Méditations pour tous les jours de l'année
-
doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
Méditations pour tous les jours de l'année
12e DIMANCHE ap. LA PENTECÔTE - Parabole du bon Samaritain
La charité envers Dieu et envers le prochain constitue le grand précepte chrétien. Nous devons aimer Dieu, et, à cause de lui, nous aimer les uns les autres sans acception de personnes.
Texte du Saint Évangile — Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! car je vous assure que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu; et entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. Sur cela, un docteur de la loi se leva, à dessein de le sonder : Maître, dit-il, que ferai-je pour posséder la Vie Éternelle? Jésus lui répondit: Qu’y a-t-il d’écrit dans la loi ? Que lisez-vous? Il repartit : Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces et de tout votre esprit, et votre prochain comme vous-même. Vous avez bien répondu, lui dit Jésus, faites cela et vous vivrez. Mais lui, voulant se faire passer pour un homme de bien, dit à Jésus: Et qui est mon prochain? Sur quoi, Jésus prenant la parole : Un homme, dit-il, qui allait de
Jérusalem à Jéricho, tomba entre les mains des voleurs, qui le dépouillèrent, et, après l’avoir chargé de coups, le laissèrent à demi mort. Il arriva par hasard qu’un prêtre tenait le même chemin; il vit cet homme et passa outre; de même un lévite étant près de là, et, l’ayant vu, passa aussi; mais un Samaritain qui faisait voyage vint jusqu’à lui, et, le voyant, il fut touché de compassion. Il s’en approcha, banda ses plaies, et, après y avoir versé de l’huile et du vin, il le mit ensuite sur son cheval, le mena à une hôtellerie et prit soin de lui. Le jour suivant, il tira de sa bourse deux deniers d’argent, qu’il donna à l’hôte, en lui disant : Ayez soin de cet homme-là, et tout ce que vous avancerez par-dessus, je vous le rendrai à mon retour. Qui de ces trois vous semble avoir été le prochain de l’homme qui tomba entre les mains des
voleurs? C’est, répondit le docteur, celui qui l’a traité charitablement. Sur quoi, Jésus dit au docteur : Allez et faites la même chose. (Luc. X, 23-37)
Ier POINT
A. Cet évangile nous rappelle quels sont les deux grands préceptes du christianisme : l’amour
de Dieu et du prochain. Examinons-nous sur la question de savoir si nous les observons.
B. Nous voulons être fidèles à l’amour de Dieu, et nous nous y efforçons sans doute, mais pouvons-nous en dire autant de l’amour du prochain ? Ne sommes-nous pas portés à imiter le docteur de la loi, et à nous demander qui est notre prochain ?
IIe POINT
A. Méditons la parabole; les meilleurs, ou du moins ceux qui devraient l’être : un prêtre, un lévite passent sans secourir le pauvre blessé. C’est un Samaritain, un schismatique qui leur donne la leçon qu’ils méritent....…
B. Notre prochain n’est pas seulement le pauvre qui nous plaît, c’est l’humanité entière, nos amis, nos ennemis, les bons, les méchants. Nous devons aimer tous nos semblables.
Résolution. — Être bon avec tout le monde.
tiré de 12e DIMANCHE ap. LA PENTECÔTE - Parabole du bon Samaritain - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels...version téléchargeable sur le lien gloria.tv ci-contre :https://gloria.tv/post/qWYVDa7DhJdD1C6bryoNfR6mJ
La charité envers Dieu et envers le prochain constitue le grand précepte chrétien. Nous devons aimer Dieu, et, à cause de lui, nous aimer les uns les autres sans acception de personnes.
Texte du Saint Évangile — Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez ! car je vous assure que beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu; et entendre ce que vous entendez, et ne l’ont pas entendu. Sur cela, un docteur de la loi se leva, à dessein de le sonder : Maître, dit-il, que ferai-je pour posséder la Vie Éternelle? Jésus lui répondit: Qu’y a-t-il d’écrit dans la loi ? Que lisez-vous? Il repartit : Vous aimerez le Seigneur votre Dieu de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces et de tout votre esprit, et votre prochain comme vous-même. Vous avez bien répondu, lui dit Jésus, faites cela et vous vivrez. Mais lui, voulant se faire passer pour un homme de bien, dit à Jésus: Et qui est mon prochain? Sur quoi, Jésus prenant la parole : Un homme, dit-il, qui allait de
Jérusalem à Jéricho, tomba entre les mains des voleurs, qui le dépouillèrent, et, après l’avoir chargé de coups, le laissèrent à demi mort. Il arriva par hasard qu’un prêtre tenait le même chemin; il vit cet homme et passa outre; de même un lévite étant près de là, et, l’ayant vu, passa aussi; mais un Samaritain qui faisait voyage vint jusqu’à lui, et, le voyant, il fut touché de compassion. Il s’en approcha, banda ses plaies, et, après y avoir versé de l’huile et du vin, il le mit ensuite sur son cheval, le mena à une hôtellerie et prit soin de lui. Le jour suivant, il tira de sa bourse deux deniers d’argent, qu’il donna à l’hôte, en lui disant : Ayez soin de cet homme-là, et tout ce que vous avancerez par-dessus, je vous le rendrai à mon retour. Qui de ces trois vous semble avoir été le prochain de l’homme qui tomba entre les mains des
voleurs? C’est, répondit le docteur, celui qui l’a traité charitablement. Sur quoi, Jésus dit au docteur : Allez et faites la même chose. (Luc. X, 23-37)
Ier POINT
A. Cet évangile nous rappelle quels sont les deux grands préceptes du christianisme : l’amour
de Dieu et du prochain. Examinons-nous sur la question de savoir si nous les observons.
B. Nous voulons être fidèles à l’amour de Dieu, et nous nous y efforçons sans doute, mais pouvons-nous en dire autant de l’amour du prochain ? Ne sommes-nous pas portés à imiter le docteur de la loi, et à nous demander qui est notre prochain ?
