Méditations pour tous les jours de l'année
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doue_ha_mem_bro
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Vendredi - 14e sem ap la Pentecôte - Des biens temporels, occasion de mérite
Les biens temporels, considérés en eux-mèmes, ne peuvent être l’occasion d’un mérite qu’à certains égards. Dans la pratique, les biens sont plus souvent la cause de la perte des âmes qu’un moyen de sanctification et de saint.
Ier POINT
A. Lorsqu’on considère les biens temporels en eux-même, on reconnaît que s'ils aident L'homme à vivre plus facilement sur la terre, cette facilité qu’ils donnent ne constitue aucun mérite aux yeux de Dieu. Ces biens cependant, à certains égards, peuvent être pour nous un moyen de mériter ; ce qui a lieu quand nous les employons à faire le bien.
B. Donner aux pauvres le pain qui leur manque, vêtir ceux qui sont nus, sortir d’embarras un honnête homme menacé dans ses affaires et son honneur, voilà autant d’actions charitables qui sont singulièrement facilitées par les biens temporels. Presque impossibles aux pauvres, elles sont très simplifiées et très praticables aux riches. A cet égard, les biens temporels peuvent devenir une occasion de mérite.
IIe POINT
A. Mais si l’on considère la masse de l'humanité, et, dans celle masse, ceux qui possèdent ces biens temporels en abondance, on est conduit à constater que la grande majorité des riches ne se sert des biens temporels que pour faciliter le bien-être de la vie, sans souci des malheureux.
B. Bien mieux, il en est qui ne se servent de la fortune que pour satisfaire leurs passions, et, par conséquent, faire le mal. Il est juste de reconnaître, d’autre part, qu’une minorité éclairée utilise chrétiennement les biens temporels. Pendant que les premiers perdent leur âme à cause de ces biens, les seconds s’en servent pour acquérir des mérites et la sauver.
Résolution, — Ne pas tenir aux biens temporels, et les donner généreusement à l’occasion.
télécharger/imprimer/partager : https://gloria.tv/post/gNrcpxUq3XmZ49S9EiPkg6gbE
Ier POINT
A. Lorsqu’on considère les biens temporels en eux-même, on reconnaît que s'ils aident L'homme à vivre plus facilement sur la terre, cette facilité qu’ils donnent ne constitue aucun mérite aux yeux de Dieu. Ces biens cependant, à certains égards, peuvent être pour nous un moyen de mériter ; ce qui a lieu quand nous les employons à faire le bien.
B. Donner aux pauvres le pain qui leur manque, vêtir ceux qui sont nus, sortir d’embarras un honnête homme menacé dans ses affaires et son honneur, voilà autant d’actions charitables qui sont singulièrement facilitées par les biens temporels. Presque impossibles aux pauvres, elles sont très simplifiées et très praticables aux riches. A cet égard, les biens temporels peuvent devenir une occasion de mérite.
IIe POINT
A. Mais si l’on considère la masse de l'humanité, et, dans celle masse, ceux qui possèdent ces biens temporels en abondance, on est conduit à constater que la grande majorité des riches ne se sert des biens temporels que pour faciliter le bien-être de la vie, sans souci des malheureux.
B. Bien mieux, il en est qui ne se servent de la fortune que pour satisfaire leurs passions, et, par conséquent, faire le mal. Il est juste de reconnaître, d’autre part, qu’une minorité éclairée utilise chrétiennement les biens temporels. Pendant que les premiers perdent leur âme à cause de ces biens, les seconds s’en servent pour acquérir des mérites et la sauver.
Résolution, — Ne pas tenir aux biens temporels, et les donner généreusement à l’occasion.
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doue_ha_mem_bro
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Samedi - 14e sem ap la Pentecôte - Récompenses temporelles promises aux justes de l’ancienne loi
La loi ancienne, s'adressant à des hommes imparfaits qui donnaient leur affection aux biens de la vie présente, se servait de promesses et de menaces temporelles pour les porter à l’accomplissement de ses préceptes. Jésus-Christ, en appelant l’humanité à une vie plus surnaturelle, a cherché un mobile plus parfait et plus élevé pour porter les hommes à observer sa loi
Ier POINT
A. Saint Thomas fait observer que tout bon législateur, pour porter les hommes à l’observation de ses préceptes, cherche un mobile dans leurs affections, dans les sentiments qui les animent, de même qu’on mène l’enfant par de petits présents. Or, la loi mosaïque préparait les Juifs à Jésus-Christ comme on dispose l’imparfait au parfait. Elle régissait donc un peuple imparfait relativement à la perfection qui devait s’accomplir dans le Consommateur de toutes choses.
B. Tandis que l’homme parfait méprise les choses temporelles pour s’attacher aux choses spirituelles, l’homme imparfait désire les biens temporels, en les rapportant à Dieu cependant. Le méchant, au contraire, met sa fin dans ces biens. Puis donc que la loi ancienne s’adressait à des hommes imparfaits, elle devait se servir des biens temporels pour les porter à l’accomplissement de ses préceptes.
IIe POINT
A. En tant que nation, les Juifs obtenaient la prospérité matérielle quand ils observaient fidèlement la loi du Seigneur; quand ils la violaient, ils étaient accablés de maux de toute espèce, ainsi que nous le lisons dans le récit de l’histoire du peuple de Dieu.
B. Pour les individus, il en était autrement. Des justes de l’ancienne loi ont été visités par l’adversité, quand vivant de la vie spirituelle ils avaient besoin de l’épreuve pour se détacher entièrement du siècle et donner à leur vertu la force et le mérite de la souffrance. D’autres ont été éprouvés en punition de leur perversité, qui consistait en une observation extérieure de la loi, tandis que leur cœur la violait sans cesse. C’est à leur sujet que le Seigneur a dit par la bouche d’Isaïe : « Ce peuple me glorifie du bout des lèvres, et son Cœur est loin. »
Notre-Seigneur Jésus-Christ, en appelant l’humanité à une vie plus surnaturelle, a cherché et trouvé un mobile plus parfait et plus élevé pour porter les hommes à observer sa loi. Il leur a dit: « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » « Cherchez d’abord le royaume de Dieu, et tout le reste vous sera donné par surcroît. » Et, comme récompense, il a promis le Ciel, c’est-à-dire la possession de Dieu.
