Textes, audios et videos
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Je suis intéresse par tout lien video ou audio de conférences, sermons, exposes historique ou doctrinaux édifiants et aussi orthodoxes que possible.
- Gilbert Chevalier
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Re: Audio et video edifiantes
Merci.
Mais je cherche surtout spécialement des conférences sur l’Église , ce qu'elle est , sa nature, son histoire véritable contre la légende noire, ses marques, ce qui l'identifie contre les fausses églises, la continuité depuis la Pentecôte des Papes et de la catholicité, les réfutations des critiques objections sur ce qu'elle aurait déformé ou inventé par rapport à l’Église du premier siècle, ce genre de choses ou, aussi, les dessous des origines du protestantisme par exemple.
Mais je cherche surtout spécialement des conférences sur l’Église , ce qu'elle est , sa nature, son histoire véritable contre la légende noire, ses marques, ce qui l'identifie contre les fausses églises, la continuité depuis la Pentecôte des Papes et de la catholicité, les réfutations des critiques objections sur ce qu'elle aurait déformé ou inventé par rapport à l’Église du premier siècle, ce genre de choses ou, aussi, les dessous des origines du protestantisme par exemple.
- Gilbert Chevalier
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Re: Audio et video edifiantes
Il vous faut contacter l'Abbé Zins : il vous dépannera sûrement.
Re: Audio et video edifiantes
Sur ce point en particulier, les vidéos de Marion Sigaut et de Claire Colombani sont très recommendables. Allez faire un tour surJCL a écrit : l’Église (...) son histoire véritable contre la légende noire
http://re-histoire-pourtous.com/
Re: Audio et video edifiantes
Le site "les amis de saint Francois de Sales" a remis ses conférences cours etc audios à disposition.
Re: Audio et video edifiantes
Passionante conférence de Mme Anne BERNET sur la vie et l'oeuvre de S. Ambroise, ici.
Ajout le 19 mars : je retire ce que j'ai dit, cf. le message de l'abbé Zins ci-dessous.
Ajout le 19 mars : je retire ce que j'ai dit, cf. le message de l'abbé Zins ci-dessous.
Dernière modification par chartreux le lun. 19 mars 2018 19:49, modifié 1 fois.
Re: Audio et video edifiantes
chartreux a écrit : sam. 17 mars 2018 19:29 Passionante conférence de Mme Anne BERNET sur la vie et l'oeuvre de S. Ambroise, ici.
C’est avec étonnement, et quelque stupéfaction, qu’il me faut constater ici un tel lien vers une romancière nullement recommandable, même si très étonnamment éditée aux éditions Clovis de la FSSPX et diffusée par DPF !
Celle qui est présentée à la fois comme une historienne et romancière, en fait, romance à sa manière l'histoire !!
Notamment en cette conférence même. Supputations arbitraires, extrapolations, approximations, inexactitudes, affirmations téméraires et certaines très scandaleuses.
Elle confond par ailleurs notamment Marcellina avec Marcella !!!! .. Donc Sainte Marcelle, avec la soeur de Saint Ambroise, Sainte Marcelline, consacrée par le Pape Damase en vivant d’abord chez ses parents, avant de rejoindre la communauté fondée par Sainte Marcelle à Rome. ..
Les pénitences publiques sévères .. étaient réservées aux graves péchés publics ou à des reniements temporaires .. mais non pour le commun des fautes ..
Présentation quelque peu déformée du cas de Valentinien. .. Julien l’apostat les ayant pris au dépourvu en voulant asperger ceux des officiers qui l’entouraient d’eau lustrale consacrée aux idoles, Valentinien coupa avec son glaive le bout de son manteau atteint par l’eau et le rejeta avec dégoût, faisant comprendre à Julien qu’il ne fallait pas insister, s’il ne voulait pas entraîner une réaction plus violente ..
Milan la capitale .. un des sièges des Empereurs .. comme aussi Ravenne, Constantinople, fondée ou au moins agrandie par Constantin, et un temps aussi Grenoble, Gratianopolis, fondée par l’Empereur Gratien..
Ambroise était assurément déjà Catéchumène lors de l’événement relaté ..
Elle défend de fait l’hérésie condamnée par l’Eglise notamment contre Fébronius (Dentziger 1502) .. de l’élection des Evêques par le peuple .. allant jusqu’à la présenter comme une pratique de la primitive Eglise .. confondant les voeux exprimés par celui-ci, suivis ou pas par les autorités, avec le pouvoir effectif de choisir. ..