IIe POINT
A. Méditons la parabole; les meilleurs, ou du moins ceux qui devraient l’être : un prêtre, un lévite passent sans secourir le pauvre blessé. C’est un Samaritain, un schismatique qui leur donne la leçon qu’ils méritent....…
B. Notre prochain n’est pas seulement le pauvre qui nous plaît, c’est l’humanité entière, nos amis, nos ennemis, les bons, les méchants. Nous devons aimer tous nos semblables.
Résolution. — Être bon avec tout le monde.
tiré de 12e DIMANCHE ap. LA PENTECÔTE - Parabole du bon Samaritain - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels...version téléchargeable sur le lien gloria.tv ci-contre :https://gloria.tv/post/qWYVDa7DhJdD1C6bryoNfR6mJ
-
doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
LUNDI - 12e sem ap la Pentecôte - Commandement d’aimer Dieu de tout notre Cœur
Dieu devant être aimé comme la fin dernière à laquelle toutes choses se rapportent, il a été convenable de nous faire un précepte de l’aimer de tout notre cœur.
Ier POINT
A. Les préceptes ayant pour objet les actes vertueux, et cela uniquement, un acte n’est de précepte qu’autant qu’il est un acte de vertu. Or, un acte, pour être vertueux, doit non seulement s’appliquer à la matière voulue, mais encore il doit être environné des circonstances qui font qu’il est en rapport avec cette matière. Il s’ensuit que Dieu devant être aimé comme la fin dernière à laquelle tout doit se rapporter, le précepte de cet amour doit exprimer une sorte de totalité.
B. C’est pour cela qu’il nous est ordonné d’aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces. Le devoir d’aimer Dieu de tout notre cœur est d’autant plus rigoureux, que l’étendue de notre amour ne pourra jamais égaler la grandeur de son objet. Dieu est infini, et notre cœur est borné.
IIe POINT
A. On peut aimer Dieu de tout son cœur de deux manières: d’abord en acte, dans ce sens que notre cœur se porte actuellement et tout entier vers Dieu. Cet amour est la perfection du Ciel. Secondement, d’un amour habituel, c’est-à-dire en nous portant habituellement vers Dieu, de façon que nous n’éprouvions dans notre cœur rien de contraire à l’amour de Dieu, et cet amour est la perfection de la terre.
B. Cette perfection n’exclut pas le péché véniel, car ce péché ne détruit pas l’habitude de la charité, mais en entrave seulement l’usage, Quand on veut atteindre la perfection par la pratique des conseils évangéliques, on arrive, en se détachant autant qu’on le peut des choses temporelles, même permises, à porter son cœur continuellement vers Dieu. Cet état tient le milieu entre la manière d’aimer Dieu comme on l’aimera au Ciel, et la manière dont il est habituellement aimé sur la terre.
Résolution, — Formuler souvent l’acte d’amour de Dieu.
lien pour imprimer/télécharger en pdf : https://gloria.tv/post/1NKt8QnsbefX4ae1pT4vkofb4
Ier POINT
A. Les préceptes ayant pour objet les actes vertueux, et cela uniquement, un acte n’est de précepte qu’autant qu’il est un acte de vertu. Or, un acte, pour être vertueux, doit non seulement s’appliquer à la matière voulue, mais encore il doit être environné des circonstances qui font qu’il est en rapport avec cette matière. Il s’ensuit que Dieu devant être aimé comme la fin dernière à laquelle tout doit se rapporter, le précepte de cet amour doit exprimer une sorte de totalité.
B. C’est pour cela qu’il nous est ordonné d’aimer Dieu de tout notre cœur, de toute notre âme, de toutes nos forces. Le devoir d’aimer Dieu de tout notre cœur est d’autant plus rigoureux, que l’étendue de notre amour ne pourra jamais égaler la grandeur de son objet. Dieu est infini, et notre cœur est borné.
IIe POINT
A. On peut aimer Dieu de tout son cœur de deux manières: d’abord en acte, dans ce sens que notre cœur se porte actuellement et tout entier vers Dieu. Cet amour est la perfection du Ciel. Secondement, d’un amour habituel, c’est-à-dire en nous portant habituellement vers Dieu, de façon que nous n’éprouvions dans notre cœur rien de contraire à l’amour de Dieu, et cet amour est la perfection de la terre.
B. Cette perfection n’exclut pas le péché véniel, car ce péché ne détruit pas l’habitude de la charité, mais en entrave seulement l’usage, Quand on veut atteindre la perfection par la pratique des conseils évangéliques, on arrive, en se détachant autant qu’on le peut des choses temporelles, même permises, à porter son cœur continuellement vers Dieu. Cet état tient le milieu entre la manière d’aimer Dieu comme on l’aimera au Ciel, et la manière dont il est habituellement aimé sur la terre.
Résolution, — Formuler souvent l’acte d’amour de Dieu.
lien pour imprimer/télécharger en pdf : https://gloria.tv/post/1NKt8QnsbefX4ae1pT4vkofb4
-
doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
Mardi-12e sem ap la Pentecôte-Commandement d’aimer Dieu de toute notre âme et de toutes nos forces-Méditations pour ...
Mardi-12e sem ap la Pentecôte-Commandement d’aimer Dieu de toute notre âme et de toutes nos forces - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
Ce précepte se trouve diversement rapporté dans différents endroits de l’Écriture; il nous ordonne de diriger vers Dieu toutes nos intentions, de régler selon Dieu tous nos appétits, et de faire tous nos actes extérieurs selon sa volonté.
Ier POINT
A. Notre-Seigneur l’a affirmé, il n'est pas venu abroger la loi, mais la compléter. Aussi, le précepte de la charité auquel il a donné plus d’extension, en déclarant qu'il fallait aimer Dieu et le prochain avec lui et à cause de lui, figurait-il déjà dans la loi mosaïque; il constituait le premier précepte du décalogue. Les Saintes Écritures le signalent à plusieurs reprises.
