John Lane traduit par le chartreux a écrit :
De plus, tout cet esprit de fausse charité qui présidait à la révolution conciliaire a montré son vrai visage dans la façon dont les progressistes ont traité leurs opposants pendant le concile, et ensuite les fidèles attachés aux traditions de l'Église. À l'ouverture du concile, Jean XXIII avait déclaré qu'il préférait "user de miséricorde" plutôt que de continuer à condamner les erreurs comme on avait fait par le passé. On vit cette miséricorde à l'oeuvre dans le mépris avec lequel les membres du Saint Office furent traités, dans l'outrage infligé au cardinal Ottaviani, à qui on éteignit le micro pour l'empêcher de continuer à parler (une humiliation si cruelle qu'on peine à croire qu'elle a vraiment eu lieu, et pourtant c'est le cas), et ensuite, après le concile, dans la volonté de fer avec laquelle les changements furent imposés même aux prêtres et laïques les plus déterminés à résister. Ces naturalistes qui professaient un amour de l'homme supérieur au formalisme et au légalisme qui selon eux caractérisait l'Église avant le concile, ont fait preuve d'une dureté de coeur hors du commun, quand il leur fallut dire à tel prêtre en larmes que non, il ne pourrait pas continuer à dire la messe de son ordination, qu'il lui fallait se mettre à jour.
John Lane sur Vatican II
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FINJohn Lane traduit par le chartreux a écrit :
La violence avec laquelle cette révolution s'est déroulée vient de la même cause qui a produit la crise elle-même. En abandonnant la règle de foi, la secte conciliaire a par la même abandonné la moralité objective, la loi objective, et la doctrine objective. Si la conscience de chaque homme est la règle prochaine pour tout, alors il ne peut y avoir d'unité doctrinale, ni de loi au vrai sens du terme dans l'Église. Quand la foi était un dépôt stable, n'importe quel laïque pouvait reprendre un évêque égaré au nom de la doctrine. En 432 le laïque Eusèbe fit précisément cela en face du patriarche Nestorius de Constantinople qui niait la maternité divine de la bienheureuse Vierge Marie. La congrégation entière explosa d'applaudissements en faveur d'Eusèbe. Dans la secte conciliaire une telle liberté religieuse n'a plus cours, et la tyrannie est inévitablement venue remplacer le vide laissé par la liberté. C'est que, l'unité de foi ayant été perdue, il ne reste plus que l'unité de gouvernement, ce qui a eu pour effet une multiplication des accusations de "schisme" (dirigées habituellement contre des catholiques traditionalistes) et une disparition quasi totale des accusations d'hérésie. Le mot "dissident", néologisme dans le monde catholique, est devenu courant ; on ne conçoit plus l'hétérodoxie comme une violation d'une foi immuable, mais comme une simple désobéissance. Pour un conciliaire conservateur d'aujourd'hui, la foi est ce que Rome en dit cette semaine, et vous êtes un dissident si vous n'êtes pas d'accord, que vous soyez traditionaliste ou progressiste. Comme dans toutes les tyrannies, la désobéissance est le seul vrai crime, la seule faute qui est punie réellement. La charité est impossible sans la foi.
Tout cela nous ramène toujours à la même conclusion, l'absence de foi chez ceux qui ont perpétré cette révolution dans l'Église catholique. Les mauvais fruits de cette révolution nous rappellent de manière frappante cet enseignement de Notre Seigneur, "vous les reconnaitrez à leurs fruits. "(Matth, 7:20)
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