, sa sagesse et sa bonté infinie.
Après avoir promené notre admiration sur le magnifique spectacle de l’univers, nous y mettons le comble en la fixant sur l’homme, le chef-d’œuvre des mains de Dieu. Nous le considérons dans son âme et dans son corps, aussi bien que dans sa destinée au milieu des créatures. Nous examinons ensuite les liens et les rapports qui l’unissent à Dieu, son Créateur et son Père.
Vous verrez Adam et Ève, parfaitement heureux tant qu’ils sont fidèles à la Religion, perdre leur bonheur et devenir la proie de toutes les misères, du moment où, se révoltant contre leur Créateur et leur Père, ils brisent la sainte société qu’ils avaient avec lui. Toutefois Dieu, plein de miséricorde, n’abandonne pas ses enfants. Il promet à l’homme un Réparateur de sa faute, qui rétablira le lien sacré et lui rendra avec usure les biens qu’il a perdus. Croire en ce Réparateur, espérer en lui, l’aimer, unir ses prières à ses mérites futurs, sera désormais pour l’homme l’indispensable condition du salut.
Cependant, il est décidé dans les conseils de la sagesse éternelle que ce Réparateur ne viendra sur la terre qu’après une longue suite de siècles. En attendant, Dieu prend soin d’entretenir dans les esprits le souvenir du grand Libérateur, par une foule de Figures, de Promesses et de Prophéties. Toutes l’annoncent ou donnent son signalement d’une manière si précise, qu’il est impossible à l’homme, à moins d’un aveuglement volontaire, de douter qu’il ne vienne, ou de le méconnaître quand il viendra.
Nous faisons passer devant vos yeux toutes ces admirables figures, toutes ces promesses et toutes ces prophéties, dont nous montrons l’accomplissement parfait en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous vous expliquons ensuite de quelle manière Dieu prépare les esprits à recevoir le Messie, et comment, par la succession des quatre grands empires des Assyriens, des Perses, des Grecs et des Romains, il dispose toutes choses au miraculeux établissement de son règne éternel.
De cette belle histoire ressort, lumineuse comme le soleil, cette vérité fondamentale, que Jésus-Christ était la fin de tous les événements du monde ancien, aussi bien que le type de toutes les figures et l’objet de toutes les prophéties. Or, le Fils de Dieu n’est venu en ce monde que pour nous sauver. Il suit de là, que le salut de l’homme par Notre-Seigneur Jésus-Christ a été le but de tous les desseins de Dieu et le centre auquel tout se rapporte, dans l’ordre de la nature et dans l’ordre de la grâce. Quoi de plus propre à nous pénétrer de reconnaissance et à nous donner une haute idée de nous-mêmes ? Telle est la première partie de cet Abrégé.
III.La seconde, qui commence à la venue du Messie, contient l’histoire du Rédempteur et l’explication de sa doctrine. Après quatre mille ans d’attente, le Fils de Dieu daigne se faire homme. Il veut naître, vivre et mourir, non-seulement afin d’expier l’iniquité par ses souffrances, mais encore afin de nous servir de modèle par ses exemples. Vous le suivrez pas à pas depuis la crèche jusqu’à la croix. Ses œuvres admirables, ses discours, ses miracles, les mystères de sa vie, de sa mort et de sa résurrection, vous prouveront tout à la fois qu’il est homme, mais homme exempt de la corruption du péché ; et qu’il est Dieu, mais Dieu Sauveur, dont l’unique pensée fut de nous délivrer du mal et de nous mettre en état d’arriver, après la mort, à une félicité sans mélange et sans fin. Sa vie si sainte vous est présentée comme le modèle obligé de la vôtre, dans tous les âges et dans toutes les positions ; car il a dit : Je vous ai donné l’exemple afin de vous apprendre à faire comme j’ai fait3. Et ailleurs : Je suis la voie, et la vérité, et la vie4.
Avant de l’accompagner au ciel, dont il va nous ouvrir l’entrée, nous lui demandons ce que nous avons à faire pour y monter à sa suite. Il vous le dira en vous expliquant lui-même sa doctrine, pendant les quarante jours qui séparent sa résurrection de son ascension. Enfants dégradés du premier Adam, vous apprendrez que, pour reconquérir votre dignité perdue, il faut devenir les enfants du second Adam, en vous unissant à lui de manière à porter en vous l’image de l’homme céleste, comme vous avez porté l’image de l’homme terrestre. Or, les trois conditions de cette union divine sont : la Foi, l’Espérance et la Charité. À ces trois grandes vertus se rapportent toute la doctrine chrétienne et toute l’économie du salut.
La Foi vous est expliquée en elle-même et dans ses qualités, puis dans son objet, qui est le symbole. En croyant avec docilité les divers articles qui le composent, vous unissez votre esprit à celui du nouvel Adam, et ses pensées deviennent les vôtres. Vous verrez que c’est la foi à ce petit nombre de vérités fondamentales, qui vous donne vos lumières et vous délivre de toutes les erreurs grossières, de toutes les superstitions honteuses et cruelles qui déshonoraient les païens, et qui dégradent encore plus ou moins tous les peuples et tous les hommes non catholiques. Vous apprendrez par là à tenir à votre foi du fond de vos entrailles, à la professer avec un saint orgueil et avec une constante fidélité.
L’Espérance continue votre union avec Dieu, commencée par la foi. Vous apprendrez aussi à connaître cette vertu en elle-même et dans ses qualités, puis dans son objet, qui est la grâce en ce monde et la gloire en l’autre. Viendront ensuite les deux grands moyens d’obtenir la grâce : la prière et les sacrements. L’espérance vous apparaîtra comme une force bienfaisante qui, élevant notre volonté au-dessus des biens passagers de la vie, place Dieu, et les nouveaux cieux, et la nouvelle terre de l’éternité, et les moyens de les acquérir, en tête de tous nos désirs et de toutes nos entreprises. C’est une reine pleine d’immortalité qui ennoblit toutes les pensées de l’homme, le soutient lui-même dans ses combats et console toutes ses douleurs. De vives actions de grâces s’échapperont de votre cœur, pour le Dieu qui vous a donné l’espérance. Des prières non moins vives sortiront de vos lèvres, pour le conjurer de vous la conserver et de la rendre à ceux qui ont eu le malheur de la perdre.
La Charité couronne l’œuvre du salut, en consommant notre union avec le second Adam. En effet, suivant l’expression de saint Bernard, la Foi dit : Dieu a préparé des biens ineffables à ses fidèles. L’Espérance dit : Ils me sont réservés. La Charité dit : Je cours en prendre possession5. Vient ensuite l’objet de la charité, Dieu et l’homme, que nous ne devons pas aimer seulement de bouche et en paroles, mais en vérité et par nos œuvres. La Charité de Dieu, dit l’apôtre saint Jean, consiste à observer ses commandements, et ses commandements ne sont pas difficiles6. Ici se place donc naturellement le Décalogue, suivi des commandements de l’Église.
En l’adoptant pour règle de vos actions et de vos désirs, vous unissez votre cœur au cœur du nouvel Adam : sa volonté devient la vôtre, et le Décalogue vous apparaît comme un bienfait immense. C’est lui qui a changé la face du monde. C’est à lui que vous devez de n’être pas esclaves de toutes ces passions personnelles et étrangères qui rendaient les païens si misérables et si vils, et qui rendent encore aujourd’hui si malheureux et si méprisables tous les hommes et tous les peuples qui ne prennent pas le Décalogue, pour base de leur législation et pour règle de leur conduite.
Après vous avoir expliqué les conditions et l’excellence de votre union avec le nouvel Adam, que reste-t-il, sinon à vous signaler les causes qui l’altèrent et la détruisent : les passions et le péché ; puis les moyens préservatifs de ce mal unique : les vertus contraires aux penchants corrompus du cœur humain ? Toutes ces explications vous apprendront, non-seulement à connaître, mais encore à bénir, à aimer et à pratiquer toute votre vie cette divine Religion, à laquelle le monde est redevable de tout ce qu’il eut et de tout ce qu’il aura jamais de lumières, de vertus, de dévouements, d’institutions bienfaisantes et de lois équitables, par conséquent de gloire et de bonheur. Comme vous le voyez, cette seconde partie du Catéchisme offre un haut intérêt.
IV. La troisième n’est pas moins propre à piquer votre pieuse curiosité. Elle commence à la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. Avec les pêcheurs galiléens, nous sortons du cénacle, nous assistons au spectacle de l’Église naissante. Vous verrez d’un côté, la vieille société païenne, toute hideuse de crimes, s’opposer avec la rage du désespoir à l’établissement de la société nouvelle. Ici, nous vous ferons connaître les mœurs du vieux monde et celles des premiers chrétiens, vos pères dans la foi. Dans cette lutte à mort de toute la puissance romaine contre quelques hommes du peuple, vous verrez briller, comme le soleil, le miracle qui a fait triompher le faible du fort et les victimes de leurs bourreaux.
Soutenue par la main de Dieu, l’Église, votre mère, marche à travers les bûchers et les échafauds à la conquête du monde, dissipant sur son passage les ténèbres du paganisme, purifiant les mœurs, substituant au droit brutal du plus fort, l’aimable loi de la charité universelle, et, après trois siècles de combats, montant victorieuse sur le trône de Constantin.
La conservation de l’Église n’est pas moins miraculeuse que son établissement ; car les terribles assauts du monde et du démon continuent dans tous les siècles. Les persécutions sanglantes, les hérésies, les scandales, viendront tour à tour attaquer la Religion ; mais Dieu veille sur elle du haut du ciel.
Aux tyrans, qui cherchent à la noyer dans le sang de ses disciples, il oppose les martyrs, et leur sang répandu devient une semence de nouveaux chrétiens.
Aux hérétiques, dont le but est d’altérer le dépôt de la foi, il oppose les annales, de grands docteurs ou des ordres religieux, qui, confondant les novateurs, assurent le triomphe de la vérité.
Aux scandales, qui tendent à détruire la sainte morale de l’Évangile, il oppose l’exemple éclatant des vertus contraires dans la personne de saintes victimes, quelquefois dans des ordres religieux tout entiers qui expient le scandale et maintiennent la pureté des mœurs.
Enfin, l’hérésie et le scandale attirent sur les royaumes des calamités, des pestes, des guerres, des fléaux de différents genres ; Dieu leur oppose des saints ou des ordres religieux qui se dévouent au soulagement de toutes les misères humaines.
C’est ainsi que Notre-Seigneur a pourvu à la conservation de son œuvre, contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront jamais7. Cela ne suffit pas à son auteur. En remontant au ciel, le Fils de Dieu, qui était venu pour sauver tous les hommes, ordonna que sa Religion fût prêchée par tout l’univers : Allez, enseignez toutes les nations8. De là, les missions. Vous trouverez donc, dans cette troisième partie du Catéchisme, l’histoire des principales missions depuis l’établissement de l’Église jusqu’à nos jours. Cette histoire, si propre à exciter votre curiosité, vous fera :
comprendre le bonheur d’être nés dans le sein de la vraie Religion ;
elle vous apprendra que Dieu ôte le flambeau de l’Évangile aux peuples qui s’en rendent indignes, et qu’il le transporte à d’autres nations, en sorte que l’Église gagne toujours d’un côté ce qu’elle perd de l’autre.
Cette conduite, si propre à nous remplir de crainte, vous rendra visible la Providence qui veille sur la Religion ; et vous prendrez la résolution de vivre si chrétiennement que vous ne méritiez jamais de perdre le précieux don de la foi.
La troisième partie du Catéchisme vous offre encore un autre avantage. De même que la première vous a mis en rapport avec les patriarches, les prophètes et les justes de l’ancienne loi, de même celle-ci vous fait faire connaissance avec les apôtres, les martyrs, les principaux saints de la nouvelle alliance, vos pères et vos modèles dans la foi. Souvent, peut-être, leurs noms illustres ont retenti à vos oreilles dans les instructions pastorales, ou vous les avez lus dans les livres de piété ; mais leur vie, leur vie si intéressante à tous égards, vous l’ignorez encore. Après avoir étudié cette troisième partie du Catéchisme, il n’en sera plus ainsi.