B. Les expressions employées pour désigner la façon dont nous devons aimer Dieu n'ont pas été prises au hasard. L’aimer de tout notre cœur veut dire que nous devons diriger vers lui toutes nos intentions. L’aimer de tout notre esprit veut dire que nous devons lui soumettre toute notre intelligence. L’aimer de toute notre âme signifie qu’il faut régler selon lui tous nos appétits. Enfin, l’aimer de toutes nos forces veut dire que tous nos actes extérieurs doivent être réglés conformément à la Volonté Divine. Est-ce ainsi que nous aimons Dieu ? Sa Grâce est indispensable pour arriver à ce degré d’amour, mais il ne la refuse
jamais à qui la lui demande.
IIe POINT
A. Cet amour de Dieu n’existera parfaitement que dans le Ciel, car c'est là seulement que l’union complète de la créature avec le Créateur se réalisera, quand Dieu sera Tout en tous, ainsi que l’écrit saint Paul aux Corinthiens (I Cor. XV, 28). Ici-bas, le précepte de l’Amour de Dieu n’est donc accompli qu’imparfaitement.
B. Il importe, cependant, de se rappeler qu’on l’accomplit d’autant plus parfaitement sur la terre, qu’on s’approche davantage de la perfection divine en cherchant à l’imiter.
Résolution. — Faire des efforts pour tendre sans cesse vers la perfection.
......télécharger, imprimer sur : https://gloria.tv/post/4vj7pQiJ7zJ1BbbrJZ1VFazzb
Ce précepte se trouve diversement rapporté dans différents endroits de l’Écriture; il nous ordonne de diriger vers Dieu toutes nos intentions, de régler selon Dieu tous nos appétits, et de faire tous nos actes extérieurs selon sa volonté.
Ier POINT
A. Notre-Seigneur l’a affirmé, il n'est pas venu abroger la loi, mais la compléter. Aussi, le précepte de la charité auquel il a donné plus d’extension, en déclarant qu'il fallait aimer Dieu et le prochain avec lui et à cause de lui, figurait-il déjà dans la loi mosaïque; il constituait le premier précepte du décalogue. Les Saintes Écritures le signalent à plusieurs reprises.
B. Les expressions employées pour désigner la façon dont nous devons aimer Dieu n'ont pas été prises au hasard. L’aimer de tout notre cœur veut dire que nous devons diriger vers lui toutes nos intentions. L’aimer de tout notre esprit veut dire que nous devons lui soumettre toute notre intelligence. L’aimer de toute notre âme signifie qu’il faut régler selon lui tous nos appétits. Enfin, l’aimer de toutes nos forces veut dire que tous nos actes extérieurs doivent être réglés conformément à la Volonté Divine. Est-ce ainsi que nous aimons Dieu ? Sa Grâce est indispensable pour arriver à ce degré d’amour, mais il ne la refuse
jamais à qui la lui demande.
IIe POINT
A. Cet amour de Dieu n’existera parfaitement que dans le Ciel, car c'est là seulement que l’union complète de la créature avec le Créateur se réalisera, quand Dieu sera Tout en tous, ainsi que l’écrit saint Paul aux Corinthiens (I Cor. XV, 28). Ici-bas, le précepte de l’Amour de Dieu n’est donc accompli qu’imparfaitement.
B. Il importe, cependant, de se rappeler qu’on l’accomplit d’autant plus parfaitement sur la terre, qu’on s’approche davantage de la perfection divine en cherchant à l’imiter.
Résolution. — Faire des efforts pour tendre sans cesse vers la perfection.
......télécharger, imprimer sur : https://gloria.tv/post/4vj7pQiJ7zJ1BbbrJZ1VFazzb
-
doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
Mercredi 12e sem ap la Pentecôte - L’Amour du Prochain
En nous ordonnant d'aimer notre prochain comme nous-même, Dieu a voulu nous prescrire un amour saint, juste et vrai.
Ier POINT
A. Le second précepte, aussi impérieux que le premier, ordonne que nous aimions notre prochain comme nous-même. Dans le précepte même se trouvent énoncés et le motif d’aimer et le mode de l’amour. Le motif d’aimer se trouve énoncé par le mot prochain, La raison, en effet, pour laquelle nous devons aimer les autres par la charité, c’est qu'ils sont nos proches, faits comme nous à l’image de Dieu, aptes comme nous à jouir de la gloire.
B. Le mot « prochain » est quelquefois dans la Sainte Écriture remplacé par un autre terme qui a un sens identique. En saint Jean (I ep. IV), le mot « prochain » est remplacé par le mot « frère ». Dans le Lévitique, c’est le mot ami qui exprime la même idée. Nous sommes, en effet, tous fils d’un même Père. Le mot « ami » du Lévitique ne veut pas implicitement dire que les ennemis sont exclus de la charité. C’est le contraire qui est vrai; notre charité doit s’étendre à tous les hommes, qui tous sont enfants de Dieu, et, par conséquent comme tels, nos frères et nos amis. Est-ce ainsi que nous pratiquons la charité ?
IIe POINT
A. Le mode de l’amour est renfermé dans cette autre expression: comme nous-même. Ce qui ne veut pas dire qu’on doit aimer le prochain autant que soi-même, mais d’un amour semblable, et cela sous un triple rapport. D’abord, par rapport à Dieu ; de même qu’on doit s’aimer à cause de Dieu, dont on est l’œuvre, de même à cause de ce même Dieu, il faut aimer le prochain, ce qui constitue un amour saint, étant donné le motif qui l’inspire. En second lieu,, par rapport à l’amour même et aux règles qui doivent le régir. Cet amour ne doit donc jamais faire condescendre aux volontés du prochain pour le mal, comme nous devons nous-mêmes ne satisfaire notre propre volonté que pour le bien, et ainsi l’amour du prochain est juste.