Résolution: Répéter souvent : « Mon Dieu et mon âme », c’est-à-dire ma fin, et mon salut pour l’atteindre.
pour télécharger/imprimer/partager : https://gloria.tv/post/DEBuduybcJPA3rB7PzJN9237d
Ier POINT
A. Saint Thomas fait observer que tout bon législateur, pour porter les hommes à l’observation de ses préceptes, cherche un mobile dans leurs affections, dans les sentiments qui les animent, de même qu’on mène l’enfant par de petits présents. Or, la loi mosaïque préparait les Juifs à Jésus-Christ comme on dispose l’imparfait au parfait. Elle régissait donc un peuple imparfait relativement à la perfection qui devait s’accomplir dans le Consommateur de toutes choses.
B. Tandis que l’homme parfait méprise les choses temporelles pour s’attacher aux choses spirituelles, l’homme imparfait désire les biens temporels, en les rapportant à Dieu cependant. Le méchant, au contraire, met sa fin dans ces biens. Puis donc que la loi ancienne s’adressait à des hommes imparfaits, elle devait se servir des biens temporels pour les porter à l’accomplissement de ses préceptes.
IIe POINT
A. En tant que nation, les Juifs obtenaient la prospérité matérielle quand ils observaient fidèlement la loi du Seigneur; quand ils la violaient, ils étaient accablés de maux de toute espèce, ainsi que nous le lisons dans le récit de l’histoire du peuple de Dieu.
B. Pour les individus, il en était autrement. Des justes de l’ancienne loi ont été visités par l’adversité, quand vivant de la vie spirituelle ils avaient besoin de l’épreuve pour se détacher entièrement du siècle et donner à leur vertu la force et le mérite de la souffrance. D’autres ont été éprouvés en punition de leur perversité, qui consistait en une observation extérieure de la loi, tandis que leur cœur la violait sans cesse. C’est à leur sujet que le Seigneur a dit par la bouche d’Isaïe : « Ce peuple me glorifie du bout des lèvres, et son Cœur est loin. »
Notre-Seigneur Jésus-Christ, en appelant l’humanité à une vie plus surnaturelle, a cherché et trouvé un mobile plus parfait et plus élevé pour porter les hommes à observer sa loi. Il leur a dit: « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait. » « Cherchez d’abord le royaume de Dieu, et tout le reste vous sera donné par surcroît. » Et, comme récompense, il a promis le Ciel, c’est-à-dire la possession de Dieu.
Résolution: Répéter souvent : « Mon Dieu et mon âme », c’est-à-dire ma fin, et mon salut pour l’atteindre.
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doue_ha_mem_bro
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15e Dimanche ap la Pentecôte - Résurrection du fils de la veuve de Naïm - Méditations pour tous les jours de l'année
La résurrection du fils de la veuve de Naïm prouve la bonté du Cœur de Jésus. Elle figure aussi les conversions qu’il accorde quand on les lui demande, et celles qu’il provoque par le don de sa grâce.
Texte du saint Évangile. — En ce temps-là, Jésus alla à une ville nommée Naïm, suivi de ses disciples et de beaucoup de peuple. Comme il approchait de la porte de la ville, on apportait un mort au lieu de la sépulture. C’était un fils unique dont la mère était veuve, et il y avait avec elle grand nombre de gens de la ville. Dès que le Seigneur la vit, touché de compassion pour elle : Ne pleurez point, lui dit-il; et puis, s'étant approché, il toucha le cercueil ; ceux qui le portaient s’arrêtèrent, et il dit: Jeune homme, levez-vous, je vous l'ordonne ! Le mort se mit aussitôt en son séant et commença à parler, et Jésus le rendit à sa mère. Tout le monde fut alors saisi de frayeur, et ils publiaient les grandeurs de Dieu, disant: Un grand prophète parait parmi nous, et Dieu a visité son peuple. (Luc, VIII, 11-16.)
1er POINT
A. D’après l’opinion des Pères de l’Église, la résurrection du fils de la veuve de Naïm ne fut pas seulement un éclatant miracle destiné à prouver la divinité du Messie et à donner une idée de la bonté du Cœur de Jésus, elle fut aussi une figure des nombreuses résurrections spirituelles qui allaient être accomplies par les apôtres à la suite de la prédication de l’Évangile.
B. La bonté du Cœur de Jésus, s’attendrissant sur une douleur physique et compatissant à la mort naturelle d’un homme, doit nous prouver ce dont ce Cœur est capable lorsqu’il s’agit d’une douleur spirituelle et de la mort d'une âme par le péché.
IIe POINT
A. Saint Augustin représente cette résurrection du fils de la veuve de Naïm comme la figure du retour à la grâce d’une âme tombée occasionnellement dans le péché mortel. En même temps, il parle de la résurrection de la fille de Jaïre et de celle de Lazare; nous y reviendrons ces jours-ci. Pour le moment, rappelons-nous que, quel que soit l’état de notre âme, fût-elle morte, il ne faut jamais désespérer de la voir revenir à la vie.
B. Dieu ne veut pas la mort du coupable, mais sa conversion.
Résolution. — Ne jamais tarder à aller se confesser quand ou en a besoin.
pour télécharger (pdf )/imprimer/partager : https://gloria.tv/post/oeH1ehm4sGDM2QhJT9AkS4WJZ
tiré de : 15e Dimanche ap la Pentecôte - Résurrection du fils de la veuve de Naïm - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
Texte du saint Évangile. — En ce temps-là, Jésus alla à une ville nommée Naïm, suivi de ses disciples et de beaucoup de peuple. Comme il approchait de la porte de la ville, on apportait un mort au lieu de la sépulture. C’était un fils unique dont la mère était veuve, et il y avait avec elle grand nombre de gens de la ville. Dès que le Seigneur la vit, touché de compassion pour elle : Ne pleurez point, lui dit-il; et puis, s'étant approché, il toucha le cercueil ; ceux qui le portaient s’arrêtèrent, et il dit: Jeune homme, levez-vous, je vous l'ordonne ! Le mort se mit aussitôt en son séant et commença à parler, et Jésus le rendit à sa mère. Tout le monde fut alors saisi de frayeur, et ils publiaient les grandeurs de Dieu, disant: Un grand prophète parait parmi nous, et Dieu a visité son peuple. (Luc, VIII, 11-16.)