V. La quatrième ne vous est pas moins utile, et, nous l’espérons, elle ne vous sera pas moins agréable. Le culte extérieur, c’est-à-dire l’admirable variété des cérémonies de la Religion, les fêtes de l’Église, l’origine, l’histoire, l’explication, l’harmonie de toutes ces choses avec les besoins de notre double nature corporelle et spirituelle, passera devant vos yeux, semblable à une magnifique galerie de tableaux, où sont peints et les dogmes sublimes et les devoirs dont la Religion se compose. Il vous apparaîtra comme un livre qui, au moyen des choses sensibles, élève nos faibles esprits à l’intelligence des choses spirituelles.
Le culte catholique est encore un monument authentique des faits accomplis. Pas une de nos cérémonies ou de nos fêtes, qui ne redise aux générations présentes tel événement dont furent témoins les générations passées. Ainsi vous verrez combien sont vénérables par leur origine, par leur signification, par leur usage, tous ses rites sacrés qui, jusqu’à ce jour, ont été pour vous une lettre morte, une langue inconnue.
L’étude que vous en ferez ne vous rendra pas seulement plus respectueux, plus fermes dans la foi, plus circonspects dans vos jugements sur les pratiques de l’Église ; elle vous fera encore apprécier à leur juste valeur les railleries sacrilèges des mauvais chrétiens. Pour vous, il restera démontré que l’impiété, qui accuse et qui accueille de ses sourires les usages de l’Église, quels qu’ils soient, est la preuve sans réplique de l’ignorance et le cachet de la médiocrité.
Mais ce que vous apprendrez surtout à admirer, c’est la succession de nos fêtes chrétiennes et leur harmonie parfaite avec les saisons et nos besoins. L’Église a eu le talent de retracer, dans la division de son année, toute l’histoire du genre humain, et de remuer successivement toutes les fibres de notre cœur.
Les quatre semaines de l’Avent, qui aboutissent à la naissance du Sauveur, nous rappellent les quatre mille ans pendant lesquels ce divin Messie fut attendu. Alors tout nous prêche la foi, l’espérance, la pénitence, qui seules peuvent ouvrir les portes de notre cœur au divin Enfant.
Le temps qui s’écoule depuis la Nativité jusqu’à la Pentecôte, nous redit toute la vie cachée, publique et glorieuse du Rédempteur ; et cette partie de l’année se termine par l’Ascension de Jésus-Christ dans le ciel et la fondation de l’Église. Quel tendre amour pour le Dieu Sauveur n’excite pas dans l’âme du chrétien fidèle, la succession des grands mystères qui se célèbrent pendant cette époque !
Enfin, l’intervalle qui s’étend depuis la Pentecôte jusqu’à la Toussaint nous représente le pèlerinage de l’Église sur la terre ; et cette nouvelle partie de l’année se termine encore par la fête du ciel, la fête de nos amis et de nos frères déjà glorifiés. Quel zèle pour le bien ne doivent pas nous inspirer et le courage des martyrs, et les vertus des autres saints, et ces combats de notre mère dont cette partie de l’année nous retrace le souvenir ! Le ciel, dont nous célébrons la fête vers la fin de l’année ecclésiastique, est là pour vous dire que le ciel doit être le but de tous vos travaux ; que cette grande pensée doit dominer toutes vos affections et orienter toutes vos démarches : connaissez-vous un enseignement plus utile ?
Enfin, dans une dernière leçon, franchissant avec vous le seuil de l’éternité, nous verrons le but admirable auquel la religion nous conduit. Le ciel nous apparaîtra comme le complément de tous les désirs légitimes de l’homme, soit pour son corps, soit pour son âme. Puisse cette pensée soutenir jusqu’à la fin vos pas, encore mal affermis, dans le sentier de la vertu, qui est, même dès cette vie, l’unique chemin du bonheur !
VI. Ainsi, dans cet Abrégé du Catéchisme de persévérance, le salut de l’homme par Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui était hier, qui est aujourd’hui, et qui sera aux siècles des siècles9, se montre à vous comme le but de toutes les pensées de Dieu, la fin de tous les événements du monde, enfin, comme le dernier mot de toutes choses. Voilà de quelle manière nous vous enseignons, d’après saint Augustin, la lettre de la Religion.
Mais vous devez surtout travailler à en comprendre l’esprit et à le faire vivre en vous. L’esprit de la religion, c’est la charité. Dieu nous aime : voilà l’explication de tout ce qu’il a fait depuis le commencement du monde pour sauver l’homme, et de tout ce qu’il fera pour le glorifier durant l’éternité. En reconnaissance de tant d’amour, Dieu veut que nous l’aimions plus que toute chose, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu. Est-ce trop ? À cela se réduisent la Loi, les Prophètes, l’Évangile et les enseignements de l’Église. Enfants de Dieu, n’est-ce pas ? vous aimerez un père si bon, et vous aimerez aussi tous les hommes, vos frères, comme vous enfants de Dieu, comme vous ses images vivantes, comme vous les héritiers de son royaume : aimez, aimez ainsi, afin que votre charité soit catholique comme votre foi.
VII.C’est à vous, enfants, qui déjà vous êtes assis à la table sainte, que s’adresse cet Abrégé. Oh ! de grâce, ne le dédaignez pas ! Écoutez la voix de votre raison, qui vous dit que les instructions religieuses qui ont précédé votre première communion ne sauraient suffire : enseignements très-élémentaires, que la faiblesse de votre esprit vous empêche souvent de comprendre, et que, plus souvent encore, la légèreté de votre âge vous empêcha de retenir. Comme vous je fus enfant, et mon expérience se joint à la vôtre pour confirmer cette vérité.
Et puis, le triste siècle où doit s’accomplir votre existence, l’affaiblissement général de la foi, les scandales sans nombre qui vous environnent, les séduisantes occasions de péché qui vous attendent, les maximes empoisonnées qu’on répand de toutes parts, ne l’ont-ils pas de l’étude approfondie de la Religion un devoir plus sacré aujourd’hui que jamais ?
Enfin, vous le dirai-je ? à vous encore si jeunes, à vous que caressent mille rêves de bonheur : sur le chemin de la vie il est plus d’une épine. Des jours viendront, tristes et nébuleux, qui feront couler vos larmes et saigner votre cœur. La perte de vos amis et de vos parents, des infirmités, des revers de fortune, je ne sais combien de contrariétés et de misères, feront de votre vie une longue croix : malgré que vous en ayez, il faudra bien être étendus et cloués sur ce lit de douleur. Alors les hommes s’éloigneront de vous ; car, retenez-le bien, les hommes n’aiment pas à voir souffrir ; et d’ailleurs, impuissants qu’ils sont, quels soulagements réels pourraient-ils vous donner ? Dans votre détresse, vers qui tourner vos yeux mouillés de pleurs ?
Ah ! il est une Consolatrice qui entendra vos gémissements, qui a le pouvoir et la volonté d’adoucir toutes vos peines ; c’est l’aimable fille du ciel, la Religion divine dans le sein de laquelle vous êtes nés. Tendre mère, seule elle viendra vous sourire au milieu de vos souffrances ; seule, elle soutiendra votre courage ; seule, elle pourra vous donner un peu de joie parmi tant de chagrins ; seule, elle remplacera vos espérances trempées, par des promesses infaillibles de bonheur et d’immortalité. Mais, si la Religion est pour vous une étrangère, si vous la connaissez à peine, si vous l’aimez encore moins, que pouvez-vous en attendre ? Or, je le répète, vous ne la connaissez pas assez maintenant, et, si vous cessez de l’étudier, dans peu d’années vous ne la connaîtrez plus du tout.
Enfants, croyez-moi, lorsque je vous dis toutes ces choses, je ne suis ni trompé ni trompeur. En attendant que votre expérience vienne justifier mes paroles, acceptez comme un gage de ma prévoyante amitié cet Abrégé du Catéchisme de persévérance, que je vous offre aujourd’hui. Il peut assurer votre bonheur ; car il vous donnera une connaissance convenable, et, je l’espère, il vous inspirera un amour constant de la religion, dont l’appui vous est si nécessaire.
VIII. Mais, en travaillant pour vous, qui déjà avez été les heureux convives de votre Dieu, nous n’avons pas oublié les petits voyageurs qui vous suivent sur le chemin de la vie. Jeunes intelligences qui s’ouvrent aux lumières de la vérité comme la tendre fleur aux premiers rayons du soleil, elles réclament une nourriture proportionnée à leur faiblesse. Nous leur avons offert un petit abrégé de l’ouvrage que nous publions aujourd’hui. Approprié à la tendresse de leur âge, il suffit pour leur donner une première notion de l’ensemble du christianisme. Après leur première communion, ils trouveront l’abrégé que voici, et, plus tard, ils pourront compléter leur instruction religieuse en lisant le grand ouvrage10. Ainsi toute l’éducation se fera sur un plan uniforme et par le développement progressif de la même idée.
Personne qui ne comprenne combien cette manière d’enseigner la religion est propre à faciliter l’étude de nos vérités saintes, à en donner une connaissance approfondie, et surtout à les graver profondément dans la mémoire. Ce petit Abrégé pourrait tenir lieu du Catéchisme de Fleury11, qu’on fait apprendre dans les classes simultanément avec le catéchisme diocésain.
Puisse le Dieu des enfants bénir ce nouveau travail entrepris pour sa gloire et pour le salut de ces anges de la terre, dont le divin Maître disait, en les pressant sur son cœur : Laissez venir à moi les petits enfants : c’est à eux qu’appartient le royaume des cieux1213 !
I.Si quelqu’un venait vous dire : Entre vos parents et vous il n’existe aucun lien, aucun rapport ; les auteurs de vos jours ne vous doivent ni soins, ni secours, ni conseils, ni moyens d’existence ; et vous, vous ne leur devez ni amour, ni reconnaissance, ni respect, ni soumission, ce langage inouï vous scandaliserait, et vous le repousseriez avec horreur. Vous auriez raison, car l’homme qui oserait se le permettre serait un fou ou un méchant.
Entre un père et son fils, entre une mère et sa fille, il existe donc des rapports et des liens aussi doux que sacrés. Ces rapports sont naturels et immuables, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas d’invention humaine, et qu’ils ne peuvent pas plus cesser que vos parents ne peuvent cesser d’être vos parents, et vous leurs enfants.
Dites-moi, maintenant, n’est-il pas vrai que Dieu est notre Créateur et notre Père, et nous ses créatures et ses enfants ? Entre Dieu et nous, il existe donc des liens et des rapports bien plus doux et bien plus sacrés que ceux qui unissent les parents et les enfants ; car Dieu est notre Créateur et notre fin dernière, ce que ne sont pas les 4 auteurs de nos jours. Ces rapports sont également nécessaires ou naturels, c’est-à-dire qu’étant fondés sur la nature de Dieu et sur la nature de l’homme, ils n’ont pas pu être inventés. Ils sont immuables, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent pas plus cesser que Dieu ne peut cesser d’être notre Créateur et notre Père, et nous ses créatures et ses enfants.
Or, il faut que vous sachiez que ces rapports doux, sacrés, naturels, nécessaires et immuables, constituent la Religion. Car, suivant la belle définition de saint Augustin, la Religion est le lien qui unit l’homme à Dieu1. Vous conclurez de là que l’étude de la Religion doit être le premier de vos soins, et sa pratique le plus sacré de vos devoirs : votre bonheur en ce monde et dans l’autre est à ce prix.
Enfants, c’est pour vous aider à bien connaître cette sainte et sublime société qui vous unit à Dieu, que nous vous offrons l’Abrégé du Catéchisme de Persévérance. Si vous voulez en tirer un véritable profit, apprenez, avant tout, à en connaître l’ordre et le plan : il se divise en quatre parties.