B. Enfin, en troisième lieu, par rapport au motif de l’amour. On ne doit pas aimer son prochain pour sa propre utilité ou satisfaction, car alors c’est soi-même qu’on aimerait et non pas lui. Il faut l’aimer parce qu’on lui veut du bien comme on s’en veut à soi-même, et, de cette sorte, l’amour du prochain est vrai.
Résolution. — Se réformer en ce que nous avons de défectueux dans l’amour du prochain.
à télécharger : https://gloria.tv/post/Ma4qb8gXCRh437qDqyiqAnnEi
Ier POINT
A. Le second précepte, aussi impérieux que le premier, ordonne que nous aimions notre prochain comme nous-même. Dans le précepte même se trouvent énoncés et le motif d’aimer et le mode de l’amour. Le motif d’aimer se trouve énoncé par le mot prochain, La raison, en effet, pour laquelle nous devons aimer les autres par la charité, c’est qu'ils sont nos proches, faits comme nous à l’image de Dieu, aptes comme nous à jouir de la gloire.
B. Le mot « prochain » est quelquefois dans la Sainte Écriture remplacé par un autre terme qui a un sens identique. En saint Jean (I ep. IV), le mot « prochain » est remplacé par le mot « frère ». Dans le Lévitique, c’est le mot ami qui exprime la même idée. Nous sommes, en effet, tous fils d’un même Père. Le mot « ami » du Lévitique ne veut pas implicitement dire que les ennemis sont exclus de la charité. C’est le contraire qui est vrai; notre charité doit s’étendre à tous les hommes, qui tous sont enfants de Dieu, et, par conséquent comme tels, nos frères et nos amis. Est-ce ainsi que nous pratiquons la charité ?
IIe POINT
A. Le mode de l’amour est renfermé dans cette autre expression: comme nous-même. Ce qui ne veut pas dire qu’on doit aimer le prochain autant que soi-même, mais d’un amour semblable, et cela sous un triple rapport. D’abord, par rapport à Dieu ; de même qu’on doit s’aimer à cause de Dieu, dont on est l’œuvre, de même à cause de ce même Dieu, il faut aimer le prochain, ce qui constitue un amour saint, étant donné le motif qui l’inspire. En second lieu,, par rapport à l’amour même et aux règles qui doivent le régir. Cet amour ne doit donc jamais faire condescendre aux volontés du prochain pour le mal, comme nous devons nous-mêmes ne satisfaire notre propre volonté que pour le bien, et ainsi l’amour du prochain est juste.
B. Enfin, en troisième lieu, par rapport au motif de l’amour. On ne doit pas aimer son prochain pour sa propre utilité ou satisfaction, car alors c’est soi-même qu’on aimerait et non pas lui. Il faut l’aimer parce qu’on lui veut du bien comme on s’en veut à soi-même, et, de cette sorte, l’amour du prochain est vrai.
Résolution. — Se réformer en ce que nous avons de défectueux dans l’amour du prochain.
à télécharger : https://gloria.tv/post/Ma4qb8gXCRh437qDqyiqAnnEi
-
doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
Jeudi 12e sem ap la Pentecôte - Leçon donnée par le Samaritain
Jeudi 12e sem ap la Pentecôte - Leçon donnée par le Samaritain - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels......télécharger, imprimer, partager,à suivre !
lien : https://gloria.tv/post/f1ZPRPyZAbo93axD8KnU7xSKK
lien : https://gloria.tv/post/f1ZPRPyZAbo93axD8KnU7xSKK
-
doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
Vendredi 12e sem ap la Pentecôte - Plaies causées par le péché à notre nature
Vendredi 12e sem ap la Pentecôte - Plaies causées par le péché à notre nature - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels......télécharger, imprimer, partager,à suivre !
Dans la parabole du Samaritain, les blessures faites par les bandits de la route de Jéricho figuraient les plaies que le péché a causées à notre nature. L'huile et le vin versés sur le corps meurtri du blessé figuraient les sacrements de la nouvelle loi. qui sont le remède au péché.
Ier POINT
A. Le blessé secouru par le bon Samaritain est l’image de l’âme détériorée par le péché. Saint Thomas nous dit que le péché a fait à notre nature quatre grandes plaies. Il y a, en effet, dans l’âme, quatre facultés qui peuvent être désordonnées dans leurs rapports avec la vertu, et ce désordre s’appelle la blessure du péché. Ces blessures sont : l’ignorance, qui atteint l’intelligence; la malice, qui corrompt la volonté; la dégénérescence de la puissance, qui atrophie nos forces, et la concupiscence, qui dérègle nos désirs.
B. La justice, qui existait dans l’homme avant le péché, soumettait les facultés inférieures de l’âme à la raison, et la raison à Dieu. La faute d’Adam a détruit la justice primitive, et en même temps troublé l’ordre établi par Dieu dans l’âme humaine. Quand la raison est désordonnée dans ses rapports avec le vrai, c’est la plaie de l’ignorance; quand la volonté est désordonnée dans ses rapports avec le bien, c’est la plaie de la malice; quand le pouvoir d’agir est désordonné dans ses rapports avec ce qui est difficile à faire, c’est la plaie de l'infirmité; enfin, quand les désirs sont désordonnés dans leurs rapports avec ce qui est délectable, c’est la plaie de la concupiscence. Que de douleurs causées dans l’âme par ces quatre blessures !
IIe POINT
A. Notre-Seigneur Jésus-Christ a institué les sacrements, signes sensibles de la grâce, pour nous venir en aide, panser nos blessures et nous aider à retrouver l’amitié de Dieu perdue, et, avec elle, la paix que donne l’ordre rétabli entre nos facultés et la vertu. L’huile et le vin qui furent versés sur les blessures de l’homme secouru par le bon Samaritain nous figurent les sacrements de la loi nouvelle. L’huile et le vin sont la matière ou une partie de la matière de plusieurs sacrements : la Confirmation, l’Eucharistie, l’Extrême-Onction et l’Ordre.