1er POINT
A. D’après l’opinion des Pères de l’Église, la résurrection du fils de la veuve de Naïm ne fut pas seulement un éclatant miracle destiné à prouver la divinité du Messie et à donner une idée de la bonté du Cœur de Jésus, elle fut aussi une figure des nombreuses résurrections spirituelles qui allaient être accomplies par les apôtres à la suite de la prédication de l’Évangile.
B. La bonté du Cœur de Jésus, s’attendrissant sur une douleur physique et compatissant à la mort naturelle d’un homme, doit nous prouver ce dont ce Cœur est capable lorsqu’il s’agit d’une douleur spirituelle et de la mort d'une âme par le péché.
IIe POINT
A. Saint Augustin représente cette résurrection du fils de la veuve de Naïm comme la figure du retour à la grâce d’une âme tombée occasionnellement dans le péché mortel. En même temps, il parle de la résurrection de la fille de Jaïre et de celle de Lazare; nous y reviendrons ces jours-ci. Pour le moment, rappelons-nous que, quel que soit l’état de notre âme, fût-elle morte, il ne faut jamais désespérer de la voir revenir à la vie.
B. Dieu ne veut pas la mort du coupable, mais sa conversion.
Résolution. — Ne jamais tarder à aller se confesser quand ou en a besoin.
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tiré de : 15e Dimanche ap la Pentecôte - Résurrection du fils de la veuve de Naïm - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
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doue_ha_mem_bro
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Lundi - 15e sem ap la Pentecôte - Trois résurrections opérées par Notre-Seigneur - Méditations pour tous les jours
Bien que Jésus ait rendu la vie à beaucoup de morts, il est cependant le premier qui soit ressuscité d'une façon parfaite. Les morts qu'il rappela à la vie figurent l'état des âmes coupables de péché et mortes à la grâce.
1er POINT
A. Saint Thomas, étudiant cette question de la résurrection des morts qui, en revenant à la vie, bénéficièrent de la bonté du Cœur de Notre-Seigneur, se pose cette objection : Si Jésus les a ressuscités, il n’est donc pas, comme l’a écrit saint Paul aux Colossiens, « le premier-né d’entre les morts » ; il répond à l’objection en faisant observer que les morts qui furent rappelés à la vie par la toute-puissance du Christ sont morts une seconde fois, leur résurrection n’était donc pas parfaite.
B. Celle du Christ, au contraire, a cette perfection qui manquait aux autres; il est revenu à la vie et a véritablement vaincu la mort, car « le Christ ressuscité ne meurt plus ». (Saint Paul.) Les résurrections qu'il opéra n’étaient que des images de la sienne,, mais elles figuraient aussi le retour à la vie de la grâce des âmes tuées par le péché.
IIe POINT
A. Saint Augustin développe cette pensée et compare les trois résurrections dont parle l’Evangile : celle de la fille de Jaïre, celle du fils de la veuve de Naïm et celle de Lazare. La première, dit-il, a lieu dans la maison mortuaire; la seconde, sur le chemin qui conduit au sépulcre ; la troisième, au tombeau même dans lequel le cadavre est depuis quatre jours. La fille de Jaïre est l'image des âmes qui ont trouvé la mort dans des pensées coupables, des désirs défendus, pensées et désirs purement intérieurs, ne s’étant pas manifestés au dehors. Le fils de la veuve de Naïm représente l’âme qui est passée du désir à Pacte peccamineux, son état est plus grave. Lazare représente les âmes qui ont l’habitude du vice et y croupissent. Elles sont bien dans la tombe, elles sentent mauvais comme le cadavre en décomposition.
B. Jésus a rappelé à la vie ces trois morts, et il ressuscite de même les âmes tuées par le péché, qu’il ait été commis en pensées, en actes, ou qu'il constitue une habitude vicieuse. Les plus grands pécheurs ne doivent donc jamais désespérer de leur salut. Une prière faite au Sauveur des hommes leur vaudra une glorieuse résurrection à la grâce.
Résolution. — S’il arrive par malheur qu’on commette un péché grave, ne jamais cesser de prier, mais, au contraire, redoubler ses supplications.
pour télécharger/imprimer : https://gloria.tv/post/PjYjVnaeK8Dm4wrTzBkGkYMbj
tiré de : Lundi - 15e sem ap la Pentecôte - Trois résurrections opérées par Notre-Seigneur - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
1er POINT
A. Saint Thomas, étudiant cette question de la résurrection des morts qui, en revenant à la vie, bénéficièrent de la bonté du Cœur de Notre-Seigneur, se pose cette objection : Si Jésus les a ressuscités, il n’est donc pas, comme l’a écrit saint Paul aux Colossiens, « le premier-né d’entre les morts » ; il répond à l’objection en faisant observer que les morts qui furent rappelés à la vie par la toute-puissance du Christ sont morts une seconde fois, leur résurrection n’était donc pas parfaite.
B. Celle du Christ, au contraire, a cette perfection qui manquait aux autres; il est revenu à la vie et a véritablement vaincu la mort, car « le Christ ressuscité ne meurt plus ». (Saint Paul.) Les résurrections qu'il opéra n’étaient que des images de la sienne,, mais elles figuraient aussi le retour à la vie de la grâce des âmes tuées par le péché.
IIe POINT
A. Saint Augustin développe cette pensée et compare les trois résurrections dont parle l’Evangile : celle de la fille de Jaïre, celle du fils de la veuve de Naïm et celle de Lazare. La première, dit-il, a lieu dans la maison mortuaire; la seconde, sur le chemin qui conduit au sépulcre ; la troisième, au tombeau même dans lequel le cadavre est depuis quatre jours. La fille de Jaïre est l'image des âmes qui ont trouvé la mort dans des pensées coupables, des désirs défendus, pensées et désirs purement intérieurs, ne s’étant pas manifestés au dehors. Le fils de la veuve de Naïm représente l’âme qui est passée du désir à Pacte peccamineux, son état est plus grave. Lazare représente les âmes qui ont l’habitude du vice et y croupissent. Elles sont bien dans la tombe, elles sentent mauvais comme le cadavre en décomposition.