II.La première comprend toute l’histoire de la Religion depuis l’origine du monde jusqu’à la venue du Messie. Pour connaître la Religion dans son majestueux ensemble, il faut, dit saint Augustin, partir de ces paroles : Au commencement Dieu créa le ciel et la terre, et arriver jusqu’aux temps actuels de l’Église2. En effet, la Religion véritable que vous avez le bonheur de professer remonte, sans interruption, jusqu’à la création de l’univers.
Après avoir ouvert devant vous les deux grandes sources de la vérité, l’Écriture et la Tradition, l’Abrégé du Catéchisme vous fait d’abord étudier Dieu et l’homme. C’est ainsi que, pour connaître une famille, on commence par faire connaissance avec les parents et avec les enfants ; on passe ensuite aux rapports qui les unissent. Nous élevant jusque dans le ciel, nous contemplons Dieu en lui-même ; puis, descendant sur la terre, nous l’envisageons dans ses œuvres, où ses perfections adorables se réfléchissent comme dans un miroir. Tout nous prêche son existence, son unité, sa puissance, sa sagesse et sa bonté infinie.
Après avoir promené notre admiration sur le magnifique spectacle de l’univers, nous y mettons le comble en la fixant sur l’homme, le chef-d’œuvre des mains de Dieu. Nous le considérons dans son âme et dans son corps, aussi bien que dans sa destinée au milieu des créatures. Nous examinons ensuite les liens et les rapports qui l’unissent à Dieu, son Créateur et son Père.
Vous verrez Adam et Ève, parfaitement heureux tant qu’ils sont fidèles à la Religion, perdre leur bonheur et devenir la proie de toutes les misères, du moment où, se révoltant contre leur Créateur et leur Père, ils brisent la sainte société qu’ils avaient avec lui. Toutefois Dieu, plein de miséricorde, n’abandonne pas ses enfants. Il promet à l’homme un Réparateur de sa faute, qui rétablira le lien sacré et lui rendra avec usure les biens qu’il a perdus. Croire en ce Réparateur, espérer en lui, l’aimer, unir ses prières à ses mérites futurs, sera désormais pour l’homme l’indispensable condition du salut.
Cependant, il est décidé dans les conseils de la sagesse éternelle que ce Réparateur ne viendra sur la terre qu’après une longue suite de siècles. En attendant, Dieu prend soin d’entretenir dans les esprits le souvenir du grand Libérateur, par une foule de Figures, de Promesses et de Prophéties. Toutes l’annoncent ou donnent son signalement d’une manière si précise, qu’il est impossible à l’homme, à moins d’un aveuglement volontaire, de douter qu’il ne vienne, ou de le méconnaître quand il viendra.
Nous faisons passer devant vos yeux toutes ces admirables figures, toutes ces promesses et toutes ces prophéties, dont nous montrons l’accomplissement parfait en Notre-Seigneur Jésus-Christ. Nous vous expliquons ensuite de quelle manière Dieu prépare les esprits à recevoir le Messie, et comment, par la succession des quatre grands empires des Assyriens, des Perses, des Grecs et des Romains, il dispose toutes choses au miraculeux établissement de son règne éternel.
De cette belle histoire ressort, lumineuse comme le soleil, cette vérité fondamentale, que Jésus-Christ était la fin de tous les événements du monde ancien, aussi bien que le type de toutes les figures et l’objet de toutes les prophéties. Or, le Fils de Dieu n’est venu en ce monde que pour nous sauver. Il suit de là, que le salut de l’homme par Notre-Seigneur Jésus-Christ a été le but de tous les desseins de Dieu et le centre auquel tout se rapporte, dans l’ordre de la nature et dans l’ordre de la grâce. Quoi de plus propre à nous pénétrer de reconnaissance et à nous donner une haute idée de nous-mêmes ? Telle est la première partie de cet Abrégé.
III.La seconde, qui commence à la venue du Messie, contient l’histoire du Rédempteur et l’explication de sa doctrine. Après quatre mille ans d’attente, le Fils de Dieu daigne se faire homme. Il veut naître, vivre et mourir, non-seulement afin d’expier l’iniquité par ses souffrances, mais encore afin de nous servir de modèle par ses exemples. Vous le suivrez pas à pas depuis la crèche jusqu’à la croix. Ses œuvres admirables, ses discours, ses miracles, les mystères de sa vie, de sa mort et de sa résurrection, vous prouveront tout à la fois qu’il est homme, mais homme exempt de la corruption du péché ; et qu’il est Dieu, mais Dieu Sauveur, dont l’unique pensée fut de nous délivrer du mal et de nous mettre en état d’arriver, après la mort, à une félicité sans mélange et sans fin. Sa vie si sainte vous est présentée comme le modèle obligé de la vôtre, dans tous les âges et dans toutes les positions ; car il a dit : Je vous ai donné l’exemple afin de vous apprendre à faire comme j’ai fait3. Et ailleurs : Je suis la voie, et la vérité, et la vie4.
Avant de l’accompagner au ciel, dont il va nous ouvrir l’entrée, nous lui demandons ce que nous avons à faire pour y monter à sa suite. Il vous le dira en vous expliquant lui-même sa doctrine, pendant les quarante jours qui séparent sa résurrection de son ascension. Enfants dégradés du premier Adam, vous apprendrez que, pour reconquérir votre dignité perdue, il faut devenir les enfants du second Adam, en vous unissant à lui de manière à porter en vous l’image de l’homme céleste, comme vous avez porté l’image de l’homme terrestre. Or, les trois conditions de cette union divine sont : la Foi, l’Espérance et la Charité. À ces trois grandes vertus se rapportent toute la doctrine chrétienne et toute l’économie du salut.
La Foi vous est expliquée en elle-même et dans ses qualités, puis dans son objet, qui est le symbole. En croyant avec docilité les divers articles qui le composent, vous unissez votre esprit à celui du nouvel Adam, et ses pensées deviennent les vôtres. Vous verrez que c’est la foi à ce petit nombre de vérités fondamentales, qui vous donne vos lumières et vous délivre de toutes les erreurs grossières, de toutes les superstitions honteuses et cruelles qui déshonoraient les païens, et qui dégradent encore plus ou moins tous les peuples et tous les hommes non catholiques. Vous apprendrez par là à tenir à votre foi du fond de vos entrailles, à la professer avec un saint orgueil et avec une constante fidélité.
L’Espérance continue votre union avec Dieu, commencée par la foi. Vous apprendrez aussi à connaître cette vertu en elle-même et dans ses qualités, puis dans son objet, qui est la grâce en ce monde et la gloire en l’autre. Viendront ensuite les deux grands moyens d’obtenir la grâce : la prière et les sacrements. L’espérance vous apparaîtra comme une force bienfaisante qui, élevant notre volonté au-dessus des biens passagers de la vie, place Dieu, et les nouveaux cieux, et la nouvelle terre de l’éternité, et les moyens de les acquérir, en tête de tous nos désirs et de toutes nos entreprises. C’est une reine pleine d’immortalité qui ennoblit toutes les pensées de l’homme, le soutient lui-même dans ses combats et console toutes ses douleurs. De vives actions de grâces s’échapperont de votre cœur, pour le Dieu qui vous a donné l’espérance. Des prières non moins vives sortiront de vos lèvres, pour le conjurer de vous la conserver et de la rendre à ceux qui ont eu le malheur de la perdre.
La Charité couronne l’œuvre du salut, en consommant notre union avec le second Adam. En effet, suivant l’expression de saint Bernard, la Foi dit : Dieu a préparé des biens ineffables à ses fidèles. L’Espérance dit : Ils me sont réservés. La Charité dit : Je cours en prendre possession5. Vient ensuite l’objet de la charité, Dieu et l’homme, que nous ne devons pas aimer seulement de bouche et en paroles, mais en vérité et par nos œuvres. La Charité de Dieu, dit l’apôtre saint Jean, consiste à observer ses commandements, et ses commandements ne sont pas difficiles6. Ici se place donc naturellement le Décalogue, suivi des commandements de l’Église.
En l’adoptant pour règle de vos actions et de vos désirs, vous unissez votre cœur au cœur du nouvel Adam : sa volonté devient la vôtre, et le Décalogue vous apparaît comme un bienfait immense. C’est lui qui a changé la face du monde. C’est à lui que vous devez de n’être pas esclaves de toutes ces passions personnelles et étrangères qui rendaient les païens si misérables et si vils, et qui rendent encore aujourd’hui si malheureux et si méprisables tous les hommes et tous les peuples qui ne prennent pas le Décalogue, pour base de leur législation et pour règle de leur conduite.
Après vous avoir expliqué les conditions et l’excellence de votre union avec le nouvel Adam, que reste-t-il, sinon à vous signaler les causes qui l’altèrent et la détruisent : les passions et le péché ; puis les moyens préservatifs de ce mal unique : les vertus contraires aux penchants corrompus du cœur humain ? Toutes ces explications vous apprendront, non-seulement à connaître, mais encore à bénir, à aimer et à pratiquer toute votre vie cette divine Religion, à laquelle le monde est redevable de tout ce qu’il eut et de tout ce qu’il aura jamais de lumières, de vertus, de dévouements, d’institutions bienfaisantes et de lois équitables, par conséquent de gloire et de bonheur. Comme vous le voyez, cette seconde partie du Catéchisme offre un haut intérêt.
IV. La troisième n’est pas moins propre à piquer votre pieuse curiosité. Elle commence à la descente du Saint-Esprit sur les apôtres. Avec les pêcheurs galiléens, nous sortons du cénacle, nous assistons au spectacle de l’Église naissante. Vous verrez d’un côté, la vieille société païenne, toute hideuse de crimes, s’opposer avec la rage du désespoir à l’établissement de la société nouvelle. Ici, nous vous ferons connaître les mœurs du vieux monde et celles des premiers chrétiens, vos pères dans la foi. Dans cette lutte à mort de toute la puissance romaine contre quelques hommes du peuple, vous verrez briller, comme le soleil, le miracle qui a fait triompher le faible du fort et les victimes de leurs bourreaux.
Soutenue par la main de Dieu, l’Église, votre mère, marche à travers les bûchers et les échafauds à la conquête du monde, dissipant sur son passage les ténèbres du paganisme, purifiant les mœurs, substituant au droit brutal du plus fort, l’aimable loi de la charité universelle, et, après trois siècles de combats, montant victorieuse sur le trône de Constantin.
La conservation de l’Église n’est pas moins miraculeuse que son établissement ; car les terribles assauts du monde et du démon continuent dans tous les siècles. Les persécutions sanglantes, les hérésies, les scandales, viendront tour à tour attaquer la Religion ; mais Dieu veille sur elle du haut du ciel.
Aux tyrans, qui cherchent à la noyer dans le sang de ses disciples, il oppose les martyrs, et leur sang répandu devient une semence de nouveaux chrétiens.
Aux hérétiques, dont le but est d’altérer le dépôt de la foi, il oppose les annales, de grands docteurs ou des ordres religieux, qui, confondant les novateurs, assurent le triomphe de la vérité.
Aux scandales, qui tendent à détruire la sainte morale de l’Évangile, il oppose l’exemple éclatant des vertus contraires dans la personne de saintes victimes, quelquefois dans des ordres religieux tout entiers qui expient le scandale et maintiennent la pureté des mœurs.
Enfin, l’hérésie et le scandale attirent sur les royaumes des calamités, des pestes, des guerres, des fléaux de différents genres ; Dieu leur oppose des saints ou des ordres religieux qui se dévouent au soulagement de toutes les misères humaines.