B. Ces sacrements rendent à l’âme les biens qu’elle avait perdus, lui donnent l'habitude de la vertu : deux d’entre eux lui impriment un caractère ineffaçable. Ces deux sacrements et le Baptême ne se reçoivent qu’une fois; mais la Pénitence et l’Eucharistie sont plus spécialement destinées à remédier à la faiblesse humaine si difficilement guérissable : ils réparent les désastres qu’elle cause et finissent par la vaincre.
Résolution. — S’approcher souvent des Sacrements de Pénitence et d’Eucharistie.
lien téléchargement : https://gloria.tv/post/wbqivJnpFARp3NgeNtS8Dczxi
Dans la parabole du Samaritain, les blessures faites par les bandits de la route de Jéricho figuraient les plaies que le péché a causées à notre nature. L'huile et le vin versés sur le corps meurtri du blessé figuraient les sacrements de la nouvelle loi. qui sont le remède au péché.
Ier POINT
A. Le blessé secouru par le bon Samaritain est l’image de l’âme détériorée par le péché. Saint Thomas nous dit que le péché a fait à notre nature quatre grandes plaies. Il y a, en effet, dans l’âme, quatre facultés qui peuvent être désordonnées dans leurs rapports avec la vertu, et ce désordre s’appelle la blessure du péché. Ces blessures sont : l’ignorance, qui atteint l’intelligence; la malice, qui corrompt la volonté; la dégénérescence de la puissance, qui atrophie nos forces, et la concupiscence, qui dérègle nos désirs.
B. La justice, qui existait dans l’homme avant le péché, soumettait les facultés inférieures de l’âme à la raison, et la raison à Dieu. La faute d’Adam a détruit la justice primitive, et en même temps troublé l’ordre établi par Dieu dans l’âme humaine. Quand la raison est désordonnée dans ses rapports avec le vrai, c’est la plaie de l’ignorance; quand la volonté est désordonnée dans ses rapports avec le bien, c’est la plaie de la malice; quand le pouvoir d’agir est désordonné dans ses rapports avec ce qui est difficile à faire, c’est la plaie de l'infirmité; enfin, quand les désirs sont désordonnés dans leurs rapports avec ce qui est délectable, c’est la plaie de la concupiscence. Que de douleurs causées dans l’âme par ces quatre blessures !
IIe POINT
A. Notre-Seigneur Jésus-Christ a institué les sacrements, signes sensibles de la grâce, pour nous venir en aide, panser nos blessures et nous aider à retrouver l’amitié de Dieu perdue, et, avec elle, la paix que donne l’ordre rétabli entre nos facultés et la vertu. L’huile et le vin qui furent versés sur les blessures de l’homme secouru par le bon Samaritain nous figurent les sacrements de la loi nouvelle. L’huile et le vin sont la matière ou une partie de la matière de plusieurs sacrements : la Confirmation, l’Eucharistie, l’Extrême-Onction et l’Ordre.
B. Ces sacrements rendent à l’âme les biens qu’elle avait perdus, lui donnent l'habitude de la vertu : deux d’entre eux lui impriment un caractère ineffaçable. Ces deux sacrements et le Baptême ne se reçoivent qu’une fois; mais la Pénitence et l’Eucharistie sont plus spécialement destinées à remédier à la faiblesse humaine si difficilement guérissable : ils réparent les désastres qu’elle cause et finissent par la vaincre.
Résolution. — S’approcher souvent des Sacrements de Pénitence et d’Eucharistie.
lien téléchargement : https://gloria.tv/post/wbqivJnpFARp3NgeNtS8Dczxi
-
doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
Samedi - 12e sem ap la Pentecôte - Perfection dans l’amour du prochain
Les préceptes que nous avons reçus de Dieu et de l’Église nous obligent de telle sorte que, si nous ne les observions pas, nous ferions un péché. Les conseils, au contraire, sont laissés à la libre volonté de ceux auxquels ils s'adressent, et, lorsqu'ils sont suivis, ils permettent d'atteindre plus facilement la perfection qui mène à la béatitude éternelle.
Ier POINT
A. Le bon Samaritain, en rencontrant le blessé sur la route de Jéricho, commença par remplir vis-à-vis de lui le précepte de la charité; il lui donna ses soins, couvrit ses blessures d’huile et de vin, et le mit à l’abri dans une hôtellerie. Il alla plus loin ; il dit à l’hôtelier, en lui remettant de l’argent pour qu’il veillât encore sur lui, qu'il lui rembourserait tout ce qu’il dépenserait en plus. En agissant ainsi, le Samaritain faisait plus que n’exigeait le précepte. Sa charité atteignait la perfection.
B. Comme le fait observer saint Thomas (Ia llæ, q. CVIII, a. 4), si ce que le Seigneur a dit, touchant l’amour vrai des ennemis et autres choses semblables, doit être regardé comme un précepte rigoureux, quand on le rapporte à la disposition du cœur, il en est autrement des preuves spéciales d'amour qu’on donne en réalité à ses ennemis ; elles constituent une chose de perfection et sont simplement de conseil.
IIe POINT
A. Les conseils évangéliques ont été donnés d’une manière absolue, relativement à la pratique pure et simple des trois vertus de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Mais la pratique de chacune d’elles, dans un cas particulier, appartient au conseil donné pour ce cas même. Ainsi faire l’aumône à un pauvre quand on n’y est pas tenu, c’est suivre le conseil relativement à cette action ; il en est de même de pardonner une injure dont on pourrait justement tirer vengeance, ou de faire du bien à ses ennemis sans y être tenu.