B. Jésus a rappelé à la vie ces trois morts, et il ressuscite de même les âmes tuées par le péché, qu’il ait été commis en pensées, en actes, ou qu'il constitue une habitude vicieuse. Les plus grands pécheurs ne doivent donc jamais désespérer de leur salut. Une prière faite au Sauveur des hommes leur vaudra une glorieuse résurrection à la grâce.
Résolution. — S’il arrive par malheur qu’on commette un péché grave, ne jamais cesser de prier, mais, au contraire, redoubler ses supplications.
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tiré de : Lundi - 15e sem ap la Pentecôte - Trois résurrections opérées par Notre-Seigneur - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
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doue_ha_mem_bro
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8 septembre - NATIVITÉ DE LA SAINTE VIERGE - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche
La naissance de Marie fut une cause de joie dans le Ciel et sur la terre. La dévotion sérieuse à cette bonne Mère est un gage de salut.
Ier POINT
A. La sainte Église nous invite à célébrer avec une grande allégresse l’anniversaire de la nativité de Marie, comme elle s’en réjouit elle-même. La naissance de Marie fut un grand événement qui changea les destinées de l’humanité et peupla les deux. Après la chute d’Adam et d’Eve, Dieu leur avait promis un Sauveur et leur avait annoncé que la tête du serpent, du démon leur ennemi, serait écrasée par le talon de la femme. Cette femme, qui devait vaincre l’enfer, terrasser le démon, donner le jour au Messie, et par là délivrer des limbes les âmes des justes, coopérer à la rédemption du genre humain et faire de tous les hommes des enfants de lumière, alors qu’ils n’étaient encore que fils des ténèbres, c’était Marie!
B. Sa naissance était attendue avec impatience, annoncée dans les Saintes Écritures, et, lorsqu’elle eut lieu, elle fut un sujet de joie sur la terre et dans les deux; en elle, la Sainte Trinité salua la fille du Père, l’épouse de l’Esprit-Saint et la mère du Fils; les anges acclamèrent celle qui devait être leur Reine, et l’enfer trembla à la vue de celle qui devait terrasser Satan. Unissons-nous donc en ce jour à la joie qui se manifesta lors de la naissance de Marie.
2e POINT
A. L’anniversaire de la naissance de Marie, occasion de joie, doit être aussi un motif de confiance. En ce jour, Marie ne peut rien avoir à refuser à ceux qui la prient. Mais adressons-nous à elle avec foi et ferveur; demandons-lui beaucoup pour nous, pour nos amis, nos frères ; demandons-lui des choses utiles à notre salut, et promettons-lui que, si elle nous exauce, nous nous appliquerons à l’aimer et à la faire aimer davantage.
B. La dévotion à Marie est un gage de salut; elle se manifeste par une prière quotidienne (le chapelet), par la célébration pieuse de ses fêtes (réception des sacrements), par une humble confiance en elle et par un recours instinctif à sa puissance dans les dangers et les tentations.
Résolution. — Renouveler sa consécration à la Sainte Vierge.
pour télécharger/imprimer/partager : https://gloria.tv/post/7e8CibLaBYLJ6HZD3A8bJauxR
8 septembre - NATIVITÉ DE LA SAINTE VIERGE - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
Ier POINT
A. La sainte Église nous invite à célébrer avec une grande allégresse l’anniversaire de la nativité de Marie, comme elle s’en réjouit elle-même. La naissance de Marie fut un grand événement qui changea les destinées de l’humanité et peupla les deux. Après la chute d’Adam et d’Eve, Dieu leur avait promis un Sauveur et leur avait annoncé que la tête du serpent, du démon leur ennemi, serait écrasée par le talon de la femme. Cette femme, qui devait vaincre l’enfer, terrasser le démon, donner le jour au Messie, et par là délivrer des limbes les âmes des justes, coopérer à la rédemption du genre humain et faire de tous les hommes des enfants de lumière, alors qu’ils n’étaient encore que fils des ténèbres, c’était Marie!
B. Sa naissance était attendue avec impatience, annoncée dans les Saintes Écritures, et, lorsqu’elle eut lieu, elle fut un sujet de joie sur la terre et dans les deux; en elle, la Sainte Trinité salua la fille du Père, l’épouse de l’Esprit-Saint et la mère du Fils; les anges acclamèrent celle qui devait être leur Reine, et l’enfer trembla à la vue de celle qui devait terrasser Satan. Unissons-nous donc en ce jour à la joie qui se manifesta lors de la naissance de Marie.
2e POINT
A. L’anniversaire de la naissance de Marie, occasion de joie, doit être aussi un motif de confiance. En ce jour, Marie ne peut rien avoir à refuser à ceux qui la prient. Mais adressons-nous à elle avec foi et ferveur; demandons-lui beaucoup pour nous, pour nos amis, nos frères ; demandons-lui des choses utiles à notre salut, et promettons-lui que, si elle nous exauce, nous nous appliquerons à l’aimer et à la faire aimer davantage.
B. La dévotion à Marie est un gage de salut; elle se manifeste par une prière quotidienne (le chapelet), par la célébration pieuse de ses fêtes (réception des sacrements), par une humble confiance en elle et par un recours instinctif à sa puissance dans les dangers et les tentations.
Résolution. — Renouveler sa consécration à la Sainte Vierge.
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8 septembre - NATIVITÉ DE LA SAINTE VIERGE - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
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Mercredi - 15e sem ap la Pentecôte - État de l’âme séparée du corps - Méditations pour tous les jours de l'année
L’âme séparée du corps conserve les facultés qui loi sont propres, mais elle ne conserve qu’imparfaitement, dans leur racine, les facultés qui appartiennent aux deux parties de l’homme : le corps et l'âme.
Ier POINT
A. L’homme, dit saint Augustin, n’a que deux substances : l’âme et le corps. L’âme avec la raison, et le corps avec les sens. Les facultés sensitives appartiennent au corps, en ce sens qu’elles ne peuvent entrer en acte que par le corps; il s’ensuit qu'elles ne subsistent pas après la mort.