C’est ainsi que Notre-Seigneur a pourvu à la conservation de son œuvre, contre laquelle les portes de l’enfer ne prévaudront jamais7. Cela ne suffit pas à son auteur. En remontant au ciel, le Fils de Dieu, qui était venu pour sauver tous les hommes, ordonna que sa Religion fût prêchée par tout l’univers : Allez, enseignez toutes les nations8. De là, les missions. Vous trouverez donc, dans cette troisième partie du Catéchisme, l’histoire des principales missions depuis l’établissement de l’Église jusqu’à nos jours. Cette histoire, si propre à exciter votre curiosité, vous fera :
comprendre le bonheur d’être nés dans le sein de la vraie Religion ;
elle vous apprendra que Dieu ôte le flambeau de l’Évangile aux peuples qui s’en rendent indignes, et qu’il le transporte à d’autres nations, en sorte que l’Église gagne toujours d’un côté ce qu’elle perd de l’autre.
Cette conduite, si propre à nous remplir de crainte, vous rendra visible la Providence qui veille sur la Religion ; et vous prendrez la résolution de vivre si chrétiennement que vous ne méritiez jamais de perdre le précieux don de la foi.
La troisième partie du Catéchisme vous offre encore un autre avantage. De même que la première vous a mis en rapport avec les patriarches, les prophètes et les justes de l’ancienne loi, de même celle-ci vous fait faire connaissance avec les apôtres, les martyrs, les principaux saints de la nouvelle alliance, vos pères et vos modèles dans la foi. Souvent, peut-être, leurs noms illustres ont retenti à vos oreilles dans les instructions pastorales, ou vous les avez lus dans les livres de piété ; mais leur vie, leur vie si intéressante à tous égards, vous l’ignorez encore. Après avoir étudié cette troisième partie du Catéchisme, il n’en sera plus ainsi.
V. La quatrième ne vous est pas moins utile, et, nous l’espérons, elle ne vous sera pas moins agréable. Le culte extérieur, c’est-à-dire l’admirable variété des cérémonies de la Religion, les fêtes de l’Église, l’origine, l’histoire, l’explication, l’harmonie de toutes ces choses avec les besoins de notre double nature corporelle et spirituelle, passera devant vos yeux, semblable à une magnifique galerie de tableaux, où sont peints et les dogmes sublimes et les devoirs dont la Religion se compose. Il vous apparaîtra comme un livre qui, au moyen des choses sensibles, élève nos faibles esprits à l’intelligence des choses spirituelles.
Le culte catholique est encore un monument authentique des faits accomplis. Pas une de nos cérémonies ou de nos fêtes, qui ne redise aux générations présentes tel événement dont furent témoins les générations passées. Ainsi vous verrez combien sont vénérables par leur origine, par leur signification, par leur usage, tous ses rites sacrés qui, jusqu’à ce jour, ont été pour vous une lettre morte, une langue inconnue.
L’étude que vous en ferez ne vous rendra pas seulement plus respectueux, plus fermes dans la foi, plus circonspects dans vos jugements sur les pratiques de l’Église ; elle vous fera encore apprécier à leur juste valeur les railleries sacrilèges des mauvais chrétiens. Pour vous, il restera démontré que l’impiété, qui accuse et qui accueille de ses sourires les usages de l’Église, quels qu’ils soient, est la preuve sans réplique de l’ignorance et le cachet de la médiocrité.
Mais ce que vous apprendrez surtout à admirer, c’est la succession de nos fêtes chrétiennes et leur harmonie parfaite avec les saisons et nos besoins. L’Église a eu le talent de retracer, dans la division de son année, toute l’histoire du genre humain, et de remuer successivement toutes les fibres de notre cœur.
Les quatre semaines de l’Avent, qui aboutissent à la naissance du Sauveur, nous rappellent les quatre mille ans pendant lesquels ce divin Messie fut attendu. Alors tout nous prêche la foi, l’espérance, la pénitence, qui seules peuvent ouvrir les portes de notre cœur au divin Enfant.
Le temps qui s’écoule depuis la Nativité jusqu’à la Pentecôte, nous redit toute la vie cachée, publique et glorieuse du Rédempteur ; et cette partie de l’année se termine par l’Ascension de Jésus-Christ dans le ciel et la fondation de l’Église. Quel tendre amour pour le Dieu Sauveur n’excite pas dans l’âme du chrétien fidèle, la succession des grands mystères qui se célèbrent pendant cette époque !
Enfin, l’intervalle qui s’étend depuis la Pentecôte jusqu’à la Toussaint nous représente le pèlerinage de l’Église sur la terre ; et cette nouvelle partie de l’année se termine encore par la fête du ciel, la fête de nos amis et de nos frères déjà glorifiés. Quel zèle pour le bien ne doivent pas nous inspirer et le courage des martyrs, et les vertus des autres saints, et ces combats de notre mère dont cette partie de l’année nous retrace le souvenir ! Le ciel, dont nous célébrons la fête vers la fin de l’année ecclésiastique, est là pour vous dire que le ciel doit être le but de tous vos travaux ; que cette grande pensée doit dominer toutes vos affections et orienter toutes vos démarches : connaissez-vous un enseignement plus utile ?
Enfin, dans une dernière leçon, franchissant avec vous le seuil de l’éternité, nous verrons le but admirable auquel la religion nous conduit. Le ciel nous apparaîtra comme le complément de tous les désirs légitimes de l’homme, soit pour son corps, soit pour son âme. Puisse cette pensée soutenir jusqu’à la fin vos pas, encore mal affermis, dans le sentier de la vertu, qui est, même dès cette vie, l’unique chemin du bonheur !
VI. Ainsi, dans cet Abrégé du Catéchisme de persévérance, le salut de l’homme par Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui était hier, qui est aujourd’hui, et qui sera aux siècles des siècles9, se montre à vous comme le but de toutes les pensées de Dieu, la fin de tous les événements du monde, enfin, comme le dernier mot de toutes choses. Voilà de quelle manière nous vous enseignons, d’après saint Augustin, la lettre de la Religion.
Mais vous devez surtout travailler à en comprendre l’esprit et à le faire vivre en vous. L’esprit de la religion, c’est la charité. Dieu nous aime : voilà l’explication de tout ce qu’il a fait depuis le commencement du monde pour sauver l’homme, et de tout ce qu’il fera pour le glorifier durant l’éternité. En reconnaissance de tant d’amour, Dieu veut que nous l’aimions plus que toute chose, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu. Est-ce trop ? À cela se réduisent la Loi, les Prophètes, l’Évangile et les enseignements de l’Église. Enfants de Dieu, n’est-ce pas ? vous aimerez un père si bon, et vous aimerez aussi tous les hommes, vos frères, comme vous enfants de Dieu, comme vous ses images vivantes, comme vous les héritiers de son royaume : aimez, aimez ainsi, afin que votre charité soit catholique comme votre foi.
VII.C’est à vous, enfants, qui déjà vous êtes assis à la table sainte, que s’adresse cet Abrégé. Oh ! de grâce, ne le dédaignez pas ! Écoutez la voix de votre raison, qui vous dit que les instructions religieuses qui ont précédé votre première communion ne sauraient suffire : enseignements très-élémentaires, que la faiblesse de votre esprit vous empêche souvent de comprendre, et que, plus souvent encore, la légèreté de votre âge vous empêcha de retenir. Comme vous je fus enfant, et mon expérience se joint à la vôtre pour confirmer cette vérité.
Et puis, le triste siècle où doit s’accomplir votre existence, l’affaiblissement général de la foi, les scandales sans nombre qui vous environnent, les séduisantes occasions de péché qui vous attendent, les maximes empoisonnées qu’on répand de toutes parts, ne l’ont-ils pas de l’étude approfondie de la Religion un devoir plus sacré aujourd’hui que jamais ?
Enfin, vous le dirai-je ? à vous encore si jeunes, à vous que caressent mille rêves de bonheur : sur le chemin de la vie il est plus d’une épine. Des jours viendront, tristes et nébuleux, qui feront couler vos larmes et saigner votre cœur. La perte de vos amis et de vos parents, des infirmités, des revers de fortune, je ne sais combien de contrariétés et de misères, feront de votre vie une longue croix : malgré que vous en ayez, il faudra bien être étendus et cloués sur ce lit de douleur. Alors les hommes s’éloigneront de vous ; car, retenez-le bien, les hommes n’aiment pas à voir souffrir ; et d’ailleurs, impuissants qu’ils sont, quels soulagements réels pourraient-ils vous donner ? Dans votre détresse, vers qui tourner vos yeux mouillés de pleurs ?
Ah ! il est une Consolatrice qui entendra vos gémissements, qui a le pouvoir et la volonté d’adoucir toutes vos peines ; c’est l’aimable fille du ciel, la Religion divine dans le sein de laquelle vous êtes nés. Tendre mère, seule elle viendra vous sourire au milieu de vos souffrances ; seule, elle soutiendra votre courage ; seule, elle pourra vous donner un peu de joie parmi tant de chagrins ; seule, elle remplacera vos espérances trempées, par des promesses infaillibles de bonheur et d’immortalité. Mais, si la Religion est pour vous une étrangère, si vous la connaissez à peine, si vous l’aimez encore moins, que pouvez-vous en attendre ? Or, je le répète, vous ne la connaissez pas assez maintenant, et, si vous cessez de l’étudier, dans peu d’années vous ne la connaîtrez plus du tout.
Enfants, croyez-moi, lorsque je vous dis toutes ces choses, je ne suis ni trompé ni trompeur. En attendant que votre expérience vienne justifier mes paroles, acceptez comme un gage de ma prévoyante amitié cet Abrégé du Catéchisme de persévérance, que je vous offre aujourd’hui. Il peut assurer votre bonheur ; car il vous donnera une connaissance convenable, et, je l’espère, il vous inspirera un amour constant de la religion, dont l’appui vous est si nécessaire.
VIII. Mais, en travaillant pour vous, qui déjà avez été les heureux convives de votre Dieu, nous n’avons pas oublié les petits voyageurs qui vous suivent sur le chemin de la vie. Jeunes intelligences qui s’ouvrent aux lumières de la vérité comme la tendre fleur aux premiers rayons du soleil, elles réclament une nourriture proportionnée à leur faiblesse. Nous leur avons offert un petit abrégé de l’ouvrage que nous publions aujourd’hui. Approprié à la tendresse de leur âge, il suffit pour leur donner une première notion de l’ensemble du christianisme. Après leur première communion, ils trouveront l’abrégé que voici, et, plus tard, ils pourront compléter leur instruction religieuse en lisant le grand ouvrage10. Ainsi toute l’éducation se fera sur un plan uniforme et par le développement progressif de la même idée.
Personne qui ne comprenne combien cette manière d’enseigner la religion est propre à faciliter l’étude de nos vérités saintes, à en donner une connaissance approfondie, et surtout à les graver profondément dans la mémoire. Ce petit Abrégé pourrait tenir lieu du Catéchisme de Fleury11, qu’on fait apprendre dans les classes simultanément avec le catéchisme diocésain.
Puisse le Dieu des enfants bénir ce nouveau travail entrepris pour sa gloire et pour le salut de ces anges de la terre, dont le divin Maître disait, en les pressant sur son cœur : Laissez venir à moi les petits enfants : c’est à eux qu’appartient le royaume des cieux1213 !
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doue_ha_mem_bro
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7e leçon - Le Christianisme établi - Mœurs des Chrétiens (suite)
7e leçon - Le Christianisme établi - Mœurs des Chrétiens (suite) - Premier siècle
Qu’opposaient nos pères dans la foi aux désordres honteux des Païens ?
Aux désordres honteux des Païens, nos pères dans la foi opposaient la pureté des anges ; leurs ennemis mêmes étaient obligés de le reconnaître.
Quelle vertu opposaient-ils à la soif de l’or qui dévorait les Païens ?
À la soif de l’or qui dévorait les Païens, nos frères opposaient le détachement, la pauvreté volontaire : contents du nécessaire, ils donnaient le surplus de leurs biens pour soulager les pauvres, les veuves et les orphelins, et regardaient les richesses comme un obstacle à la liberté de l’âme.
À tous les crimes des Païens qu’opposaient-ils ?
À tous les crimes des Païens, ils opposaient une vie de prière et de sainteté ; ils se levaient de grand matin ; leur première action était le signe de la croix ; ils s’habillaient avec modestie, et toute la famille se rendait dans une chambre séparée, où le père faisait la prière à haute voix.