B. Il n’est pas nécessaire que l’homme renonce absolument aux choses de ce monde pour arriver à la béatitude ; il lui suffit, en en usant, de ne pas mettre en elles sa fin. Toutefois, comme il est plus facile d’y arriver quand on a renoncé complètement aux biens de la vie, l’Évangile conseille ce renoncement. Comme tous les biens de ce monde, qu’embrasse l’usage de la vie, consistent dans les richesses, les plaisirs des sens et les honneurs, quitter ces biens c’est marcher vers la perfection de la morale. Tous les conseils particuliers se rapportent aux trois conseils généraux relatifs à ces trois biens.
Résolution. — Essayer de temps en temps de pratiquer les conseils.
lien téléchargement : https://gloria.tv/post/8BnsJ2MBqqXt481R4KXc8PU4e
Ier POINT
A. Le bon Samaritain, en rencontrant le blessé sur la route de Jéricho, commença par remplir vis-à-vis de lui le précepte de la charité; il lui donna ses soins, couvrit ses blessures d’huile et de vin, et le mit à l’abri dans une hôtellerie. Il alla plus loin ; il dit à l’hôtelier, en lui remettant de l’argent pour qu’il veillât encore sur lui, qu'il lui rembourserait tout ce qu’il dépenserait en plus. En agissant ainsi, le Samaritain faisait plus que n’exigeait le précepte. Sa charité atteignait la perfection.
B. Comme le fait observer saint Thomas (Ia llæ, q. CVIII, a. 4), si ce que le Seigneur a dit, touchant l’amour vrai des ennemis et autres choses semblables, doit être regardé comme un précepte rigoureux, quand on le rapporte à la disposition du cœur, il en est autrement des preuves spéciales d'amour qu’on donne en réalité à ses ennemis ; elles constituent une chose de perfection et sont simplement de conseil.
IIe POINT
A. Les conseils évangéliques ont été donnés d’une manière absolue, relativement à la pratique pure et simple des trois vertus de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Mais la pratique de chacune d’elles, dans un cas particulier, appartient au conseil donné pour ce cas même. Ainsi faire l’aumône à un pauvre quand on n’y est pas tenu, c’est suivre le conseil relativement à cette action ; il en est de même de pardonner une injure dont on pourrait justement tirer vengeance, ou de faire du bien à ses ennemis sans y être tenu.
B. Il n’est pas nécessaire que l’homme renonce absolument aux choses de ce monde pour arriver à la béatitude ; il lui suffit, en en usant, de ne pas mettre en elles sa fin. Toutefois, comme il est plus facile d’y arriver quand on a renoncé complètement aux biens de la vie, l’Évangile conseille ce renoncement. Comme tous les biens de ce monde, qu’embrasse l’usage de la vie, consistent dans les richesses, les plaisirs des sens et les honneurs, quitter ces biens c’est marcher vers la perfection de la morale. Tous les conseils particuliers se rapportent aux trois conseils généraux relatifs à ces trois biens.
Résolution. — Essayer de temps en temps de pratiquer les conseils.
lien téléchargement : https://gloria.tv/post/8BnsJ2MBqqXt481R4KXc8PU4e
-
doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
13e Dimanche ap la Pentecôte - Guérison des dix lépreux
La bonté infinie de Dieu a sans cesse pitié de nous. Elle vient continuellement à notre secours. En retour de ses bienfaits, nous ne lui témoignons que de l'ingratitude.
Texte du saint Évangile — En ce temps-là, comme Jésus allait à Jérusalem et qu'il passait par le milieu de la Samarie et de la Galilée, il entra dans un village où il rencontra dix lépreux qui s’arrêtèrent au loin, et, élevant la voix, ils lui dirent: Jésus, notre maître, ayez pitié de nous. Lorsqu’il les eut aperçus, il leur dit : allez vous montrer aux prêtres. Mais comme ils y allaient, ils furent guéris. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, retourna sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix, et vint se jeter aux pieds de Jésus, le visage contre terre, pour lui rendre grâces, et celui-là était Samaritain. Alors Jésus dit: Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? où sont donc les neuf autres ? Il ne s’en est point trouvé qui soit venu rendre gloire à Dieu, sinon cet étranger. Et Jésus lui dit: Levez-vous, allez, car votre foi vous a sauvé. [Luc. XVII,11-19.)
Ie POINT
A. L’histoire des dix lépreux de la Galilée est celle de la plupart des hommes. Ecrasés par les misères de la vie, par les épreuves physiques et morales, défigurés surtout par le péché, nous crions vers Dieu en le suppliant d’avoir pitié de nous. Dieu, toujours miséricordieux, jette sur nous un regard plein de bonté; il voit dans quel état nous a mis la lèpre du péché, et il nous envoie aux apôtres.
B. Si nous obéissons à cette inspiration de la grâce, si nous allons montrer par d’humbles aveux notre triste état au ministre de Dieu, il arrive que le sentiment de repentir qui s’est formé en nous nous purifie des fautes dont le prêtre, par le sacrement de Pénitence, va nous donner le pardon. C’est bien l’histoire des lépreux de l'Évangile.
IIe POINT
A. Nous pouvons malheureusement nous l’appliquer jusqu’au bout. Quand Dieu nous a guéris, nous a arrachés des mains du démon, nous sommes très joyeux, très satisfaits ; nous oublions cependant
l’essentiel., remercier l’Auteur d’une telle grâce.
B. Au lieu de témoigner notre reconnaissance par des rapports plus intimes et plus suivis avec
Notre-Seigneur, nous retournons au monde, à nos affaires, à nos plaisirs! Efforçons-nous d'être,
comme le lépreux reconnaissant.
Résolution. — Remercier Dieu tous les soirs des grâces reçues dans la journée.
lien téléchargement : https://gloria.tv/post/NWzk1usFzCYy4gQMiYE6Wb4oM
13e Dimanche ap la Pentecôte - Guérison des dix lépreux - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels......télécharger, imprimer, partager,à suivre !