B. Cependant, c’est bien l’âme qui voit, qui entend, qui éprouve la sensation du toucher, puisque dès qu’elle est séparée du corps, ce corps ne voit plus, n’entend plus, ne sent plus. Cela est certain, mais à la mort l’âme est comme le corps, elle ne voit plus, n'entend plus, ne sent plus. Pourquoi? Parce que Dieu, en créant l’homme, a voulu que son âme entrât en contact avec le monde extérieur par l’intermédiaire du corps et de ses sens; le corps et l’âme une fois séparés, les opérations des sens ne peuvent plus se produire. Elles ne renaîtront qu’après la résurrection.
IIe POINT
A. Si l’âme séparée ne voit, n'entend ni ne sent, en revanche elle conserve intactes et actives les facultés qui lui sont propres; par conséquent, elle continue à concevoir, à juger et à vouloir, mais elle est en quelque sorte dans un état d’infériorité qui durera jusqu'à la résurrection, puisque, faite pour être unie à un corps, elle en est privée pour un temps. Son bonheur cependant, si elle est sauvée, n’en est pas diminué. C’est par la volonté qu’elle est allée au ciel en voulant le bien suprême, et sa volonté est satisfaite, puisque le bien suprême c’est Dieu, et qu’elle le possède. C’est par l'intelligence seule qu’elle peut connaître Dieu, qui est un pur esprit, et son intelligence le conçoit d’autant mieux, que sa vie sur la terre a été plus sainte. C’est enfin par le jugement qu'elle apprécie son bonheur, et ce jugement, elle l'exerce sans peine.
B. Toute en Dieu, elle attend sans peine l’heure de la résurrection, où elle retrouvera son corps et ses sens. L’âme réprouvée comprend aussi son malheur; elle souffre dans sa volonté, dans l’obscurcissement de son intelligence, et son union à son corps viendra ajouter encore à ses douleurs. Pensons à ces vérités si graves et nous ne pécherons plus.
Résolution. — Songer souvent aux fins dernières.
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Mercredi - 15e sem ap la Pentecôte - État de l’âme séparée du corps - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
Ier POINT
A. L’homme, dit saint Augustin, n’a que deux substances : l’âme et le corps. L’âme avec la raison, et le corps avec les sens. Les facultés sensitives appartiennent au corps, en ce sens qu’elles ne peuvent entrer en acte que par le corps; il s’ensuit qu'elles ne subsistent pas après la mort.
B. Cependant, c’est bien l’âme qui voit, qui entend, qui éprouve la sensation du toucher, puisque dès qu’elle est séparée du corps, ce corps ne voit plus, n’entend plus, ne sent plus. Cela est certain, mais à la mort l’âme est comme le corps, elle ne voit plus, n'entend plus, ne sent plus. Pourquoi? Parce que Dieu, en créant l’homme, a voulu que son âme entrât en contact avec le monde extérieur par l’intermédiaire du corps et de ses sens; le corps et l’âme une fois séparés, les opérations des sens ne peuvent plus se produire. Elles ne renaîtront qu’après la résurrection.
IIe POINT
A. Si l’âme séparée ne voit, n'entend ni ne sent, en revanche elle conserve intactes et actives les facultés qui lui sont propres; par conséquent, elle continue à concevoir, à juger et à vouloir, mais elle est en quelque sorte dans un état d’infériorité qui durera jusqu'à la résurrection, puisque, faite pour être unie à un corps, elle en est privée pour un temps. Son bonheur cependant, si elle est sauvée, n’en est pas diminué. C’est par la volonté qu’elle est allée au ciel en voulant le bien suprême, et sa volonté est satisfaite, puisque le bien suprême c’est Dieu, et qu’elle le possède. C’est par l'intelligence seule qu’elle peut connaître Dieu, qui est un pur esprit, et son intelligence le conçoit d’autant mieux, que sa vie sur la terre a été plus sainte. C’est enfin par le jugement qu'elle apprécie son bonheur, et ce jugement, elle l'exerce sans peine.
B. Toute en Dieu, elle attend sans peine l’heure de la résurrection, où elle retrouvera son corps et ses sens. L’âme réprouvée comprend aussi son malheur; elle souffre dans sa volonté, dans l’obscurcissement de son intelligence, et son union à son corps viendra ajouter encore à ses douleurs. Pensons à ces vérités si graves et nous ne pécherons plus.
Résolution. — Songer souvent aux fins dernières.
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Mercredi - 15e sem ap la Pentecôte - État de l’âme séparée du corps - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
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Jeudi - 15e sem ap la Pentecôte - Compassion à l’égard de la tristesse - Méditations pour tous les jours de l'année
La compassion de l'amitié fait naître la joie, et, par conséquent, adoucit la tristesse. La prodiguer à ceux qui pleurent est une forme de la charité.
Ier POINT
A. Le récit évangélique nous montre la pauvre veuve de Naïm accompagnant le corps de son fils
au sépulcre, suivie d’un grand nombre de gens de la ville. Ces gens lui témoignaient ainsi leur
compassion, désireux qu’ils étaient d’apporter un adoucissement à sa douleur.
B. La compatissante amitié soulage donc la tristesse. Aristote en donne deux raisons que voici : D’abord, la tristesse, produisant l’abattement, est comme un fardeau qui s’appesantit sur les âmes. Quand donc l’affligé voit ses amis compatir à ses peines et en souffrir avec lui, il lui semble que les autres lui prêtent une main secourable et prennent une partie de sa croix sur leurs épaules; le courage augmente ses forces, et il lui semble que son fardeau est moins lourd. En second lieu, la part qu’on prend à sa douleur, les preuves qu’on lui en donne l’assurent qu’il est aimé, et cette assurance fait naître un sentiment de joie dans son cœur, qui adoucit sa peine.
IIe POINT
A. Puisque la compassion est un baume qui guérit les plaies de l’âme, il faut la prodiguer à ceux qui souffrent. Les peines morales sont souvent plus douloureuses que les souffrances physiques, et si, comme nous l’avons vu dans la parabole du bon Samaritain, c’est un acte de charité que de soigner et de soulager le corps dans ses souffrances, c’est aussi un devoir du chrétien de soulager dans sa douleur l’âme broyée par elle.