Comment priaient-ils ?
Ils priaient à genoux ou debout, la tête nue, les yeux élevés au ciel, les bras étendus et le visage tourné vers l’orient.
Où allaient-ils après la prière ?
Après la prière, ils allaient à l’église pour entendre la messe, où ils communiaient tous les jours ; ils sortaient ensuite avec modestie, rentraient dans leur maison ou se rendaient à leurs travaux.
Par quelle action commençaient-ils leurs travaux ?
Ils commençaient leurs travaux par le signe de la croix ; à neuf heures, ils priaient ; puis continuaient leur travail jusqu’à leur repas, qu’ils prenaient à midi.
De quelle manière ?
Avant de nourrir leur corps, ils nourrissaient leur âme en lisant quelques passages des saintes Écritures, puis ils bénissaient les aliments qu’ils devaient prendre ; après leurs repas, ils rendaient grâces, lisaient encore quelques passages de la Bible, et retournaient gaiement au travail, pendant lequel ils chantaient des cantiques sacrés.
Quelles œuvres exerçaient-ils l’après-midi ?
Après midi, ceux qui le pouvaient se livraient à différentes œuvres de charité, comme de visiter les pauvres et les frères qui étaient prisonniers pour la foi ; à trois heures, ils priaient de nouveau.
Que faisaient-ils le soir ?
Le soir toute la famille se réunissait, et les parents instruisaient leurs enfants : on soupait, on chantait des chants sacrés, on lisait l’Écriture, on faisait la prière, et chacun allait prendre son repos après avoir fait le signe de la croix sur son lit.
Priaient-ils pendant la nuit ?
À minuit ils se levaient encore pour prier. Telle était la vie de nos pères ; en l’imitant, nous deviendrions aussi des saints, et nous ferions respecter la Religion par les mauvais Chrétiens, comme nos pères la faisaient respecter par les Païens eux-mêmes.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux bien faire mes actions de chaque jour.
tiré de : 7e leçon - Le Christianisme établi - Mœurs des Chrétiens (suite) - Premier siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie - Contenant l’histoire et l’explication de la religion depuis l’Ascension de Notre-Seigneur jusqu’à nos jours
version téléchargeable/imprimable : https://gloria.tv/post/zaRduH7aMqiR6y4QuMkmTqLK1
Qu’opposaient nos pères dans la foi aux désordres honteux des Païens ?
Aux désordres honteux des Païens, nos pères dans la foi opposaient la pureté des anges ; leurs ennemis mêmes étaient obligés de le reconnaître.
Quelle vertu opposaient-ils à la soif de l’or qui dévorait les Païens ?
À la soif de l’or qui dévorait les Païens, nos frères opposaient le détachement, la pauvreté volontaire : contents du nécessaire, ils donnaient le surplus de leurs biens pour soulager les pauvres, les veuves et les orphelins, et regardaient les richesses comme un obstacle à la liberté de l’âme.
À tous les crimes des Païens qu’opposaient-ils ?
À tous les crimes des Païens, ils opposaient une vie de prière et de sainteté ; ils se levaient de grand matin ; leur première action était le signe de la croix ; ils s’habillaient avec modestie, et toute la famille se rendait dans une chambre séparée, où le père faisait la prière à haute voix.
Comment priaient-ils ?
Ils priaient à genoux ou debout, la tête nue, les yeux élevés au ciel, les bras étendus et le visage tourné vers l’orient.
Où allaient-ils après la prière ?
Après la prière, ils allaient à l’église pour entendre la messe, où ils communiaient tous les jours ; ils sortaient ensuite avec modestie, rentraient dans leur maison ou se rendaient à leurs travaux.
Par quelle action commençaient-ils leurs travaux ?
Ils commençaient leurs travaux par le signe de la croix ; à neuf heures, ils priaient ; puis continuaient leur travail jusqu’à leur repas, qu’ils prenaient à midi.
De quelle manière ?
Avant de nourrir leur corps, ils nourrissaient leur âme en lisant quelques passages des saintes Écritures, puis ils bénissaient les aliments qu’ils devaient prendre ; après leurs repas, ils rendaient grâces, lisaient encore quelques passages de la Bible, et retournaient gaiement au travail, pendant lequel ils chantaient des cantiques sacrés.
Quelles œuvres exerçaient-ils l’après-midi ?
Après midi, ceux qui le pouvaient se livraient à différentes œuvres de charité, comme de visiter les pauvres et les frères qui étaient prisonniers pour la foi ; à trois heures, ils priaient de nouveau.
Que faisaient-ils le soir ?
Le soir toute la famille se réunissait, et les parents instruisaient leurs enfants : on soupait, on chantait des chants sacrés, on lisait l’Écriture, on faisait la prière, et chacun allait prendre son repos après avoir fait le signe de la croix sur son lit.
Priaient-ils pendant la nuit ?
À minuit ils se levaient encore pour prier. Telle était la vie de nos pères ; en l’imitant, nous deviendrions aussi des saints, et nous ferions respecter la Religion par les mauvais Chrétiens, comme nos pères la faisaient respecter par les Païens eux-mêmes.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux bien faire mes actions de chaque jour.
tiré de : 7e leçon - Le Christianisme établi - Mœurs des Chrétiens (suite) - Premier siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie - Contenant l’histoire et l’explication de la religion depuis l’Ascension de Notre-Seigneur jusqu’à nos jours
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doue_ha_mem_bro
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- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie
8e leçon - Le Christianisme établi - Mœurs des Chrétiens (suite) - Premier siècle
Qu’opposaient nos pères à la loi de haine et de cruauté qui régnait parmi les Païens ?
À la loi de haine et de cruauté qui régnait parmi les Païens, nos pères opposaient la loi de la charité universelle, et accomplissaient à la lettre le commandement du Sauveur : Vous aimerez votre prochain comme vous-même.
Expliquez cette réponse.
Les pères et mères aimaient leurs enfants : au lieu de les faire périr avant ou après leur naissance, comme les Païens, ils prenaient un soin extrême de les conserver, les regardaient comme un dépôt précieux, et ne négligeaient rien pour les former à la vertu.
Quel était le principal objet de leur vigilance ?
Le principal objet de leur vigilance était d’éloigner de leurs enfants les compagnies et les livres dangereux ; l’Évangile était l’unique ouvrage qu’ils mettaient entre leurs mains.
Les pères et mères s’aimaient-ils les uns les autres ?
Les pères et mères s’aimaient les uns les autres d’une affection toute surnaturelle, qui se manifestait par une affabilité constante, par des égards, par des soins empressés, et surtout par des prières ferventes et continuelles, lorsque l’un ou l’autre n’avait pas le bonheur d’être chrétien.
Les enfants imitaient-ils l’exemple de leurs parents ?
Les enfants imitaient l’exemple de leurs parents, et s’aimaient entre eux de l’amour le plus sincère ; on les voyait prier, combattre et mourir ensemble dans les amphithéâtres.
Les premiers Chrétiens s’aimaient-ils tous les uns les autres ?
Les premiers Chrétiens s’aimaient tous les uns les autres, au point que les Païens étonnés s’écriaient : Voyez comme ils s’aiment et comme ils sont toujours prêts à mourir les uns pour les autres !
Quels noms se donnaient-ils ?
Ils se donnaient entre eux les noms de père, de mère, de frère, de sœur, de fils et de fille, pour marquer qu’ils ne formaient qu’une seule famille, et cette charité s’étendait aux Chrétiens des Églises les plus éloignées.
Quels étaient les objets particuliers de leur charité ?
Les objets particuliers de leur charité étaient les ministres du Seigneur, les pauvres, et surtout les chrétiens condamnés aux mines pour la cause de la foi.
Aimaient-ils tous les hommes ?
Ils aimaient tous les hommes, même leurs persécuteurs, leur rendaient toutes sortes de bons offices, priaient pour eux, payaient fidèlement les impôts et s’acquittaient de tous les devoirs de bons soldats et de bons citoyens.
À qui s’étendait encore leur charité ?
Leur charité s’étendait encore aux défunts : ils avaient grand soin des sépultures ; ils lavaient les corps, les embaumaient, les enveloppaient de linges très-fins ou d’étoffes de soie, et faisaient des prières et des aumônes pour le repos des âmes.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je ne veux jamais dire des autres ce que je ne voudrais pas qu’on dît de moi.
télécharger, imprimer : https://gloria.tv/post/1i86ygjiMjzRByS1ssEAi2cxk
Qu’opposaient nos pères à la loi de haine et de cruauté qui régnait parmi les Païens ?
À la loi de haine et de cruauté qui régnait parmi les Païens, nos pères opposaient la loi de la charité universelle, et accomplissaient à la lettre le commandement du Sauveur : Vous aimerez votre prochain comme vous-même.
Expliquez cette réponse.
Les pères et mères aimaient leurs enfants : au lieu de les faire périr avant ou après leur naissance, comme les Païens, ils prenaient un soin extrême de les conserver, les regardaient comme un dépôt précieux, et ne négligeaient rien pour les former à la vertu.
Quel était le principal objet de leur vigilance ?
Le principal objet de leur vigilance était d’éloigner de leurs enfants les compagnies et les livres dangereux ; l’Évangile était l’unique ouvrage qu’ils mettaient entre leurs mains.
Les pères et mères s’aimaient-ils les uns les autres ?
Les pères et mères s’aimaient les uns les autres d’une affection toute surnaturelle, qui se manifestait par une affabilité constante, par des égards, par des soins empressés, et surtout par des prières ferventes et continuelles, lorsque l’un ou l’autre n’avait pas le bonheur d’être chrétien.
Les enfants imitaient-ils l’exemple de leurs parents ?
Les enfants imitaient l’exemple de leurs parents, et s’aimaient entre eux de l’amour le plus sincère ; on les voyait prier, combattre et mourir ensemble dans les amphithéâtres.
Les premiers Chrétiens s’aimaient-ils tous les uns les autres ?
Les premiers Chrétiens s’aimaient tous les uns les autres, au point que les Païens étonnés s’écriaient : Voyez comme ils s’aiment et comme ils sont toujours prêts à mourir les uns pour les autres !
Quels noms se donnaient-ils ?
Ils se donnaient entre eux les noms de père, de mère, de frère, de sœur, de fils et de fille, pour marquer qu’ils ne formaient qu’une seule famille, et cette charité s’étendait aux Chrétiens des Églises les plus éloignées.
Quels étaient les objets particuliers de leur charité ?
Les objets particuliers de leur charité étaient les ministres du Seigneur, les pauvres, et surtout les chrétiens condamnés aux mines pour la cause de la foi.
Aimaient-ils tous les hommes ?
Ils aimaient tous les hommes, même leurs persécuteurs, leur rendaient toutes sortes de bons offices, priaient pour eux, payaient fidèlement les impôts et s’acquittaient de tous les devoirs de bons soldats et de bons citoyens.
À qui s’étendait encore leur charité ?
Leur charité s’étendait encore aux défunts : ils avaient grand soin des sépultures ; ils lavaient les corps, les embaumaient, les enveloppaient de linges très-fins ou d’étoffes de soie, et faisaient des prières et des aumônes pour le repos des âmes.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je ne veux jamais dire des autres ce que je ne voudrais pas qu’on dît de moi.
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doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
9e leçon - Le Christianisme établi - Premier siècle
9e leçon - Le Christianisme établi - Premier siècle
Comment nos pères dans la foi étaient-ils parvenus à une si grande sainteté ?
Nos pères dans la foi étaient parvenus à une si grande sainteté, en s’appliquant à bien faire leurs actions de chaque jour, et en partageant leur temps entre la prière, le travail et la pratique des œuvres de charité ; mais surtout en fuyant toutes les occasions du péché.
Quelles étaient ces occasions ?
Ces occasions étaient principalement les spectacles, les danses et les fêtes publiques, où nos pères ne paraissaient jamais, par des motifs qui sont encore les mêmes pour leurs enfants.