- Est-ce son rôle de choisir le Catholique ou l’arien ? - Faux dilemme. S’il n’a certes pas alors à choisir entre les Catholiques, il est par contre en son devoir de contribuer à écarter les hérétiques ..
Il sait que cette élection est parfaitement valide .. sous-entendu en raison de l’acclamation et de la demande du peuple .. et qu’il est l’Evêque de Milan .. 1̊ Nullement de ce seul fait ; 2̊ son acquiescement était requis ; 3̊ restait à ce que l’autorité compétente pour nommer entérine cette demande et nomme effectivement ; 4̊ le sacre.
Mêmes sournoises et répugnantes insinuations, suppositions, allusions et suggestions arbitraires de débauche juvénile qu’en son livre sur Saint Jérôme.. en forme de roman-feuilleton sortant de son imagination tordue et malsaine .. ou en présentant des apparences comme si elles étaient la réalité.
Thème en lequel elle semble se complaire, et qui correspond bien au montage visuel rempli d’évocations répugnantes servant d’introduction à sa conférence..
Certes, si cela était avéré, comme pour Marie-Madeleine et de façon bien moindre pour Augustin, il pourrait y avoir des raisons de l’évoquer délicatement pour mieux souligner l’ouvrage de la grâce après la conversion comme le fait lui-même Saint Augustin.
Mais le faire crûment, sans précaution, abruptement pour mieux choquer en profondeur, imaginer des témoins externes rapportant en les déplorant des scènes déplorables comme s’ils en avaient été des acteurs, des tentations violentes évoquées et repoussées comme s’ils se rappelaient de ce qu’ils auraient fait autrefois, suggérer avec des termes ambigus afin de pouvoir prétendre ensuite qu’on vous fait dire ce que vous n’avez pas dit, c’est se transformer en agent du diable. ..
De même qu’en son livre sur Saint Jérôme défendant virilement et fougueusement la vérité et la Foi à l’encontre du doucereux origéniste Rufin, elle prétend donner tort au Saint Docteur de l’Eglise et raison à celui soutenant les erreurs origénistes, préférant au minimum la forme au fond. .. Faut-il en ajouter la concernant ??
Il ne faut nullement croire que tous les écrits ou discours sur la vie de Saints sont forcément bons et recommandables, du seul fait que les Saints, eux, le sont.
Dom Guéranger, dans son livre complet intitulé : Sainte Cécile et la société romaine des premiers siècles (pas en sa version abrégée intitulée : Sainte Cécile), a consacré tout un chapitre pour faire une mise en garde sur les mauvais écrits sur la vie des Saints, notamment ceux des Jansénistes, en partie savants, mais en partie rationalistes, supprimant ou réduisant au minimum tout ce qui y a trait au surnaturel comme les miracles, prophéties, visions, etc.., ou mesurant la sainteté à la seule austérité, etc..
Et il en existe de pires encore, comme ceux d’Anne Bernet, servant à sournoisement rabaisser les Saints, instiller de multiples erreurs sur l’Eglise, en doctrine, en histoire, etc ..... que les lecteurs risquent de gober d’autant plus facilement qu’ils pensent lire un ouvrage ne traitant que de faits édifiants au milieu desquels ils n’imaginent même pas que puissent se trouver instiller sournoisement des erreurs.
Que dire en outre des metteurs en scène et de leurs films pseudo historiques et hagiographiques qui romancent et enjolivent encore plus pour les rendre populaires, et que certains jeunes prennent pour argent comptant.
Ainsi, discutant avec un jeune m’affirmant avec assurance des faits soi-disant historiques ou selon tel déroulé, cherchant à savoir sur quelle source il s’appuyait pour être si péremptoire, il me cita un film qu’il avait vu en s’imaginant presque avoir été témoins oculaires non de la factice mise en scène, mais des faits eux-mêmes.
Re: Audio et video edifiantes
Il s'agit du chapitre XXIII, que l'on peut lire ici.Abbé Zins a écrit : lun. 19 mars 2018 17:22
Dom Guéranger, dans son livre complet intitulé : Sainte Cécile et la société romaine des premiers siècles (pas en sa version abrégée intitulée : Sainte Cécile), a consacré tout un chapitre pour faire une mise en garde sur les mauvais écrits sur la vie des Saints, notamment ceux des Jansénistes, en partie savants, mais en partie rationalistes, supprimant ou réduisant au minimum tout ce qui y a trait au surnaturel comme les miracles, prophéties, visions, etc.., ou mesurant la sainteté à la seule austérité, etc..
