Re: Saint Macaire de Scété, 15 janvier,vie et extraits de sermons.
Publié : lun. 02 août 2021 20:09
46è homélie: ENFANCE SPIRITUELLE ET ESPERANCE EN DIEU
1/La parole de Dieu est Dieu, et la parole du monde est monde.
Grandes sont la différence et la distance entre la parole de Dieu et la parole du monde. Car tout ce qui est engendré ressemble à ses parents. Si donc un être né de l'Esprit se livre à la parole de ce monde, aux choses de la terre, à la gloire de ce siècle, il meurt et se perd, ne pouvant trouver le véritable repos de la vie. Car son repos est là où il est né.
Comme le dit le Seigneur, celui qui est embarrassé dans les soucis de cette vie et enchaîné par les liens terrestres, est étouffé et devient stérile à l'égard de la parole de Dieu. De même, celui qui est dominé par un vouloir charnel, c'est-à-dire l'homme mondain, suffoque et ressemble à un être dénué de raison s'il veut entendre la parole de Dieu (cf.Mat., XIII, 22). En effet, ceux qui sont habitués aux tromperies de la malice, quand ils entendent parler de Dieu, sont incommodés comme par un discours fastidieux et ont l'intellect pris de dégoût.
2/Paul lui dit aussi que l'homme psychique ne reçoit pas les choses de l'Esprit, car elles sont une folie pour lui (c.f. 1 Cor., II,14). Et le prophète dit que la parole de Dieu est devenue pour eux comme un vomissement (c.f.,Is., XXVIII, 13).
Tu le vois, il n'est pas possible de vivre ailleurs qu' auprès de la parole dont chacun est né.
On peut encore entendre parler de cela autrement.
Si l'homme charnel se met à se transformer, il meurt d'abord et cesse de produire les fruits de sa vie perverse et antérieure.
Quand un homme est saisit par la maladie ou la fièvre, son corps est étendu sur un lit et ne peut accomplir le moindre travail de cette terre, mais son intellect n'en est pas moins sans repos; il est occupé par le soucis de ses activités, il réclame le médecin et envoie ses amis le chercher.
De même, depuis la transgression du commandement, l'âme est elle aussi en proie à la maladie des passions et se trouve dans un état de langueur. Mais dès qu'elle s'approche du Seigneur et met sa foi en lui, elle obtient son secours; et lorsqu'elle renonce à son ancienne vie tellement perverse, elle souffre encore, certes, de sa maladie invétérée qui l'empêche d'accomplir en vérité les oeuvres de vie, mais il lui est du moins loisible et possible de beaucoup se soucier de cette vie, de supplier le Seigneur et de chercher le vrai Médecin.
à suivre...
1/La parole de Dieu est Dieu, et la parole du monde est monde.
Grandes sont la différence et la distance entre la parole de Dieu et la parole du monde. Car tout ce qui est engendré ressemble à ses parents. Si donc un être né de l'Esprit se livre à la parole de ce monde, aux choses de la terre, à la gloire de ce siècle, il meurt et se perd, ne pouvant trouver le véritable repos de la vie. Car son repos est là où il est né.
Comme le dit le Seigneur, celui qui est embarrassé dans les soucis de cette vie et enchaîné par les liens terrestres, est étouffé et devient stérile à l'égard de la parole de Dieu. De même, celui qui est dominé par un vouloir charnel, c'est-à-dire l'homme mondain, suffoque et ressemble à un être dénué de raison s'il veut entendre la parole de Dieu (cf.Mat., XIII, 22). En effet, ceux qui sont habitués aux tromperies de la malice, quand ils entendent parler de Dieu, sont incommodés comme par un discours fastidieux et ont l'intellect pris de dégoût.
2/Paul lui dit aussi que l'homme psychique ne reçoit pas les choses de l'Esprit, car elles sont une folie pour lui (c.f. 1 Cor., II,14). Et le prophète dit que la parole de Dieu est devenue pour eux comme un vomissement (c.f.,Is., XXVIII, 13).
Tu le vois, il n'est pas possible de vivre ailleurs qu' auprès de la parole dont chacun est né.
On peut encore entendre parler de cela autrement.
Si l'homme charnel se met à se transformer, il meurt d'abord et cesse de produire les fruits de sa vie perverse et antérieure.
Quand un homme est saisit par la maladie ou la fièvre, son corps est étendu sur un lit et ne peut accomplir le moindre travail de cette terre, mais son intellect n'en est pas moins sans repos; il est occupé par le soucis de ses activités, il réclame le médecin et envoie ses amis le chercher.
De même, depuis la transgression du commandement, l'âme est elle aussi en proie à la maladie des passions et se trouve dans un état de langueur. Mais dès qu'elle s'approche du Seigneur et met sa foi en lui, elle obtient son secours; et lorsqu'elle renonce à son ancienne vie tellement perverse, elle souffre encore, certes, de sa maladie invétérée qui l'empêche d'accomplir en vérité les oeuvres de vie, mais il lui est du moins loisible et possible de beaucoup se soucier de cette vie, de supplier le Seigneur et de chercher le vrai Médecin.
à suivre...