B. Le monde a horreur de ce qui est triste ; il n’aime pas les larmes, il leur préfère le rire et la joie; mais l’esprit de Jésus-Christ, qui est opposé à l’esprit du monde, ne recule pas devant la tristesse; il est, au contraire, attiré par elle et s’empresse de la diminuer, en prodiguant la compassion. Jésus a dit: « Venez à moi vous qui souffrez et qui pleurez, et vous serez consolés. » L’âme chrétienne ne perd aucune occasion de mettre en pratique celle parole du Christ. Elle donne généreusement sa compassion, émue de pitié par les souffrances d’autrui.
Résolution. — Ne jamais hésiter à aller consoler ceux qu’on sait dans le deuil et les larmes.
pour télécharger(pdf)/imprimer/partager : https://gloria.tv/post/ZnizWKHEVM211JWmv7JH9DwN7
Jeudi - 15e sem ap la Pentecôte - Compassion à l’égard de la tristesse - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
Ier POINT
A. Le récit évangélique nous montre la pauvre veuve de Naïm accompagnant le corps de son fils
au sépulcre, suivie d’un grand nombre de gens de la ville. Ces gens lui témoignaient ainsi leur
compassion, désireux qu’ils étaient d’apporter un adoucissement à sa douleur.
B. La compatissante amitié soulage donc la tristesse. Aristote en donne deux raisons que voici : D’abord, la tristesse, produisant l’abattement, est comme un fardeau qui s’appesantit sur les âmes. Quand donc l’affligé voit ses amis compatir à ses peines et en souffrir avec lui, il lui semble que les autres lui prêtent une main secourable et prennent une partie de sa croix sur leurs épaules; le courage augmente ses forces, et il lui semble que son fardeau est moins lourd. En second lieu, la part qu’on prend à sa douleur, les preuves qu’on lui en donne l’assurent qu’il est aimé, et cette assurance fait naître un sentiment de joie dans son cœur, qui adoucit sa peine.
IIe POINT
A. Puisque la compassion est un baume qui guérit les plaies de l’âme, il faut la prodiguer à ceux qui souffrent. Les peines morales sont souvent plus douloureuses que les souffrances physiques, et si, comme nous l’avons vu dans la parabole du bon Samaritain, c’est un acte de charité que de soigner et de soulager le corps dans ses souffrances, c’est aussi un devoir du chrétien de soulager dans sa douleur l’âme broyée par elle.
B. Le monde a horreur de ce qui est triste ; il n’aime pas les larmes, il leur préfère le rire et la joie; mais l’esprit de Jésus-Christ, qui est opposé à l’esprit du monde, ne recule pas devant la tristesse; il est, au contraire, attiré par elle et s’empresse de la diminuer, en prodiguant la compassion. Jésus a dit: « Venez à moi vous qui souffrez et qui pleurez, et vous serez consolés. » L’âme chrétienne ne perd aucune occasion de mettre en pratique celle parole du Christ. Elle donne généreusement sa compassion, émue de pitié par les souffrances d’autrui.
Résolution. — Ne jamais hésiter à aller consoler ceux qu’on sait dans le deuil et les larmes.
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Jeudi - 15e sem ap la Pentecôte - Compassion à l’égard de la tristesse - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
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doue_ha_mem_bro
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Vendredi - 15e sem ap la Pentecôte - Manifestation de la tristesse par les larmes -Méditations pour tous les jours
Si Dieu permet la douleur et l’épreuve, il n'en interdit pas la manifestation extérieure par les larmes. Les larmes, en effet, soulagent l’âme ulcérée. Jésus lui-même a pleuré.
Ier POINT
A. La pauvre veuve de Naïm pleurait en suivant le convoi funèbre de son fils. Jésus, ému de compassion, lui dit: « Ne pleurez plus. » Dieu, qui a permis, ou plutôt qui a voulu qu'en punition
du péché la douleur et l’épreuve fussent les compagnes de l’humanité, n’a pas défendu que les
larmes, en coulant, manifestassent la tristesse.
B. Les larmes, du reste soulagent le cœur attristé par un double effet. D’abord, le mal renfermé dans le cœur afflige davantage, mais quand il se répand au dehors, l’affliction diminue. De là les sanglots et quelquefois les plaintes exprimant la douleur. En second lieu, les actes qui conviennent à l'homme selon les dispositions de son âme lui donnent de la joie. Aussi, les larmes que verse un homme dans la douleur lui donnent-elles une sorte de satisfaction. Il est donc très légitime de pleurer quand on est triste.
IIe POINT
A. Notre-Seigneur a pleuré sur Jérusalem coupable, sur la mort de Lazare; ce qu'il a fait, nous pouvons le faire.
B. Il est une tristesse très sainte que nous ne manifestons pas assez souvent par les larmes, c'est celle que doit nous causer le souvenir de nos fautes. Dieu ne repousse pas le cœur contrit et humilié, mais quand des larmes sont arrachées par la douleur d’avoir offensé Dieu, alors ce n’est
pas seulement le péché qui est pardonné ; avec le pardon, Dieu accorde souvent la remise de la
peine due à ce péché.
Résolution. — Demander la grâce de verser des larmes sur nos péchés et les erreurs du monde.
pour télécharger/imprimer/partager : https://gloria.tv/share/NcwoiZLARQJ14zBoCpkUYcxJh
Vendredi - 15e sem ap la Pentecôte - Manifestation de la tristesse par les larmes - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
Ier POINT
A. La pauvre veuve de Naïm pleurait en suivant le convoi funèbre de son fils. Jésus, ému de compassion, lui dit: « Ne pleurez plus. » Dieu, qui a permis, ou plutôt qui a voulu qu'en punition
du péché la douleur et l’épreuve fussent les compagnes de l’humanité, n’a pas défendu que les
larmes, en coulant, manifestassent la tristesse.
B. Les larmes, du reste soulagent le cœur attristé par un double effet. D’abord, le mal renfermé dans le cœur afflige davantage, mais quand il se répand au dehors, l’affliction diminue. De là les sanglots et quelquefois les plaintes exprimant la douleur. En second lieu, les actes qui conviennent à l'homme selon les dispositions de son âme lui donnent de la joie. Aussi, les larmes que verse un homme dans la douleur lui donnent-elles une sorte de satisfaction. Il est donc très légitime de pleurer quand on est triste.