Quels sont-ils ?
Les premiers Chrétiens regardaient avec raison les spectacles, les comédies, les tragédies, comme une école de libertinage, et croyaient qu’un Chrétien ne doit point aller voir les choses qu’il lui est défendu d’imiter, parce qu’il lui est bien difficile de ne pas se laisser entraîner par les passions lorsque tout contribue à les enflammer.
Continuez la même réponse.
1. Ils disaient que l’âge ne saurait excuser, parce qu’on est homme, c’est-à-dire faible à tout âge ;
2. que la coutume ne peut autoriser, parce que la coutume du monde n’est pas une loi pour le Chrétien ;
3. qu’en allant au spectacle, on scandalise son prochain, et que, s’il n’y avait point de spectateurs, il n’y aurait point d’acteurs.
Que disaient-ils des bals et des fêtes publiques ?
Ils disaient la même chose des bals et des fêtes publiques, et ils demandaient aux Païens, qui leur reprochaient de ne pas s’y trouver, si l’on ne pouvait honorer les maîtres de la terre, qu’en se livrant aux excès de l’intempérance et en offensant le Maître du Ciel.
Cette conduite vertueuse plaisait-elle aux Païens ?
Cette conduite vertueuse ne plaisait pas plus aux Païens que la conduite des gens de bien ne plaît aux mauvais Chrétiens de nos jours ; les Juifs et les Idolâtres répandirent même beaucoup de calomnies contre nos pères et contre la Religion.
Qui les réfuta ?
Les apologistes de la religion les réfutèrent avec éloquence, la vertu des Chrétiens les réfutait encore mieux ; mais, au lieu de se rendre, leurs ennemis se mirent à les persécuter, et des millions de victimes furent immolées en haine de la Religion.
Comment appelle-t-on ces victimes ?
On appelle ces victimes martyrs, c’est-à-dire témoins.
Que sont les martyrs ?
Les martyrs sont les Chrétiens qui sont morts pour la défense de la foi ; le nombre des martyrs pendant les trois premiers siècles dépasse onze millions.
Que remarquez-vous sur le martyre ?
Je remarque sur le martyre qu’il est une double preuve de la vérité de la Religion.
Comment cela ?
1. Parce que le martyre est l’accomplissement d’une prophétie de Notre-Seigneur, qui avait annoncé que ses disciples seraient mis à mort à cause de sa doctrine ;
2. parce que c’est un miracle que des millions de personnes vertueuses de tout âge, de tout sexe, de toute condition, de tout pays, aient souffert toutes sortes de supplices pendant trois cents ans, librement, sans murmure et même avec joie.
Qu’entendez-vous par les Actes des martyrs ?
On entend par les Actes des martyrs la relation de leur jugement, de leur interrogatoire, de leur supplice et de leur mort.
Comment les Chrétiens se procuraient-ils les Actes des martyrs ?
Les Chrétiens se procuraient les Actes des martyrs de deux manières :
1. en achetant des greffiers du tribunal la permission de les transcrire ;
2. en se mêlant, sans être connus, parmi les Païens, lorsqu’on jugeait les martyrs et en écrivant tout ce qui se passait.
Quels soins prenaient-ils des martyrs ?
Ils visitaient souvent les martyrs pendant qu’ils étaient en prison ; après leur mort, ils recueillaient leur sang avec empressement, les ensevelissaient avec soin, et sur leurs tombeaux on offrait le saint Sacrifice, non point aux martyrs, mais au Dieu qui les couronne.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux fuir avec horreur les assemblées du monde.
9e leçon - Le Christianisme établi - Premier siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie - Contenant l’histoire et l’explication de la religion depuis l’Ascension de Notre-Seigneur jusqu’à nos jours...
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Comment nos pères dans la foi étaient-ils parvenus à une si grande sainteté ?
Nos pères dans la foi étaient parvenus à une si grande sainteté, en s’appliquant à bien faire leurs actions de chaque jour, et en partageant leur temps entre la prière, le travail et la pratique des œuvres de charité ; mais surtout en fuyant toutes les occasions du péché.
Quelles étaient ces occasions ?
Ces occasions étaient principalement les spectacles, les danses et les fêtes publiques, où nos pères ne paraissaient jamais, par des motifs qui sont encore les mêmes pour leurs enfants.
Quels sont-ils ?
Les premiers Chrétiens regardaient avec raison les spectacles, les comédies, les tragédies, comme une école de libertinage, et croyaient qu’un Chrétien ne doit point aller voir les choses qu’il lui est défendu d’imiter, parce qu’il lui est bien difficile de ne pas se laisser entraîner par les passions lorsque tout contribue à les enflammer.
Continuez la même réponse.
1. Ils disaient que l’âge ne saurait excuser, parce qu’on est homme, c’est-à-dire faible à tout âge ;
2. que la coutume ne peut autoriser, parce que la coutume du monde n’est pas une loi pour le Chrétien ;
3. qu’en allant au spectacle, on scandalise son prochain, et que, s’il n’y avait point de spectateurs, il n’y aurait point d’acteurs.
Que disaient-ils des bals et des fêtes publiques ?
Ils disaient la même chose des bals et des fêtes publiques, et ils demandaient aux Païens, qui leur reprochaient de ne pas s’y trouver, si l’on ne pouvait honorer les maîtres de la terre, qu’en se livrant aux excès de l’intempérance et en offensant le Maître du Ciel.
Cette conduite vertueuse plaisait-elle aux Païens ?
Cette conduite vertueuse ne plaisait pas plus aux Païens que la conduite des gens de bien ne plaît aux mauvais Chrétiens de nos jours ; les Juifs et les Idolâtres répandirent même beaucoup de calomnies contre nos pères et contre la Religion.
Qui les réfuta ?
Les apologistes de la religion les réfutèrent avec éloquence, la vertu des Chrétiens les réfutait encore mieux ; mais, au lieu de se rendre, leurs ennemis se mirent à les persécuter, et des millions de victimes furent immolées en haine de la Religion.
Comment appelle-t-on ces victimes ?
On appelle ces victimes martyrs, c’est-à-dire témoins.
Que sont les martyrs ?
Les martyrs sont les Chrétiens qui sont morts pour la défense de la foi ; le nombre des martyrs pendant les trois premiers siècles dépasse onze millions.
Que remarquez-vous sur le martyre ?
Je remarque sur le martyre qu’il est une double preuve de la vérité de la Religion.
Comment cela ?
1. Parce que le martyre est l’accomplissement d’une prophétie de Notre-Seigneur, qui avait annoncé que ses disciples seraient mis à mort à cause de sa doctrine ;
2. parce que c’est un miracle que des millions de personnes vertueuses de tout âge, de tout sexe, de toute condition, de tout pays, aient souffert toutes sortes de supplices pendant trois cents ans, librement, sans murmure et même avec joie.
Qu’entendez-vous par les Actes des martyrs ?
On entend par les Actes des martyrs la relation de leur jugement, de leur interrogatoire, de leur supplice et de leur mort.
Comment les Chrétiens se procuraient-ils les Actes des martyrs ?
Les Chrétiens se procuraient les Actes des martyrs de deux manières :
1. en achetant des greffiers du tribunal la permission de les transcrire ;
2. en se mêlant, sans être connus, parmi les Païens, lorsqu’on jugeait les martyrs et en écrivant tout ce qui se passait.
Quels soins prenaient-ils des martyrs ?
Ils visitaient souvent les martyrs pendant qu’ils étaient en prison ; après leur mort, ils recueillaient leur sang avec empressement, les ensevelissaient avec soin, et sur leurs tombeaux on offrait le saint Sacrifice, non point aux martyrs, mais au Dieu qui les couronne.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux fuir avec horreur les assemblées du monde.
9e leçon - Le Christianisme établi - Premier siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie - Contenant l’histoire et l’explication de la religion depuis l’Ascension de Notre-Seigneur jusqu’à nos jours...
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ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 10e leçon
10e leçon - Le Christianisme établi - Première et deuxième persécutions - Premier siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie - Contenant l’histoire et l’explication de la religion depuis l’Ascension de Notre-Seigneur jusqu’à nos jours...télécharger, imprimer, partager. A suivre !
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doue_ha_mem_bro
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11e leçon - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie
11e leçon - Le Christianisme établi - Troisième et quatrième persécutions - Premier et deuxième siècles - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie - Contenant l’histoire et l’explication de la religion depuis l’Ascension de Notre-Seigneur jusqu’à nos jours...télécharger, imprimer, partager.
Comment l’Église fut-elle attaquée après la persécution de Domitien ?
Après la persécution de Domitien, l’Église fut attaquée par l’esprit de division qui altéra la charité parmi les Fidèles de Corinthe ; mais le Pape saint Clément leur écrivit une lettre qui rétablit l’union bien nécessaire à l’Église, puisqu’une nouvelle persécution approchait.
Quelle était cette persécution ?
Cette persécution était celle de Trajan. Cet empereur, livré aux vices les plus honteux, haïssait les Chrétiens, dont la vie sainte était une censure de la sienne, et il fît arrêter saint Ignace.
Qu’était saint Ignace ?
Saint Ignace, disciple de saint Jean, était évêque d’Antioche depuis quarante ans ; il fut conduit devant l’empereur, qui ordonna de le transporter à Rome pour y être dévoré par les bêtes, et servir de spectacle au peuple.
Que fit-il dans son voyage ?
Dans son voyage, il vit, à Smyrne, saint Polycarpe, comme lui disciple de saint Jean, et plusieurs autres évêques venus pour lui offrir les vœux de leurs Églises ; puis, il écrivit aux Fidèles de Rome pour les prier de ne demander sa grâce ni à Dieu ni aux hommes.
Quel fut son martyre ?
Arrivé à Rome le 20 décembre, dernier jour des jeux publics, le saint fut aussitôt conduit dans l’amphithéâtre, où deux lions se jetèrent sur lui et le dévorèrent en un instant. Ses os furent recueillis avec respect et portés en triomphe à Antioche, puis rapportés à Rome.
Comment finit Trajan ?
Trajan, usé par ses vices, finit misérablement, comme tous les persécuteurs des Chrétiens, et leur mort déplorable nous montre qu’on ne se révolte pas impunément contre Notre-Seigneur.
Quel fut le quatrième persécuteur des Chrétiens ?
Le quatrième persécuteur des Chrétiens fut Adrien, qui avait succédé à Trajan, l’an 116 après Jésus-Christ. Ce prince cruel, superstitieux et débauché, ayant consulté les démons, ils lui répondirent qu’une veuve nommée Symphorose ne cessait de les tourmenter.
Que fit le tyran ?
Le tyran se fit amener Symphorose avec ses sept fils, chrétiens comme elle, et lui ordonna de sacrifier aux dieux. Symphorose refusa, et le tyran la condamna à mort avec ses sept enfants.
Quelqu’un prit-il la défense des Chrétiens ?
Quadrat, évêque d’Athènes, et Aristide, philosophe athénien, présentèrent à l’empereur la défense des Chrétiens, et la persécution cessa ; néanmoins le bras de Dieu s’appesantit sur Adrien, qui, livré à une sombre mélancolie, se fit mourir.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux tâcher de vivre comme si j’étais seul dans le monde avec mon Dieu.
pour télécharger : https://gloria.tv/post/YjtzDeKKdRWC648e1YWtaFTPD
Comment l’Église fut-elle attaquée après la persécution de Domitien ?
Après la persécution de Domitien, l’Église fut attaquée par l’esprit de division qui altéra la charité parmi les Fidèles de Corinthe ; mais le Pape saint Clément leur écrivit une lettre qui rétablit l’union bien nécessaire à l’Église, puisqu’une nouvelle persécution approchait.
Quelle était cette persécution ?
Cette persécution était celle de Trajan. Cet empereur, livré aux vices les plus honteux, haïssait les Chrétiens, dont la vie sainte était une censure de la sienne, et il fît arrêter saint Ignace.
Qu’était saint Ignace ?