Texte du saint Évangile — En ce temps-là, comme Jésus allait à Jérusalem et qu'il passait par le milieu de la Samarie et de la Galilée, il entra dans un village où il rencontra dix lépreux qui s’arrêtèrent au loin, et, élevant la voix, ils lui dirent: Jésus, notre maître, ayez pitié de nous. Lorsqu’il les eut aperçus, il leur dit : allez vous montrer aux prêtres. Mais comme ils y allaient, ils furent guéris. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, retourna sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix, et vint se jeter aux pieds de Jésus, le visage contre terre, pour lui rendre grâces, et celui-là était Samaritain. Alors Jésus dit: Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? où sont donc les neuf autres ? Il ne s’en est point trouvé qui soit venu rendre gloire à Dieu, sinon cet étranger. Et Jésus lui dit: Levez-vous, allez, car votre foi vous a sauvé. [Luc. XVII,11-19.)
Ie POINT
A. L’histoire des dix lépreux de la Galilée est celle de la plupart des hommes. Ecrasés par les misères de la vie, par les épreuves physiques et morales, défigurés surtout par le péché, nous crions vers Dieu en le suppliant d’avoir pitié de nous. Dieu, toujours miséricordieux, jette sur nous un regard plein de bonté; il voit dans quel état nous a mis la lèpre du péché, et il nous envoie aux apôtres.
B. Si nous obéissons à cette inspiration de la grâce, si nous allons montrer par d’humbles aveux notre triste état au ministre de Dieu, il arrive que le sentiment de repentir qui s’est formé en nous nous purifie des fautes dont le prêtre, par le sacrement de Pénitence, va nous donner le pardon. C’est bien l’histoire des lépreux de l'Évangile.
IIe POINT
A. Nous pouvons malheureusement nous l’appliquer jusqu’au bout. Quand Dieu nous a guéris, nous a arrachés des mains du démon, nous sommes très joyeux, très satisfaits ; nous oublions cependant
l’essentiel., remercier l’Auteur d’une telle grâce.
B. Au lieu de témoigner notre reconnaissance par des rapports plus intimes et plus suivis avec
Notre-Seigneur, nous retournons au monde, à nos affaires, à nos plaisirs! Efforçons-nous d'être,
comme le lépreux reconnaissant.
Résolution. — Remercier Dieu tous les soirs des grâces reçues dans la journée.
lien téléchargement : https://gloria.tv/post/NWzk1usFzCYy4gQMiYE6Wb4oM
13e Dimanche ap la Pentecôte - Guérison des dix lépreux - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels......télécharger, imprimer, partager,à suivre !
-
doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
Lundi — 13e Dimanche ap la Pentecôte - Esprit d’apostolat - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles
Notre Seigneur parcourait la Judée et la Galilée pour prêcher la vérité, sauver les pécheurs et permettre aux hommes, par lui, un libre accès à, son Père. L’amour du prochain doit nous pousser à désirer son salut et à le procurer, autant que cela nous est possible, par les bons exemples, les bons conseils et l'affirmation de la vérité.
Ier POINT
A. L’évangile d’hier nous montre Jésus se rendant à Jérusalem, par la Galilée et la Samarie. En cours de route, il prêchait, prouvant la vérité de sa doctrine par des miracles, invitant toutes les brebis d’Israël à entrer dans le royaume de son Père. Sa vie était particulièrement active. Cependant, comme toutes ses actions devaient être pour nous une leçon, il a mêlé, en certaines occasions, la vie contemplative à la vie active.
B. L’activité, en effet, sans la prière, serait stérile pour le bien; la prière dépourvue de toute activité ne répondrait pas non plus à la Volonté de Dieu sur nous. Il a appelé certaines âmes à la contemplation absolue, et cette vie contemplative est plus parfaite qu’une activité qui ne s’occuperait que des choses extérieures; mais la vie active, dont le but est de faire profiter autrui des fruits de la contemplation, l’emporte sur la vie qui n’est que contemplative, car elle suppose déjà une contemplation très grande. Cette vie fut celle de Notre-Seigneur, qui, après sa retraite dans le désert, commença sa prédication, qu’il entrecoupait de contemplation au désert ou sur les montagnes.
IIe POINT
A. Il était, du reste, nécessaire qu’il menât cette vie active, le premier but de son Incarnation étant de manifester la Vérité aux hommes. Il eût pu, il est vrai, par sa seule volonté, rester en un seul lieu et faire accourir les foules autour de lui; mais il ne l’a pas voulu, pour nous montrer que nous aussi nous devons, comme il le fît lui-même, aller à la recherche de celui qui périt.
B. Chacun doit donc se livrer à l’apostolat. De même qu’on ne se perd pas seul, on ne se sauve pas seul. L’amour que nous devons avoir pour le prochain doit nous déterminer à nous préoccuper de son salut. Chaque homme a autour de lui des âmes auxquelles il peut faire du bien par ses exemples, par ses conseils, par l’affirmation constante de la vérité. S’il néglige cette forme de l’apostolat, il n’est pas fidèle disciple du Christ.
Résolution. — Se préoccuper du salut de ceux dont en est entouré.
lien téléchargement/imprimer : https://gloria.tv/post/Vu3E3adWD1kk4UHQs678EdwZa
Ier POINT
A. L’évangile d’hier nous montre Jésus se rendant à Jérusalem, par la Galilée et la Samarie. En cours de route, il prêchait, prouvant la vérité de sa doctrine par des miracles, invitant toutes les brebis d’Israël à entrer dans le royaume de son Père. Sa vie était particulièrement active. Cependant, comme toutes ses actions devaient être pour nous une leçon, il a mêlé, en certaines occasions, la vie contemplative à la vie active.
B. L’activité, en effet, sans la prière, serait stérile pour le bien; la prière dépourvue de toute activité ne répondrait pas non plus à la Volonté de Dieu sur nous. Il a appelé certaines âmes à la contemplation absolue, et cette vie contemplative est plus parfaite qu’une activité qui ne s’occuperait que des choses extérieures; mais la vie active, dont le but est de faire profiter autrui des fruits de la contemplation, l’emporte sur la vie qui n’est que contemplative, car elle suppose déjà une contemplation très grande. Cette vie fut celle de Notre-Seigneur, qui, après sa retraite dans le désert, commença sa prédication, qu’il entrecoupait de contemplation au désert ou sur les montagnes.