IIe POINT
A. Notre-Seigneur a pleuré sur Jérusalem coupable, sur la mort de Lazare; ce qu'il a fait, nous pouvons le faire.
B. Il est une tristesse très sainte que nous ne manifestons pas assez souvent par les larmes, c'est celle que doit nous causer le souvenir de nos fautes. Dieu ne repousse pas le cœur contrit et humilié, mais quand des larmes sont arrachées par la douleur d’avoir offensé Dieu, alors ce n’est
pas seulement le péché qui est pardonné ; avec le pardon, Dieu accorde souvent la remise de la
peine due à ce péché.
Résolution. — Demander la grâce de verser des larmes sur nos péchés et les erreurs du monde.
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Vendredi - 15e sem ap la Pentecôte - Manifestation de la tristesse par les larmes - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
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Samedi - 15e sem ap la Pentecôte - Glorification de Dieu - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles
Bien que la louange des hommes n'ajoute rien à la gloire de Dieu, il veut cependant être loué, et nous en a fait un précepte. On le loue d’autant mieux qu’on le connaît davantage, d’où la nécessité
de méditer sur ses perfections et d'admirer ses œuvres.
Ier POINT
A. Les témoins de la résurrection du fils de la veuve de Naïm, émerveillés de ce qu’ils venaient de voir, glorifiaient Dieu. Dieu veut être glorifié, non pas que les louanges des hommes ajoutent
quoi que ce soit à son bonheur ou à sa gloire intrinsèque ni à sa gloire intérieure, qui est constituée par l’ensemble de ses perfections, mais parce que la louange qu’on lui donne lui procure, de la part de ses créatures, une gloire dite accidentelle, en ce sens que la louange des uns excite les autres à le glorifier aussi.
B. La gloire accidentelle ou extérieure de Dieu est constituée par la claire connaissance que les créatures ont de lui et par la louange qu’elles lui adressent à cause des perfections qu’elles découvrent en lui. C'est donc la connaissance de Dieu qui fait éclater la louange et pousse les hommes à le glorifier. D’où la nécessité de tout faire pour arriver à connaître Dieu le plus parfaitement possible. Deux voies mènent à cette connaissance.
IIe POINT
A. On arrive à connaître bien les perfections de Dieu en les étudiant dans leur cause, qui est Dieu même ; dans leur manière d’être, qui est la perfection suprême ; dans leurs effets, dont la créature est le perpétuel témoin. Cette connaissance s’acquiert dans l’oraison mentale et la contemplation des attributs divins.
B. Mais les âmes très simples, les esprits sans haute portée, arrivent aussi à connaître Dieu par un autre moyen : en admirant le monde extérieur, qui est son œuvre. Et c'est pour cela qu’il est écrit dans nos Livres Saints que « les Cieux racontent la Gloire de Dieu ». Levons la tête, admirons l’immensité du ciel, le nombre et la distance des astres, nous nous sentirons portés à louer l’Auteur de ces merveilles. La louange de Dieu est ordonnée par le second commandement ; l’Église nous le fait observer par la récitation des prières liturgiques et le chant des cantiques.
Résolution. — Assister aux cérémonies publiques du culte.
pour télécharger/imprimer/partager : https://gloria.tv/post/mBuYbfHjbupF2piHwGBhszJT9
Samedi - 15e sem ap la Pentecôte - Glorification de Dieu - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
de méditer sur ses perfections et d'admirer ses œuvres.
Ier POINT
A. Les témoins de la résurrection du fils de la veuve de Naïm, émerveillés de ce qu’ils venaient de voir, glorifiaient Dieu. Dieu veut être glorifié, non pas que les louanges des hommes ajoutent
quoi que ce soit à son bonheur ou à sa gloire intrinsèque ni à sa gloire intérieure, qui est constituée par l’ensemble de ses perfections, mais parce que la louange qu’on lui donne lui procure, de la part de ses créatures, une gloire dite accidentelle, en ce sens que la louange des uns excite les autres à le glorifier aussi.
B. La gloire accidentelle ou extérieure de Dieu est constituée par la claire connaissance que les créatures ont de lui et par la louange qu’elles lui adressent à cause des perfections qu’elles découvrent en lui. C'est donc la connaissance de Dieu qui fait éclater la louange et pousse les hommes à le glorifier. D’où la nécessité de tout faire pour arriver à connaître Dieu le plus parfaitement possible. Deux voies mènent à cette connaissance.
IIe POINT
A. On arrive à connaître bien les perfections de Dieu en les étudiant dans leur cause, qui est Dieu même ; dans leur manière d’être, qui est la perfection suprême ; dans leurs effets, dont la créature est le perpétuel témoin. Cette connaissance s’acquiert dans l’oraison mentale et la contemplation des attributs divins.
B. Mais les âmes très simples, les esprits sans haute portée, arrivent aussi à connaître Dieu par un autre moyen : en admirant le monde extérieur, qui est son œuvre. Et c'est pour cela qu’il est écrit dans nos Livres Saints que « les Cieux racontent la Gloire de Dieu ». Levons la tête, admirons l’immensité du ciel, le nombre et la distance des astres, nous nous sentirons portés à louer l’Auteur de ces merveilles. La louange de Dieu est ordonnée par le second commandement ; l’Église nous le fait observer par la récitation des prières liturgiques et le chant des cantiques.
Résolution. — Assister aux cérémonies publiques du culte.
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Samedi - 15e sem ap la Pentecôte - Glorification de Dieu - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
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16e Dimanche ap la Pentecôte - Du repos du sabbat et de la vaine gloire. - Méditations pour tous les jours de l'année
La charité à l’égard du prochain l'emporte en certaines circonstances sur d'antres préceptes. Dans l'observation de la loi, s'il faut éviter le laxisme, il faut aussi ne pas tomber dans le scrupule. La vaine gloire et l’amour des honneurs ne sont pas conformes à l'esprit du Christ, qui est un esprit d'humilité.