Saint Ignace, disciple de saint Jean, était évêque d’Antioche depuis quarante ans ; il fut conduit devant l’empereur, qui ordonna de le transporter à Rome pour y être dévoré par les bêtes, et servir de spectacle au peuple.
Que fit-il dans son voyage ?
Dans son voyage, il vit, à Smyrne, saint Polycarpe, comme lui disciple de saint Jean, et plusieurs autres évêques venus pour lui offrir les vœux de leurs Églises ; puis, il écrivit aux Fidèles de Rome pour les prier de ne demander sa grâce ni à Dieu ni aux hommes.
Quel fut son martyre ?
Arrivé à Rome le 20 décembre, dernier jour des jeux publics, le saint fut aussitôt conduit dans l’amphithéâtre, où deux lions se jetèrent sur lui et le dévorèrent en un instant. Ses os furent recueillis avec respect et portés en triomphe à Antioche, puis rapportés à Rome.
Comment finit Trajan ?
Trajan, usé par ses vices, finit misérablement, comme tous les persécuteurs des Chrétiens, et leur mort déplorable nous montre qu’on ne se révolte pas impunément contre Notre-Seigneur.
Quel fut le quatrième persécuteur des Chrétiens ?
Le quatrième persécuteur des Chrétiens fut Adrien, qui avait succédé à Trajan, l’an 116 après Jésus-Christ. Ce prince cruel, superstitieux et débauché, ayant consulté les démons, ils lui répondirent qu’une veuve nommée Symphorose ne cessait de les tourmenter.
Que fit le tyran ?
Le tyran se fit amener Symphorose avec ses sept fils, chrétiens comme elle, et lui ordonna de sacrifier aux dieux. Symphorose refusa, et le tyran la condamna à mort avec ses sept enfants.
Quelqu’un prit-il la défense des Chrétiens ?
Quadrat, évêque d’Athènes, et Aristide, philosophe athénien, présentèrent à l’empereur la défense des Chrétiens, et la persécution cessa ; néanmoins le bras de Dieu s’appesantit sur Adrien, qui, livré à une sombre mélancolie, se fit mourir.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux tâcher de vivre comme si j’étais seul dans le monde avec mon Dieu.
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doue_ha_mem_bro
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12e leçon - Le Christianisme établi - 5ème et 6ème persécutions - 2ème siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE
12e leçon - Le Christianisme établi - 5ème et 6ème persécutions - 2ème siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie - Contenant l’histoire et l’explication de la religion depuis l’Ascension de Notre-Seigneur jusqu’à nos jours...télécharger sur le lien : https://gloria.tv/post/7rkoqJKCi9dt4LLAyS3x7AYiw
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doue_ha_mem_bro
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13e leçon - Le Christianisme établi - 6ème persécution (suite) - 2ème siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE
À quelle occasion Marc-Aurèle donna-t-il quelque repos aux Chrétiens ?
Marc-Aurèle donna quelque repos aux Chrétiens à l’occasion du miracle de la légion fulminante.
Racontez ce miracle.
Un jour, l’armée romaine, commandée par l’empereur, se trouva prise dans un défilé, assiégée de toutes parts par les ennemis et exposée à mourir de soif.
Comment fut-elle sauvée ?
Elle fut sauvée par la légion fulminante. Composée de soldats chrétiens, cette légion se mit à genoux, et, par ses ferventes prières, obtint aux Romains une pluie abondante, tandis qu’une grêle mêlée de coups de tonnerre écrasa les ennemis, qui s’empressèrent de jeter leurs armes.
Comment Marc-Aurèle reconnut-il le miracle ?
Marc-Aurèle reconnut le miracle en l’écrivant au sénat et en élevant à Rome un monument qui subsiste encore ; mais bientôt le démon le poussa à persécuter de nouveau les Chrétiens.
Dans quel lieu éclata surtout cette nouvelle persécution ?
Cette nouvelle persécution éclata surtout dans les Gaules, et la ville de Lyon fut inondée du sang des martyrs.
Quels furent les principaux ?
Les principaux furent : saint Pothin, évêque de cette ville, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans, qui fut jeté dans un étroit cachot, où il mourut deux jours après ; Maure et Sanctus, qui, après avoir servi de spectacle au peuple et de pâture aux bêtes, furent mis dans une chaise de fer rougie au feu et eurent la tête tranchée.
Quels furent les autres ?
Les autres furent Attale et Alexandre, Blandine et le jeune Ponticus, âgé de quinze ans.
Qui était Blandine ?
Blandine était une esclave timide et d’une complexion très-délicate ; mais Notre-Seigneur la remplit d’une telle force, qu’elle lassa tous les bourreaux. À toutes les questions qu’on lui adressait elle se contentait de répondre : Je suis chrétienne, et il ne se commet point de mal parmi nous.
Comment couronna-t-elle son martyre ?
Après avoir été exposée dans un filet à une vache furieuse qui la jeta en l’air et lui meurtrit tout le corps, elle fut égorgée.
Que devint Ponticus ?
Ponticus, encouragé par sainte Blandine, parcourut courageusement tous les degrés du martyre, et consomma son sacrifice par le glaive.
Y eut-il d’autres martyrs dans les Gaules ?
Il y eut encore d’autres martyrs dans les Gaules, en particulier saint Symphorien de la ville d’Autun, jeune homme également distingué par sa naissance, par son savoir et ses belles qualités. Héraclius, gouverneur de la province, le fit arrêter, et lui demanda quels étaient sa profession et son nom.
Que répondit-il ?
Il répondit : Je suis chrétien.
Que fit le gouverneur ?
Le gouverneur employa tour à tour les caresses, les promesses et les menaces pour le faire sacrifier aux dieux ; mais, tout cela étant inutile, il condamna le saint à avoir la tête tranchée.
Qu’arriva-t-il pendant qu’on le conduisait au supplice ?
Pendant qu’on le conduisait au supplice, sa mère, vénérable par sa vertu plus encore que par son âge, lui cria du haut des murailles de la ville : Symphorien, mon fils, regarde le ciel, aie bon courage ; ne crains pas la mort, qui est le chemin de la vie éternelle !
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux me dire souvent comme les martyrs : Je suis chrétien.
téléchargement/imprimer : https://gloria.tv/post/WbHTk68VfnXR37pcJMAQKcCxz
tiré de : 13e leçon - Le Christianisme établi - 6ème persécution (suite) - 2ème siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie - Contenant l’histoire et l’explication de la religion depuis l’Ascension de Notre-Seigneur jusqu’à nos jours
Marc-Aurèle donna quelque repos aux Chrétiens à l’occasion du miracle de la légion fulminante.
Racontez ce miracle.
Un jour, l’armée romaine, commandée par l’empereur, se trouva prise dans un défilé, assiégée de toutes parts par les ennemis et exposée à mourir de soif.
Comment fut-elle sauvée ?
Elle fut sauvée par la légion fulminante. Composée de soldats chrétiens, cette légion se mit à genoux, et, par ses ferventes prières, obtint aux Romains une pluie abondante, tandis qu’une grêle mêlée de coups de tonnerre écrasa les ennemis, qui s’empressèrent de jeter leurs armes.
Comment Marc-Aurèle reconnut-il le miracle ?
Marc-Aurèle reconnut le miracle en l’écrivant au sénat et en élevant à Rome un monument qui subsiste encore ; mais bientôt le démon le poussa à persécuter de nouveau les Chrétiens.
Dans quel lieu éclata surtout cette nouvelle persécution ?
Cette nouvelle persécution éclata surtout dans les Gaules, et la ville de Lyon fut inondée du sang des martyrs.
Quels furent les principaux ?
Les principaux furent : saint Pothin, évêque de cette ville, âgé de plus de quatre-vingt-dix ans, qui fut jeté dans un étroit cachot, où il mourut deux jours après ; Maure et Sanctus, qui, après avoir servi de spectacle au peuple et de pâture aux bêtes, furent mis dans une chaise de fer rougie au feu et eurent la tête tranchée.
Quels furent les autres ?
Les autres furent Attale et Alexandre, Blandine et le jeune Ponticus, âgé de quinze ans.
Qui était Blandine ?
Blandine était une esclave timide et d’une complexion très-délicate ; mais Notre-Seigneur la remplit d’une telle force, qu’elle lassa tous les bourreaux. À toutes les questions qu’on lui adressait elle se contentait de répondre : Je suis chrétienne, et il ne se commet point de mal parmi nous.
Comment couronna-t-elle son martyre ?
Après avoir été exposée dans un filet à une vache furieuse qui la jeta en l’air et lui meurtrit tout le corps, elle fut égorgée.
Que devint Ponticus ?
Ponticus, encouragé par sainte Blandine, parcourut courageusement tous les degrés du martyre, et consomma son sacrifice par le glaive.
Y eut-il d’autres martyrs dans les Gaules ?
Il y eut encore d’autres martyrs dans les Gaules, en particulier saint Symphorien de la ville d’Autun, jeune homme également distingué par sa naissance, par son savoir et ses belles qualités. Héraclius, gouverneur de la province, le fit arrêter, et lui demanda quels étaient sa profession et son nom.
Que répondit-il ?
Il répondit : Je suis chrétien.
Que fit le gouverneur ?
Le gouverneur employa tour à tour les caresses, les promesses et les menaces pour le faire sacrifier aux dieux ; mais, tout cela étant inutile, il condamna le saint à avoir la tête tranchée.
Qu’arriva-t-il pendant qu’on le conduisait au supplice ?
Pendant qu’on le conduisait au supplice, sa mère, vénérable par sa vertu plus encore que par son âge, lui cria du haut des murailles de la ville : Symphorien, mon fils, regarde le ciel, aie bon courage ; ne crains pas la mort, qui est le chemin de la vie éternelle !
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu ; et, en témoignage de cet amour, je veux me dire souvent comme les martyrs : Je suis chrétien.
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tiré de : 13e leçon - Le Christianisme établi - 6ème persécution (suite) - 2ème siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie - Contenant l’histoire et l’explication de la religion depuis l’Ascension de Notre-Seigneur jusqu’à nos jours
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doue_ha_mem_bro
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- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
14e leçon-ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME-Le Christianisme établi–7ème persécutions
De quelle manière commença le troisième siècle?
Le troisième siècle commença par une guerre plus vive et plus générale contre l’Église: les philosophes et les hérétiques se réunirent aux bourreaux pour l’anéantir; mais Dieu prit soin de la défendre.
Comment la défendit-il?
Il la défendit en opposant aux philosophes et aux hérétiques deux grands apologistes, et aux persécuteurs une multitude de martyrs; ces deux grands apologistes furent Tertullien et Origène.
Qui était Tertullien?
Tertullien était un prêtre de Carthage, né dans cette ville l’an 160 de Notre-Seigneur. Étant venu à Rome, il publia un Apologétique, c’est-à-dire une défense des Chrétiens qu’il présenta aux magistrats de l’empire, et qui porta un coup mortel au paganisme.
Quel ouvrage publia-t-il contre les hérétiques?
Après avoir confondu les Païens, Tertulien se tourna contre les hérétiques et réfuta toutes les hérésies passées, présentes et futures, dans un ouvrage appelé les Prescriptions.
Par quel raisonnement?
Par ce raisonnement bien simple: la véritable Église est celle qui remonte sans interruption jusqu’à Jésus-Christ; l’Église catholique seule remonte sans interruption jusqu’à Jésus-Christ; l’Église catholique seule est donc la véritable.
Comment finit Tertullien?
Tertullien eut le malheur de tomber ensuite dans des erreurs condamnables; mais elles n’ôtent rien au mérite des ouvrages qu’il écrivit avant sa chute.
Qui était Origène?
Origène, fils du saint martyr Léonidas, naquit à Alexandrie l’an 185 de Notre-Seigneur. Doué d’un vaste génie, il devint une des plus brillantes lumières de l’Église, et réfuta victorieusement un des plus dangereux ennemis de la Religion, nommé Celse. Origène donna aussi dans quelques erreurs; mais il parait qu’il n’y fut jamais obstiné.