IIe POINT
A. Il était, du reste, nécessaire qu’il menât cette vie active, le premier but de son Incarnation étant de manifester la Vérité aux hommes. Il eût pu, il est vrai, par sa seule volonté, rester en un seul lieu et faire accourir les foules autour de lui; mais il ne l’a pas voulu, pour nous montrer que nous aussi nous devons, comme il le fît lui-même, aller à la recherche de celui qui périt.
B. Chacun doit donc se livrer à l’apostolat. De même qu’on ne se perd pas seul, on ne se sauve pas seul. L’amour que nous devons avoir pour le prochain doit nous déterminer à nous préoccuper de son salut. Chaque homme a autour de lui des âmes auxquelles il peut faire du bien par ses exemples, par ses conseils, par l’affirmation constante de la vérité. S’il néglige cette forme de l’apostolat, il n’est pas fidèle disciple du Christ.
Résolution. — Se préoccuper du salut de ceux dont en est entouré.
lien téléchargement/imprimer : https://gloria.tv/post/Vu3E3adWD1kk4UHQs678EdwZa
-
doue_ha_mem_bro
- Messages : 274
- Inscription : dim. 26 sept. 2021 10:01
Mardi - 13e Dimanche ap la Pentecôte - Façon dont on doit demander les grâces à Dieu
Il faut demander & Dieu ce qu’on veut obtenir de lui avec esprit de foi, avec confiance, avec amour. Les lépreux prièrent ainsi Jésus et furent exaucés.
Ier POINT
A. On demande à Dieu beaucoup de grâces, particulièrement des grâces temporelles, et on se plaint souvent de ne pas avoir été exaucé. Cela tient à deux causes : d’abord à ce que nous ne savons pas bien demander, et ensuite à ce que souvent les choses que nous demandons ne nous sont pas nécessaires par rapport à notre fin, le salut.
B. Les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité ont pour effet de nous unir plus complètement à Dieu. Il est donc bon, lorsque nous voulons obtenir de lui quelque chose, de lui affirmer notre foi, notre espérance et notre amour. Mais les actes de foi, d’espérance et de charité n’ayant de valeur qu’en raison des motifs qui les font formuler, il s’ensuit qu’il faut fortement les accentuer. C’est ainsi qu’on devra dire à Dieu : Je crois, je crois en vous, parce que vous êtes la vérité même, et de même pour l’espérance et la charité. En insistant sur la raison qui fait croire, espérer et aimer, on fait violence au Ciel.
IIe POINT
A. C’est ainsi que firent les lépreux, ils appelèrent le Seigneur par son nom de Jésus, qui veut dire Sauveur. Ils lui donnèrent le titre de Maître, qui prouvait combien ils avaient confiance en lui ; et en ajoutant : Ayez pitié de nous, ils s’adressaient à son Cœur, sachant combien il était bon et digne d’être aimé.
B. Jésus, touché, s’arrêta et s’occupa des malheureux. La lèpre est l’image du péché, nous en sommes tous atteints. Quand nous voudrons obtenir de Dieu d’être délivrés de nos penchants vicieux, formulons donc avec ténacité, avec effort, à plusieurs reprises, les actes de foi, d’espérance et d’amour; nous constaterons par nous-mêmes quelle puissance ils donnent à notre prière.
Résolution. — Éviter la routine dans la prière; elle fait souvent que l’esprit est fort loin de ce que disent les lèvres.
pour télécharger/imprimer : https://gloria.tv/post/4ezixTexvCXH3EKHAtx3k3BVj
Ier POINT
A. On demande à Dieu beaucoup de grâces, particulièrement des grâces temporelles, et on se plaint souvent de ne pas avoir été exaucé. Cela tient à deux causes : d’abord à ce que nous ne savons pas bien demander, et ensuite à ce que souvent les choses que nous demandons ne nous sont pas nécessaires par rapport à notre fin, le salut.
B. Les vertus théologales de foi, d’espérance et de charité ont pour effet de nous unir plus complètement à Dieu. Il est donc bon, lorsque nous voulons obtenir de lui quelque chose, de lui affirmer notre foi, notre espérance et notre amour. Mais les actes de foi, d’espérance et de charité n’ayant de valeur qu’en raison des motifs qui les font formuler, il s’ensuit qu’il faut fortement les accentuer. C’est ainsi qu’on devra dire à Dieu : Je crois, je crois en vous, parce que vous êtes la vérité même, et de même pour l’espérance et la charité. En insistant sur la raison qui fait croire, espérer et aimer, on fait violence au Ciel.
IIe POINT
A. C’est ainsi que firent les lépreux, ils appelèrent le Seigneur par son nom de Jésus, qui veut dire Sauveur. Ils lui donnèrent le titre de Maître, qui prouvait combien ils avaient confiance en lui ; et en ajoutant : Ayez pitié de nous, ils s’adressaient à son Cœur, sachant combien il était bon et digne d’être aimé.
B. Jésus, touché, s’arrêta et s’occupa des malheureux. La lèpre est l’image du péché, nous en sommes tous atteints. Quand nous voudrons obtenir de Dieu d’être délivrés de nos penchants vicieux, formulons donc avec ténacité, avec effort, à plusieurs reprises, les actes de foi, d’espérance et d’amour; nous constaterons par nous-mêmes quelle puissance ils donnent à notre prière.
Résolution. — Éviter la routine dans la prière; elle fait souvent que l’esprit est fort loin de ce que disent les lèvres.
pour télécharger/imprimer : https://gloria.tv/post/4ezixTexvCXH3EKHAtx3k3BVj
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 22 invités