Texte du saint Évangile. — Jésus entra un jour de sabbat dans la maison d’un chef des pharisiens pour y manger, et, comme ces gens-là l’observaient, il parut devant eux un hydropique. Sur cela, Jésus dit aux docteurs de la loi et aux pharisiens : Est-il permis de faire des guérisons le jour du sabbat ? Mais ils ne dirent pas un mot. Lui, prenant le malade, le guérit et le renvoya. Puis il leur dit: Qui de vous, quand son âne ou son bœuf tombe dans un puits, ne l’en retire pas dès le jour du sabbat ? Et ils ne savaient que lui répondre à cela. Ensuite, il adressa cette parabole aux conviés, prenant garde comme ils choisissaient les premières places : Quand vous serez invités aux noces, leur dit-il, ne vous mettez pas à la première place, de peur qu’un autre plus considérable ait été aussi invité, et que celui qui vous a invités tous deux ne vous dise : Cédez la place à celui-ci, et qu’alors vous n’ayez la honte d’être mis à la dernière place. Mais, lorsque vous serez invité, allez vous mettre à la dernière place, afin que quand celui qui vous a invité viendra, il vous dise: Mon cher ami, montez plus haut. C’est alors que vous serez honoré aux yeux des gens qui seront à table avec vous. Car quiconque s'élève sera humilié, et quiconque s’humilie sera élevé. (Luc.X IV, 1-12.)
Ier POINT
A. Dans cet évangile, Dieu touche aux deux défauts dominants des pharisiens; ils étaient très scrupuleux des choses accessoires, criaient facilement au scandale, et, avec cela, étaient pleins de vaine gloire et d’orgueil. Ces défauts des pharisiens sont aussi ceux de beaucoup de chrétiens, y tomberions-nous ?
B. Notre-Seigneur, eu guérissant le jour du sabbat l’hydropique qui se présentait devant lui, voulait prouver que la charité à l’égard du prochain l’emporte quelquefois sur d’autres préceptes; c’est ainsi, qu’en cas de nécessité, on manquera la messe du dimanche pour ne pas abandonner un malade gravement atteint. On quitte Dieu pour Dieu, le laissant à droite pour le retrouver à gauche.
IIe POINT
A. L’ostentation et le désir d’occuper les premières places n’est pas, ou du moins ne devrait pas être le fait d’un chrétien, auquel sied bien mieux la discrétion. Et cependant, que de tristesses, que d’indignations intérieures fait naître cette ridicule passion qui se nomme la gloriole et l’amour des honneurs!
B. Son produit habituel s’appelle la susceptibilité. Elle fait qu’on se préoccupe outre mesure des égards auxquels on prétend avoir droit, et qu’on se froisse de tout ce qui parait être une atteinte à ce droit. Le monde se plaît souvent et malicieusement à froisser les susceptibles et à ridiculiser leur sot orgueil. Ne lui donnons jamais l’occasion de nous octroyer pareille correction.
Résolution — Avoir de soi un sentiment très bas, et agir en conséquence lorsqu’on se trouve mêlé au monde.
pour télécharger(pdf)/imprimer/partager : https://gloria.tv/post/EKMhL4pRF73g1ZZLGFqfeyh3z
16e Dimanche ap la Pentecôte - Du repos du sabbat et de la vaine gloire. - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
Texte du saint Évangile. — Jésus entra un jour de sabbat dans la maison d’un chef des pharisiens pour y manger, et, comme ces gens-là l’observaient, il parut devant eux un hydropique. Sur cela, Jésus dit aux docteurs de la loi et aux pharisiens : Est-il permis de faire des guérisons le jour du sabbat ? Mais ils ne dirent pas un mot. Lui, prenant le malade, le guérit et le renvoya. Puis il leur dit: Qui de vous, quand son âne ou son bœuf tombe dans un puits, ne l’en retire pas dès le jour du sabbat ? Et ils ne savaient que lui répondre à cela. Ensuite, il adressa cette parabole aux conviés, prenant garde comme ils choisissaient les premières places : Quand vous serez invités aux noces, leur dit-il, ne vous mettez pas à la première place, de peur qu’un autre plus considérable ait été aussi invité, et que celui qui vous a invités tous deux ne vous dise : Cédez la place à celui-ci, et qu’alors vous n’ayez la honte d’être mis à la dernière place. Mais, lorsque vous serez invité, allez vous mettre à la dernière place, afin que quand celui qui vous a invité viendra, il vous dise: Mon cher ami, montez plus haut. C’est alors que vous serez honoré aux yeux des gens qui seront à table avec vous. Car quiconque s'élève sera humilié, et quiconque s’humilie sera élevé. (Luc.X IV, 1-12.)
Ier POINT
A. Dans cet évangile, Dieu touche aux deux défauts dominants des pharisiens; ils étaient très scrupuleux des choses accessoires, criaient facilement au scandale, et, avec cela, étaient pleins de vaine gloire et d’orgueil. Ces défauts des pharisiens sont aussi ceux de beaucoup de chrétiens, y tomberions-nous ?
B. Notre-Seigneur, eu guérissant le jour du sabbat l’hydropique qui se présentait devant lui, voulait prouver que la charité à l’égard du prochain l’emporte quelquefois sur d’autres préceptes; c’est ainsi, qu’en cas de nécessité, on manquera la messe du dimanche pour ne pas abandonner un malade gravement atteint. On quitte Dieu pour Dieu, le laissant à droite pour le retrouver à gauche.
IIe POINT
A. L’ostentation et le désir d’occuper les premières places n’est pas, ou du moins ne devrait pas être le fait d’un chrétien, auquel sied bien mieux la discrétion. Et cependant, que de tristesses, que d’indignations intérieures fait naître cette ridicule passion qui se nomme la gloriole et l’amour des honneurs!
B. Son produit habituel s’appelle la susceptibilité. Elle fait qu’on se préoccupe outre mesure des égards auxquels on prétend avoir droit, et qu’on se froisse de tout ce qui parait être une atteinte à ce droit. Le monde se plaît souvent et malicieusement à froisser les susceptibles et à ridiculiser leur sot orgueil. Ne lui donnons jamais l’occasion de nous octroyer pareille correction.
Résolution — Avoir de soi un sentiment très bas, et agir en conséquence lorsqu’on se trouve mêlé au monde.
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16e Dimanche ap la Pentecôte - Du repos du sabbat et de la vaine gloire. - Méditations pour tous les jours de l'année sur les Évangiles du Dimanche tome 1 d’après Saint Thomas D’Aquin et Saint Augustin par Le Père Roger Des Fourniels
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