Quelle fut la septième persécution générale?
La septième persécution générale fut celle de l’empereur Septime Sévère, qui publia, l’an 200, un édit de proscription; et le sang coula dans toutes les parties de l’empire.
Quels furent les principaux martyrs de cette persécution?
Les principaux martyrs de cette persécution furent sainte Perpétue et sainte Félicité avec leurs compagnons, tous de la ville de Carthage.
Qui étaient sainte Perpétue et sainte Félicité?
Sainte Perpétue, âgée de vingt-deux ans, était d’une famille noble, mariée, et mère d’un enfant qu’elle nourrissait elle-même. Sainte Félicité était esclave, arrêtée comme les autres martyrs par ordre du proconsul Hilarien.
Que fit le père de sainte Perpétue?
Le père de sainte Perpétue, qui était païen, vint la supplier de renoncer à la foi et de ne pas le faire mourir de douleur. Le proconsul se joignit à lui; mais Perpétue se contenta de leur répondre: Je suis chrétienne.
Qu’arriva-t-il ensuite?
On conduisit ensuite les martyrs dans la prison, dont ils convertirent le geôlier, ainsi qu’un grand nombre de Païens qui étaient venus pour les voir pendant le souper libre.
Qu’était-ce que le souper libre?
Le souper libre était un repas qu’on donnait aux martyrs, dans une salle ouverte au public, la veille de leur mort.
Quels furent les supplices des saints martyrs?
Le lendemain on conduisit les saints martyrs dans l’amphithéâtre, où trois d’entre eux furent exposés aux bêtes, tandis que sainte Perpétue et sainte Félicité furent enfermées dans des filets et exposées à une vache furieuse qui les maltraita beaucoup.
Que demanda le peuple?
Pour jouir, du supplice des saints martyrs, le peuple demanda qu’ils fussent tous égorgés au milieu de l’amphithéâtre: ils y reçurent le coup de la mort sans faire le moindre mouvement et sans pousser la moindre plainte.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu; et, en témoignage de cet amour, je veux penser chaque jour aux jugements de Dieu.
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Le troisième siècle commença par une guerre plus vive et plus générale contre l’Église: les philosophes et les hérétiques se réunirent aux bourreaux pour l’anéantir; mais Dieu prit soin de la défendre.
Comment la défendit-il?
Il la défendit en opposant aux philosophes et aux hérétiques deux grands apologistes, et aux persécuteurs une multitude de martyrs; ces deux grands apologistes furent Tertullien et Origène.
Qui était Tertullien?
Tertullien était un prêtre de Carthage, né dans cette ville l’an 160 de Notre-Seigneur. Étant venu à Rome, il publia un Apologétique, c’est-à-dire une défense des Chrétiens qu’il présenta aux magistrats de l’empire, et qui porta un coup mortel au paganisme.
Quel ouvrage publia-t-il contre les hérétiques?
Après avoir confondu les Païens, Tertulien se tourna contre les hérétiques et réfuta toutes les hérésies passées, présentes et futures, dans un ouvrage appelé les Prescriptions.
Par quel raisonnement?
Par ce raisonnement bien simple: la véritable Église est celle qui remonte sans interruption jusqu’à Jésus-Christ; l’Église catholique seule remonte sans interruption jusqu’à Jésus-Christ; l’Église catholique seule est donc la véritable.
Comment finit Tertullien?
Tertullien eut le malheur de tomber ensuite dans des erreurs condamnables; mais elles n’ôtent rien au mérite des ouvrages qu’il écrivit avant sa chute.
Qui était Origène?
Origène, fils du saint martyr Léonidas, naquit à Alexandrie l’an 185 de Notre-Seigneur. Doué d’un vaste génie, il devint une des plus brillantes lumières de l’Église, et réfuta victorieusement un des plus dangereux ennemis de la Religion, nommé Celse. Origène donna aussi dans quelques erreurs; mais il parait qu’il n’y fut jamais obstiné.
Quelle fut la septième persécution générale?
La septième persécution générale fut celle de l’empereur Septime Sévère, qui publia, l’an 200, un édit de proscription; et le sang coula dans toutes les parties de l’empire.
Quels furent les principaux martyrs de cette persécution?
Les principaux martyrs de cette persécution furent sainte Perpétue et sainte Félicité avec leurs compagnons, tous de la ville de Carthage.
Qui étaient sainte Perpétue et sainte Félicité?
Sainte Perpétue, âgée de vingt-deux ans, était d’une famille noble, mariée, et mère d’un enfant qu’elle nourrissait elle-même. Sainte Félicité était esclave, arrêtée comme les autres martyrs par ordre du proconsul Hilarien.
Que fit le père de sainte Perpétue?
Le père de sainte Perpétue, qui était païen, vint la supplier de renoncer à la foi et de ne pas le faire mourir de douleur. Le proconsul se joignit à lui; mais Perpétue se contenta de leur répondre: Je suis chrétienne.
Qu’arriva-t-il ensuite?
On conduisit ensuite les martyrs dans la prison, dont ils convertirent le geôlier, ainsi qu’un grand nombre de Païens qui étaient venus pour les voir pendant le souper libre.
Qu’était-ce que le souper libre?
Le souper libre était un repas qu’on donnait aux martyrs, dans une salle ouverte au public, la veille de leur mort.
Quels furent les supplices des saints martyrs?
Le lendemain on conduisit les saints martyrs dans l’amphithéâtre, où trois d’entre eux furent exposés aux bêtes, tandis que sainte Perpétue et sainte Félicité furent enfermées dans des filets et exposées à une vache furieuse qui les maltraita beaucoup.
Que demanda le peuple?
Pour jouir, du supplice des saints martyrs, le peuple demanda qu’ils fussent tous égorgés au milieu de l’amphithéâtre: ils y reçurent le coup de la mort sans faire le moindre mouvement et sans pousser la moindre plainte.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu; et, en témoignage de cet amour, je veux penser chaque jour aux jugements de Dieu.
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doue_ha_mem_bro
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15e leçon - Le Christianisme établi - 8ème et 9ème persécutions - 3ème siècle - Abrégé du Catéchisme de Persévérance
Quel fut l’auteur de la huitième persécution générale ?
L’auteur de la huitième persécution générale fut Dèce, prince féroce, qui mourut misérablement, comme Septime Sévère et comme tous les persécuteurs.
Citez quelques martyrs de cette persécution.
Un des plus illustres martyrs de cette persécution fut saint Pionius de Smyrne, prêtre et disciple de saint Polycarpe, qui, à toutes les questions du juge, se contenta de répondre: Je suis chrétien, enfant de l’Église catholique.
Quels tourments eut-il à souffrir?
Il eut à souffrir toutes sortes de tourments, puis il fut condamné à être brûlé vif; mais, après avoir fait sa prière, il expira sans que le feu eût brûlé ni sa barbe ni ses cheveux.
Nommez encore quelques autres martyrs.
Pendant cette persécution arriva encore le martyre d’un jeune enfant nommé Cyrille, qui, en montant sur le bûcher, engageait les assistants à chanter des cantiques pour se réjouir de son bonheur.
Continuez la même réponse.
En Sicile, fut aussi martyrisée sainte Agathe, jeune vierge issue d’une illustre famille, et héritière d’une grande fortune, qui aima mieux renoncer à tout qu’à sa foi.
Quel fut l’auteur de la neuvième persécution générale?
L’auteur de la neuvième persécution générale fut Valérien, qui fît mourir un grand nombre de chrétiens, entre autres le pape Sixte II.
Qu’arriva-t-il pendant qu’on le conduisait au martyre?
Pendant qu’on le conduisait au martyre, saint Laurent, diacre de l’église de Rome, lui demanda en pleurant où il allait sans lui. Le saint Pape lui dit: Vous me suivrez dans trois jours. La prédiction s’accomplit, et Laurent fut arrêté.
Que lui demanda le préfet de Rome?
Le préfet de Rome lui demanda les trésors de l’église. Le saint rassembla tous les pauvres que l’église nourrissait, et dit au préfet: Voilà les trésors des chrétiens.
Que fit le préfet?
Le préfet, furieux, fit étendre Laurent sur un gril de fer percé sur un brasier; le saint y parut aussi tranquille que s’il eût été sur un lit ordinaire, pria pour la conversion de Rome, et expira doucement; saint Cyprien le suivit de près.
Qui était saint Cyprien?
Saint Cyprien était évêque de Carthage et fils d’un des premiers sénateurs de cette ville. Après avoir secouru les païens affligés de la peste, il fut arrêté et condamné à perdre la tête. Le saint, en entendant sa sentence, répondit : Dieu soit loué! Et, après avoir prié pour son église, il reçut le coup de la mort.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu; et, en témoignage de cet amour, je veux secourir et respecter les pauvres.
pour télécharger/imprimer/partager : https://gloria.tv/post/8dbCbgjomMvU6ridUa13FS9CQ
tiré de : 15e leçon - Le Christianisme établi - 8ème et 9ème persécutions - 3ème siècle - ABRÉGÉ DU CATÉCHISME DE PERSÉVÉRANCE de Mgr Jean-Joseph GAUME - 3ème partie - Contenant l’histoire et l’explication de la religion depuis l’Ascension de Notre-Seigneur jusqu’à nos jours
L’auteur de la huitième persécution générale fut Dèce, prince féroce, qui mourut misérablement, comme Septime Sévère et comme tous les persécuteurs.
Citez quelques martyrs de cette persécution.
Un des plus illustres martyrs de cette persécution fut saint Pionius de Smyrne, prêtre et disciple de saint Polycarpe, qui, à toutes les questions du juge, se contenta de répondre: Je suis chrétien, enfant de l’Église catholique.
Quels tourments eut-il à souffrir?
Il eut à souffrir toutes sortes de tourments, puis il fut condamné à être brûlé vif; mais, après avoir fait sa prière, il expira sans que le feu eût brûlé ni sa barbe ni ses cheveux.
Nommez encore quelques autres martyrs.
Pendant cette persécution arriva encore le martyre d’un jeune enfant nommé Cyrille, qui, en montant sur le bûcher, engageait les assistants à chanter des cantiques pour se réjouir de son bonheur.
Continuez la même réponse.
En Sicile, fut aussi martyrisée sainte Agathe, jeune vierge issue d’une illustre famille, et héritière d’une grande fortune, qui aima mieux renoncer à tout qu’à sa foi.
Quel fut l’auteur de la neuvième persécution générale?
L’auteur de la neuvième persécution générale fut Valérien, qui fît mourir un grand nombre de chrétiens, entre autres le pape Sixte II.
Qu’arriva-t-il pendant qu’on le conduisait au martyre?
Pendant qu’on le conduisait au martyre, saint Laurent, diacre de l’église de Rome, lui demanda en pleurant où il allait sans lui. Le saint Pape lui dit: Vous me suivrez dans trois jours. La prédiction s’accomplit, et Laurent fut arrêté.
Que lui demanda le préfet de Rome?
Le préfet de Rome lui demanda les trésors de l’église. Le saint rassembla tous les pauvres que l’église nourrissait, et dit au préfet: Voilà les trésors des chrétiens.
Que fit le préfet?
Le préfet, furieux, fit étendre Laurent sur un gril de fer percé sur un brasier; le saint y parut aussi tranquille que s’il eût été sur un lit ordinaire, pria pour la conversion de Rome, et expira doucement; saint Cyprien le suivit de près.
Qui était saint Cyprien?
Saint Cyprien était évêque de Carthage et fils d’un des premiers sénateurs de cette ville. Après avoir secouru les païens affligés de la peste, il fut arrêté et condamné à perdre la tête. Le saint, en entendant sa sentence, répondit : Dieu soit loué! Et, après avoir prié pour son église, il reçut le coup de la mort.
Je prends la résolution d’aimer Dieu par-dessus toute chose, et mon prochain comme moi-même pour l’amour de Dieu; et, en témoignage de cet amour, je veux secourir et respecter les pauvres.
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