Textes, audios et videos
Publié : mar. 15 août 2017 23:23
Je suis intéresse par tout lien video ou audio de conférences, sermons, exposes historique ou doctrinaux édifiants et aussi orthodoxes que possible.
Sur ce point en particulier, les vidéos de Marion Sigaut et de Claire Colombani sont très recommendables. Allez faire un tour surJCL a écrit : l’Église (...) son histoire véritable contre la légende noire
chartreux a écrit : sam. 17 mars 2018 19:29 Passionante conférence de Mme Anne BERNET sur la vie et l'oeuvre de S. Ambroise, ici.
Il s'agit du chapitre XXIII, que l'on peut lire ici.Abbé Zins a écrit : lun. 19 mars 2018 17:22
Dom Guéranger, dans son livre complet intitulé : Sainte Cécile et la société romaine des premiers siècles (pas en sa version abrégée intitulée : Sainte Cécile), a consacré tout un chapitre pour faire une mise en garde sur les mauvais écrits sur la vie des Saints, notamment ceux des Jansénistes, en partie savants, mais en partie rationalistes, supprimant ou réduisant au minimum tout ce qui y a trait au surnaturel comme les miracles, prophéties, visions, etc.., ou mesurant la sainteté à la seule austérité, etc..
En effet !!! ... mieux vaut lire un Monseigneur Baunard par exemple !Abbé Zins a écrit : lun. 19 mars 2018 17:22
Celle qui est présentée à la fois comme une historienne et romancière, en fait, romance à sa manière l'histoire !!
... Supputations arbitraires, extrapolations, approximations, inexactitudes, affirmations téméraires et certaines très scandaleuses.
Histoire de Saint Ambroise a écrit :
... du sein d'un silence sympathique, tout à coup une petite voix d'enfant retentit, qui disait : « Ambroise, Ambroise Évêque ! » Ce fut pour la multitude comme une voix du ciel : « Ambroise Évêque ! , s'écria aussitôt l'assemblée, qu'Ambroise soit évêque ! »
On se rappelait que le Seigneur lui-même, dans l'Évangile, avait été acclamé par la voix des enfants, et qu'il avait déclaré que ce suffrage était un hommage parfait. On se souvenait, à Milan, que naguère l'évêque saint Monas avait été ainsi proclamé par le peuple, qui, ayant vu reluire l'auréole sur sa tête, s'était écrié : « Monas est digne de l'honneur ! » Ambroise n'était pas moins digne, et comme on le savait homme de bien et de talent, chacun était convaincu que pour faire un évêque il ne lui manquait que la consécration.
Il lui manquait autre chose. Celui que le vœu populaire improvisait évêque n'était pas même encore chrétien par le baptême. Or la loi de l'Église, écrite dans saint Paul et renouvelée récemment par les deux conciles de Nicée et de Sardique, défendait qu'un néophyte fût promu à l'épiscopat. Un décret de Constantin, rappelé par Valentinien, interdisait en outre de recevoir dans le clergé les décurions des villes, et à plus forte raison le gouverneur d'une province. Mais la difficulté la plus sérieuse venait du candidat lui-même, que rien n'avait préparé à ce choix inopiné. « Je n'ai pas été, disait-il, élevé dans l'Église ni formé dès l'enfance au joug des affaires du prétoire, l'on m'arrache de force aux fonctions du siècle, et moi, accoutumé aux clameurs des huissiers, il faut que je me façonne à chanter les psaumes ! »
Mais le peuple, enthousiaste et bon juge ce jour-là, s'obstinait par réflexion dans le choix que l'inspiration venait de lui dicter. Il est juste de dire qu'il y trouvait son compte. Riche, puissant, éloquent, charitable, énergique, inflexible sur le droit, Ambroise plus que tout autre semblait propre à ce rôle de « défenseur de la cité » que les nécessités du temps imposaient à l'évêque. D'ailleurs impartial pour tous, le gouverneur jusqu'ici n'avait pas déplu aux ariens, qui le voyaient se renfermer, officiellement du moins, dans la neutralité que lui commandait la politique du prince. Aussi les deux partis réunissaient-ils sur lui leurs suffrages, comme ils avaient coutume de réunir leurs respects et leur soumission.
A ces raisons Ambroise, ne pouvant opposer les siennes, imagina sur-le-champ de faire parler les actes. C'était l'heure à laquelle il tenait son audience : il se rendit au prétoire. Une cause criminelle ayant été ce jour-là appelée à son tribunal, le Consulaire affecta une dureté odieuse, et même « contre sa coutume », remarque son secrétaire, il fit appliquer l'accusé à la question. C'était une tactique pour faire revenir la foule de son subit entraînement. On ne s'y trompa pas. « Que son péché retombe sur nous, s'écria la multitude. — Il n'est que catéchumène ; le baptême effacera tout, ajoutaient quelques autres. Qu'Ambroise soit évêque, nous le voulons pour évêque ! » Ambroise descendit de son siège et s'en retourna chez lui, en proie à l'agitation et à l'angoisse.
Dans l'égarement de ses pensées, le Consulaire alla jusqu'à chercher à jeter sur la pureté de ses mœurs un soupçon impossible, en laissant croire que sa maison pouvait s'ouvrir aux suppôts de la dissolution. Cet expédient malheureux lui ayant réussi encore moins que les autres, Ambroise pensa sérieusement à prendre un grand parti, plus d'accord avec sa foi, ses goûts et sa vertu. Ce fut, raconte son histoire, « de faire profession de la philosophie. » Par ce mot, on entendait, dans l'école chrétienne, la retraite cénobitique ou anachorétique....