Merci beaucoup pour cette longue correction M. l'abbé, à laquelle je ne m'attendais certes pas du tout.
Re: Audio et video edifiantes
En effet !!! ... mieux vaut lire un Monseigneur Baunard par exemple !Abbé Zins a écrit : lun. 19 mars 2018 17:22
Celle qui est présentée à la fois comme une historienne et romancière, en fait, romance à sa manière l'histoire !!
... Supputations arbitraires, extrapolations, approximations, inexactitudes, affirmations téméraires et certaines très scandaleuses.
Histoire de Saint Ambroise a écrit :
... du sein d'un silence sympathique, tout à coup une petite voix d'enfant retentit, qui disait : « Ambroise, Ambroise Évêque ! » Ce fut pour la multitude comme une voix du ciel : « Ambroise Évêque ! , s'écria aussitôt l'assemblée, qu'Ambroise soit évêque ! »
On se rappelait que le Seigneur lui-même, dans l'Évangile, avait été acclamé par la voix des enfants, et qu'il avait déclaré que ce suffrage était un hommage parfait. On se souvenait, à Milan, que naguère l'évêque saint Monas avait été ainsi proclamé par le peuple, qui, ayant vu reluire l'auréole sur sa tête, s'était écrié : « Monas est digne de l'honneur ! » Ambroise n'était pas moins digne, et comme on le savait homme de bien et de talent, chacun était convaincu que pour faire un évêque il ne lui manquait que la consécration.
Il lui manquait autre chose. Celui que le vœu populaire improvisait évêque n'était pas même encore chrétien par le baptême. Or la loi de l'Église, écrite dans saint Paul et renouvelée récemment par les deux conciles de Nicée et de Sardique, défendait qu'un néophyte fût promu à l'épiscopat. Un décret de Constantin, rappelé par Valentinien, interdisait en outre de recevoir dans le clergé les décurions des villes, et à plus forte raison le gouverneur d'une province. Mais la difficulté la plus sérieuse venait du candidat lui-même, que rien n'avait préparé à ce choix inopiné. « Je n'ai pas été, disait-il, élevé dans l'Église ni formé dès l'enfance au joug des affaires du prétoire, l'on m'arrache de force aux fonctions du siècle, et moi, accoutumé aux clameurs des huissiers, il faut que je me façonne à chanter les psaumes ! »
Mais le peuple, enthousiaste et bon juge ce jour-là, s'obstinait par réflexion dans le choix que l'inspiration venait de lui dicter. Il est juste de dire qu'il y trouvait son compte. Riche, puissant, éloquent, charitable, énergique, inflexible sur le droit, Ambroise plus que tout autre semblait propre à ce rôle de « défenseur de la cité » que les nécessités du temps imposaient à l'évêque. D'ailleurs impartial pour tous, le gouverneur jusqu'ici n'avait pas déplu aux ariens, qui le voyaient se renfermer, officiellement du moins, dans la neutralité que lui commandait la politique du prince. Aussi les deux partis réunissaient-ils sur lui leurs suffrages, comme ils avaient coutume de réunir leurs respects et leur soumission.
A ces raisons Ambroise, ne pouvant opposer les siennes, imagina sur-le-champ de faire parler les actes. C'était l'heure à laquelle il tenait son audience : il se rendit au prétoire. Une cause criminelle ayant été ce jour-là appelée à son tribunal, le Consulaire affecta une dureté odieuse, et même « contre sa coutume », remarque son secrétaire, il fit appliquer l'accusé à la question. C'était une tactique pour faire revenir la foule de son subit entraînement. On ne s'y trompa pas. « Que son péché retombe sur nous, s'écria la multitude. — Il n'est que catéchumène ; le baptême effacera tout, ajoutaient quelques autres. Qu'Ambroise soit évêque, nous le voulons pour évêque ! » Ambroise descendit de son siège et s'en retourna chez lui, en proie à l'agitation et à l'angoisse.
Dans l'égarement de ses pensées, le Consulaire alla jusqu'à chercher à jeter sur la pureté de ses mœurs un soupçon impossible, en laissant croire que sa maison pouvait s'ouvrir aux suppôts de la dissolution. Cet expédient malheureux lui ayant réussi encore moins que les autres, Ambroise pensa sérieusement à prendre un grand parti, plus d'accord avec sa foi, ses goûts et sa vertu. Ce fut, raconte son histoire, « de faire profession de la philosophie. » Par ce mot, on entendait, dans l'école chrétienne, la retraite cénobitique ou anachorétique....
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